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 the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.

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La folle
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MessageSujet: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Mer 22 Fév 2012 - 2:39


LES CHASSEURS - rp commun “Heroes know that things must happen when it is time for them to happen. A quest may not simply be abandoned; unicorns may go unrescued for a long time, but not forever; a happy ending cannot come in the middle of the story.”~ Peter S. Beagle.


Les Ténèbres. Elles étaient là, partout, noires et accablantes, les entourant et les berçant de leurs litanies dantesques; la nuit semblait claire et sereine, inondée par une douce lueur ne provenant ni des étoiles, ni de la lune argentée, mais naissant d’ailleurs, d’un autre ventre, celui rond et chaud du confins de l’Univers, là où les astres à peine éclos, grandissaient, vieillissaient et d’eux, il ne restait plus qu’en fin de vie, des cendres, des poussières étoilées que les vents, apportaient jusqu’à la terre des hommes. Celles-ci s’émiettaient sur la forêt en créant au cœur du ciel, une lueur vert pâle, tout en frangeant l’horizon où leurs ombres fugaces s’avançaient hardiment. La lumière devint plus chatoyante tant elle avait fermenté puis, elle retomba lentement vers l’éther d’énormes mains fantomatiques et ce fut à cet instant, qu’elle guida les valeureux promeneurs. Adoptant les longues enjambées et le balancement du corps qu’on acquiert sur les pistes au résultat de beaucoup de labeur et d’effort, la jeune femme aux chevilles et aux mollets guêtrés de cuir s’enfonçait plus profondément dans les bois. L’étoile du Nord éclairait intensément le sentier battu que son ami et elle empruntaient à pas furtifs ; on entendait simplement le cliquetis métallique de leurs armes. A cette minute triomphale, le silence de la Terre leur fut offert ; la concentration était de rigueur. Les bruissements sourds ne devaient en rien entraver le chemin de leurs pensées ; la chasse devait être faite, en respectant les règles de l’art, afin d’assurer au monde un lendemain aussi radieux que le précédent. Le hurlement prolongé de dix mille loups qui criaient leur douleur la fit frémir, mais elle se rassura bien vite lorsqu’on passa un bras autour de ses épaules, comme pour la rassurer et l’encourager à avancer. Son regard se déclina en mille et une couleurs, celle de l’espoir brillait d’un feu plus noble, plus vif. Nietzsche était là pour elle. Il l’avait toujours été et malgré la difficulté de l’instant, il serait toujours là pour l’épauler. Rassurée, la chasseuse se redressa et enchaina les pas, les uns plus silencieux que les autres ; l’obscurité faisaient d’eux des prisonniers damnés à cette vie marginale, où la mort les guettait furtivement tapie dans l’ombre d’un chêne. Le concert funeste des loups se poursuivit, laissant maintenant place aux murmures macabres de la bise, descendant des hautes collines ; les bosquets boisés frémissaient, des feuilles mortes et des brindilles desséchées craquelaient sous leurs pas devenus plus lourds. Pesant, l’air lui sembla irrespirable, mais malgré tout, la brune poursuivit sa marche à travers les bois ; la torche tenue par Robert éclaira un dernier sentier qu’ils durent tous emprunter. Bientôt, ils se retrouveraient face à l’antre du Diable, là où certains démons s’amusaient à ramener les dépouilles mutilées et sanglantes de leurs victimes ; cadavres torturés qu’ils jetaient dans des immenses brasiers, autour desquels ils jouaient et riaient, fiers de leurs prouesses machiavéliques. La chasseuse s’arrêta un instant, près d’elle, il y avait Robert. Elle s’agenouilla et effleura du bout des doigts la terre ; du souffre. Soudain, deux silhouettes apparurent en même temps ; et des yeux d’émeraudes brillèrent comme les étoiles filant à vive allure le long des noires routes de la voie lactée. Elle crut reconnaître cet homme, mais son souvenir lui était encore flouté. Indifférent. L’autre lui sembla plus familier ; Stephen était son prénom. Enfin, d’autres hommes et femmes apparurent ; la guerre semblait être déclarée et malgré la présence sécurisante de Robert, Faith sentait en elle le doute s’immiscer. Les ténèbres déployèrent intensément son orgie étoilée. Elle baissa les yeux et se pencha en direction de Robert ;

« Je pense que nous sommes prêts du but. C’est du souffre. Ils ne sont pas loin, je les sens. » Le serbe la fixa en acquiesçant. Il réajusta le canon de son arme tandis que les autres chasseurs, tous conscients de la bataille qui les attendaient en firent de même. Le cliquetis mécanique des revolvers et des fusils déchirait le silence et affolait les coeurs. La chasseuse se rappela de la visite fortuite de Raphael au RoadHouse ; il les avait tous alerté du danger imminent qui n’allait pas tarder à s’abattre sur le Monde, s’ils laissaient les démons s’échapper une fois de plus des enfers. Alors, c’avait été avec une voix égale et les yeux brillant étrangement que le jeune ange leur avait narré longuement les nouvelles merveilleuses du démon brésilien, Juan Andres Moralès qui prévoyait un coup d’état contre Lucifer. La chose était impensable et Faith se souvenait bien des réactions de l’Assemblée lorsqu’ils avaient entendu l’ange ; ‘c’est ridicule’, s’étaient écriés les uns et les autres en déposant brutalement leurs choppes pleines sur les tables. La brune, elle, avait été septique. Les confessions de Raphael lui rappelaient qu’elle avait déjà croisé le regard d’acier de Moralès. Une chasse terrible dont elle était sortie in-extremis ; méfiante, la chasseuse se doutait du pouvoir immense que possédait l’ex-bras droit de Lucifer. La chose ne la surprit donc pas vraiment, mais elle eut peur…Vraiment peur. Son cœur s’était agité en elle, et ses mains s’étaient mises à tressaillir d’elles-mêmes. Toujours perdue dans ce monde de souvenirs et de chimères, la brune se souvint également de cet abandon de l’âme aux enfers, l’ombre d’un instant qui lui parut être une éternité de damnation et de calvaire, cela étant, dans le but de sauver quelqu’un. Hélas, ce pan de son esprit était terne, obscur et froid et malgré toute sa volonté et son courage, Faith ne parvenait pas à aller plus loin sur le sentier de son imaginaire. Alors, ses yeux se rouvrirent brusquement ; la grotte était taillée dans une roche centenaire, que la lune dardait de ses rayons opalins, sur laquelle étaient gravées les histoires de peuplades antiques et décimées par les fléaux. Le Mal en était un grand et redoutable. Tandis qu’elle contemplait ce spectacle, le sommet de la montagne s’enveloppa d’un brouillard et de nuages ; aussitôt, une tempête de vent et de grésil s’abattît sur eux, les éparpillant à gauche à droite. Cet orage tonitruant dans le ciel et arrachant au silence toute sa splendide tonalité lugubre, n’était pas dû au hasard. La chasseuse se redressa, prenant appui contre une roche ; le regard errant sur l’horizon de brume, elle cherchait son ami et ses autres partenaires. Mais en vain. Les démons avaient-ils senti leur arrivée et cherchaient-ils à les écarter les uns des autres pour mieux les piéger ? Etaient-ils tombés dans un quelconque guet-apens ? La lumière de la lune s’effaça laissant place à une épaisse obscurité. Affermie par l’antique instinct de domination de l’homme, la chasseuse en éprouva un frisson d’orgueil et elle s’engagea résolument, dans la grotte. Soudain, quelqu’un apparut près d’elle, et une autre silhouette. Une torche flamba aussitôt et éclaira le fond noir de la caverne ; Robert était là. Puis le mystérieux protagoniste dont l’air lui semblait familier, et Stephen. Puis Matthieu apparut de nulle part, arme en main suivi du jeune russe Aleksandr. Certains manquaient à l’appel et la chose inquiéta aussitôt les chasseurs. « Où sont Sam et Jennifer ? ». Sa question demeura sans réponse ; brusquement, la paroi se déchira et de la lave se mit à couler. Des armée de silhouette noire se dressa de l’autre côté de la brèche. On projeta sur eux des boules enflammées. Ils durent se protéger afin d’éviter l’attaque diabolique des ennemis. Etait-ce l’armée du démon brésilien ? Ou bien, celle du grand Lucifer ? La chasseuse visa un adversaire, un second, un troisième…En vain. Ils étaient bien trop nombreux. Bien trop forts également.




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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Jeu 23 Fév 2012 - 2:03


The Night
Of the Hunter


« Que celui qui combat les monstres prenne garde dans sa guerre, à ne pas devenir un monstre lui même. À force de plonger trop longtemps votre regard dans l'abime, c'est l'abime qui entre en vous. »
Friedrich Nietzsche

Le Côté Obscur, pour certains, ce n’est qu’une simple référence à un film opposant des chevaliers des biens à ceux du mal, pour Robert cela signifiait bien plus que cela. L’obscurité est le pire des maux, lorsque vous plongez dans la noirceur d’une âme, vous finissez inévitablement par perdre l’humanité qui vivait en vous et alors, à ce moment-là, lorsque la faiblesse emplis votre esprit, l’animal dangereux, sauvage et sans scrupule qui sommeil en vous depuis toujours prends le contrôle et c’est la fin de tout un chacun. Tout démon a vécu cette phase car tout démon était humain. Tout démon a ressenti des sentiments, tout démon à connu l’amour, le temps et la souffrance l’ont simplement effacé. Personne ne peut les blâmer, qui peut dire qu’il ferait le contraire, qui peut dire qu’il résisterait des siècles, des millénaires à la torture de l’âme. Même les chasseurs les plus avertis ne peuvent prétendre le contraire, surtout pas Robert. Depuis toujours, tout ce qu’il voyait en chaque démon, c’était un animal près à l’attaquer et dont seul l’extermination était la solution. Toute époque à son termes, maintenant, avec tout ce qu’il vivait au travers de Jennifer, il ne voyait plus que cela, il y avait l’âme humaine damné qui contait, tout ne pouvait être noir ou blanc, les nuances faisaient de l’humanité ce lieu si compliqué où vivre. Quelle différence peut-il y avoir entre un chasseur et un démon ? Ils s’entretuent depuis des siècles voulant apporter le bonheur de leur royaume. Les démons tuaient pour leur jouissance personnelle, ils satisfaisaient chacun de leurs désirs, de leur côté, les Chasseurs suivaient une ligne de conduite qu’eux seuls pouvaient comprendre et dont la limite était aussi fine que la distance entre la vie et la mort. Mais ils devaient croire en ce qu’ils faisaient, ils sauvaient des gens, ils faisaient le bien. Ils devaient faire les bonnes décisions, c’était leur devoir.

Aussi, ce n’était pas par pur plaisir que Robert avait suivie Faith, mais bien parce que c’était son devoir, depuis certains temps, il ne prenait plus plaisir à chasser, il le faisait parce que c’était nécessaire et parce qu’il était l’un des meilleurs lorsqu’il s’agissait de tuer les démons. L’exorcisme était devenu sa spécialité et très peu de Chasseurs pouvaient prétendre l’égaler dans ce domaine. Robert suivait son amie de près, de très près, il ne voulait pas la lâcher du regard, contrairement à ce qu’elle aimait croire, Faith n’était pas aussi solide qu’elle ne laissait le prétendre. Robert connaissait ses faiblesses, il savait qu’elle pourrait avoir des moments de vide, elle était humaine après tout. Ils avançaient vite, seuls les bruits des branches d’arbres écrasées par leurs pas étaient perceptible. Robert tenait dans sa main droite son Colt, l’arme qu’il avait hérité de son père qui l’avait lui-même hérité de son père. Cette arme représentait tout pour le chasseur car elle était le signe de sa puissance. Elle était sensé ne jamais manqué sa cible, Robert aimait croire que c’était lui qui ne la ratait jamais. Etant donné que personne d’autre que lui ne l’avait eu entre les mains, il n’avait jamais pu confirmer la théorie qui tournait autours de cette arme unique. Tandis qu’ils avançaient, ils purent distinguer les Loups qui commençait à entonner leur chant nocturne. Les cris effrénés des animaux retentissaient dans toute la Forêt et si Robert n’avait pas affronté à plusieurs reprises des Loups Garous, il pourrait presque avoir peur. Il avait toujours trois armes sur lui, la première, son Colt était celle qui utilisait le plus souvent et qu’il gardait en main, la seconde était un Glock, qu’il cachait dans un holster et qui était chargé de balle remplis de sel enfin le dernier était un Désert Eagle qui était lui chargé de balles en argents. Ainsi, il pouvait faire face à n’importe quelle situation. Soudainement, la jeune femme s’arrêta, sur le sol, il y avait du souffre. À peine avait-il prit conscience de la menace que deux silhouettes apparurent au même moment, les deux personnes n’eurent le temps de se présenter qu’une arme était pointée sur chacun d’eux. Robert était connu pour sa vivacité. Il compris au regard de Faith que ces hommes étaient des leurs. Ils furent rapidement rejoins par un groupe de chasseur, puis un autre. Au final, ils étaient beaucoup, beaucoup trop selon Robert. Bien sûr, il y avait des gens de confiance, mais une bataille se profilait et Robert ne se sentait pas de devoir affronter des démons avec autant de gens autours de lui. Il était sans doute l’un de ceux qui avait le plus d’expérience, et il s’en voudrait beaucoup trop si l’une des personnes ici mourraient sous les coups d’un démon. « Je pense que nous sommes prêts du but. C’est du souffre. Ils ne sont pas loin, je les sens. » C’était irréfutable, ils approchaient dangereusement du but. Robert rangeât son Eagle mais réajusta son Colt. Tous les chasseurs conscients de la bataille firent de même. Il ne pouvait laisser les démons gagner, pas cette fois, il y avait beaucoup trop en jeu pour jouer avec le feu.

À mesure qu’ils avançaient, Robert sentait la peur qui montait parmi ses coéquipiers, c’était bien trop ingérable à son goût, ils finiraient tous morts si les chasseurs perdaient leur calme, il ne pouvait prendre ce danger. Ils arrivèrent devant une grotte. Ils la fixèrent tous, lentement. Soudainement, dans une tentative de déconcentration, une tempête s’abattit sur les chasseurs qui se séparèrent inévitable. Robert se faufila à l’intérieur de la grotte. Les démons cherchaient certainement à les séparer. Diviser pour mieux régner comme on dit. L’idée était bonne, Robert avait eu la même pour s’occuper des démons. La lampe torche du chasseur éclairait les parois de la grotte. Elle avait été forgée par le temps mais pas uniquement, lorsqu’il regardait ses murs, il pouvait voir une trace magique puissante. Les démons étaient passé par là et avait leur marque. À mesure qu’il avançait, Robert se retrouva face à une groupe de chasseur dont Faith faisait parti. Il rejoignit son amie et posa sa main sur son épaule pour l’encourager. Il vit ensuite arriver Matthieu, son élève, son apprenti, l’une des personnes en qui il avait le plus confiance. Il lui adressa un clin d’œil, symbole d’amusement et paix. Matthieu connaissait bien Robert, il savait que si Robert gardait son calme, c’était qu’il y avait toujours une solution. Il avait été bien formé. « Où sont Sam et Jennifer ? » Cette question fit comprendre à Robert que certains manquait à l’appel, la seule évocation du prénom de Jennifer lui donna une angoisse qu’il n’aurait pas du ressentir. Est-ce qu’elle allait bien ? Quelqu’un lui avait-il fait du mal ? Il angoissa pour une femme, chose qu’il s’était promis de ne plus refaire. Aucun chasseur n’eu le temps de répondre, la parois se déchira et des boules de flammes furent jeter sur les chasseurs. Des démons apparurent et entourèrent la bande de chasseurs. Certains semblaient horrifiés, ils étaient beaucoup certes. Robert eu pour reflex d’immédiatement sortir le sel qu’il avait dans une boîte, d’autres chasseurs eurent se reflex et en quelque seconde, le groupe en fut entouré. Bien sûr, cela ne tiendrait pas très longtemps, mais suffisamment tout de même. Les démons semblaient à la fois énervé et amusé. Ils n’avaient pas peur, pas de simples humains. « Arrêtez-vous. Sa voix grave remplit le silence qui pesait sur tout le monde. Arrêtez-vous ou n’y arriverons pas. Nous savons tous ce qui nous attend et ça ne va pas être beau, alors arrêtez-vous quelque seconde et respirez. Ce conseil pouvait paraître stupide mais il l’avait lui-même suivit tellement de fois qu’il en devait bien souvent sa survie. Calmez-vous, respirez et tout va bien se passer… La peur ne nous rendra pas meilleurs, eux n’ont pas peur de nous, montrons leur qu’ils devraient. » Il termina son petit discours dans un rire bruyant et rauque. Il ne devait pas avoir peur d’une bande de démons. Quitte à mourir, autant que ce soit de cette manière. Dans un geste machinal, il sortit son Glock et son Colt et les pointa face aux démons. La barrière ne tiendrait pas longtemps, quand elle lâchera, il sera près. Près à les affronter.


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Dernière édition par Robert F. Nietzsche le Dim 25 Mar 2012 - 14:14, édité 1 fois
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Stephen J. Owen
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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Dim 26 Fév 2012 - 15:48


La nuit lui paraissait être plus chaude que les autres ; était-ce une simple impression ou bien une vérité avérée ? Plus il s’enfonçait dans l’obscurité, plus la chaleur lui collait à la peau. Malgré la bise glacée descendant des collines, Owen respirait difficilement ; à ses côtés, il y avait Jennifer, sa meilleure amie qui elle aussi semblait bien dérangée par la nuit brûlante. Les deux chasseurs marchaient d’un même pas ; plus ils pénétraient dans la forêt, plus le silence les surprenait. La lune éclaira leur voie jusqu’à une grotte. Stephen était plongé dans ses pensées ; il avait songé à maintes reprises à cette chasse depuis que Raphael s’était présenté à tous les chasseurs au Roadhouse. La traque des démons n’était vraiment pas de son ressort, toutefois, le brun avait toujours été partant pour une partie de chasse, peu importe le ‘gibier’ à traquer. Les deux amis s’enfoncèrent encore plus dans la forêt regorgeant de silence et de mystère ; enfin, ils atteignirent le flanc ouest d’une colline qui leur laissa entrevoir un passage spectaculaire devant la grotte, nommée si communément Antre du Diable. Les légendes et les mythes narraient tous avec la même intensité les histoires obscures liées à la grotte ; sacrifices humains, démence, cas avérés de personnes étranges vues en ces lieux macabres, rires glauques et souffles hantant les nuits les plus ardentes…Tout laissait présager que cet antre était bel et bien le repère du mal en personne. Owen et Jennifer s’étaient, suite à l’entrevue commune avec les chasseurs et l’ange, lancés dans des recherches laborieuses afin d’en apprendre davantage au sujet de ce mystérieux endroit. Enfin, la nuit de la chasse se présentait à eux comme le moment de révéler au grand monde l’existence avérée ou factice de ce passage entre l’Enfer et la Terre. Armant correctement son révolver, le jeune homme jeta un coup d’œil en direction de Jennifer qui en fit de même. Les deux complices pénétrèrent à leur tour dans l’endroit le plus clair et découvert de la forêt, juste à quelques mètres de l’antre maudite ; la lune illumina le canon de leurs révolvers tous droits brandis en la direction de la gorge infernale qui n’avait qu’une hâte, les dévorer. Stephen jeta furtivement un coup d’œil circulaire sur l’horizon ; rien…Personne. Les aboiements des loups rompirent le silence lourd et suffoquant. Le chasseur fut pris de court lorsque soudain, il sentit une présence. Puis une autre. Il garda son regard rivé en direction de Jenn. Celle-ci tenait fermement son arme entre ses mains. Il lui fit signe de garder le silence et la chasseuse s’exécuta. Alors que les ombres se formaient à leurs côtés, le brun comprit qu’ils n’étaient plus seuls dans ce combat ; habituellement, il chassait en solitaire, ou bien avec Jennifer et Shane, sans plus, mais là, se retrouver à plusieurs sur une même créature le troublait. Cela compliquerait peut être la chasse, ou au contraire, la rendrait plus simple ? Owen craignait le pire. Un présage obscurcit davantage les cieux et le fond de sa pensée ; le jeune homme tapota doucement sur l’épaule de Jennifer afin de lui indiquer que le moment était venu pour eux de s’enfoncer dans l’antre du diable. Braquant sa torche vers l’entrée noire, la lumière forma un filet qui leur détailla les premières lignes de la caverne ; tout était obscur. Le fond n’était pas encore visible. Stephen grimaça. L’odeur de souffre lui brûlait les poumons. Soudain, une tempête surgit de nulle part ; l’air brûlant aveugla tous les chasseurs. Stephen se protégea les yeux et la tête tout en se recroquevillant sur lui-même. Il se redressa lorsque tout lui sembla plus calme. Le silence troublant signifiait que l’évènement futur serait plus cruel…Plus dangereux. Cette tempête n’était pas due au hasard. Le versant gauche de la colline se mit à luire, consumé par les flammes. Cherchant Jenn du regard, Stephen répéta son nom. Les chasseurs se retrouvèrent un à un encerclés entre ces murs de pierres enflammées. Owen inclina la tête vers Faith Donovan. Elle connaissait bien Jennifer. Et inversement.

Je ne sais pas, répondit-il après quelques minutes de silence. Elle était là, à côté de moi…Et…Elle a disparu. S’écria le brun, encore surpris par la perte mystérieuse de son amie. Il s’apprêta à rebrousser chemin lorsqu’un des chasseurs le retint. Robert s’exprima ensuite en tendant à Matthieu et à Aleksandr un sac de sel afin qu’ils puissent tous rester en sécurité, le temps de trouver une solution. Mais à quel problème ? Owen avait l’esprit et le regard égarés, il cherchait Jennifer…Le chasseur serbe remit aussitôt les pendules à l’heure en demandant à tous les chasseurs de retrouver leur calme. Ils devaient rester unis et ne pas s’éparpiller. Stephen n’était pas habitué à ce qu’on lui donne des ordres, voire même des conseils, mais il obtempéra. Il connaissait bien Robert et avait beaucoup d’estime et de respect pour lui. Soudain, des boules enflammées se mirent à jaillir de tous les côtés, s’écrasant à moins de quelques mètres de leur bouclier ; Owen brandit son arme en avant et la dirigea droit vers les créatures qui sortaient de cette brèche rouge et brûlante comme l’enfer. Chasser les démons n’était en rien sa spécialité, toutefois, il avait pris le soin d’amener avec lui, des fioles d’eau bénite et une Bible sainte. Les balles de son révolver avaient été plongées dans cette eau sacrée. Il visa deux démons qui explosèrent ; de leurs corps, il ne resta plus qu’une noire fumée qui disparut dans la brèche. Celle-ci s’agrandissait à vu d’œil. Le conseil de Robert portait finalement tout son sens. Stephen enchaina les tirs de précision ; les adversaires tombèrent un à un. Brusquement, Sam et Jennifer jaillirent de nulle part…Et là, tout se calma. L’ombre d’une seconde. Où étais-tu ? demanda t-il à son amie en la tirant rapidement par le bras pour la mettre à l’abri. Le cercle se brisa et tous les chasseurs durent trouvés une solution. On doit rester unis malgré tout ! Aboya Stephen en fixant tour à tour ses nouveaux camarades de chasse. L’activité liée à la brèche reprit ses couleurs flamboyantes ; les flammes formaient désormais de longues lignes de long de l’ouverture. Un portail rouge s’ouvrit, libérant encore et toujours plus de démons. Malgré les tirs de précision, les ennemis se faisaient plus nombreux. Soudain, Sam Winchester se redressa et se planta au beau milieu de leur champ de vision…Que cela signifiait-il ? Sam, arrête, arrête ! Cria Stephen en gardant son arme brandie en sa direction. Mais le chasseur hocha la tête. Que faisait-il au juste ? Owen jeta un regard surpris en direction de Dean et de Matthieu. Eux seuls avaient le regard brillant…Avaient-ils compris ce qu’effectuait le jeune homme ?

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Aleksandr Y. Petrov
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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Mer 29 Fév 2012 - 0:25


La chasse va être bonne Eryk, allez ! Il hésitait. Je le détestais vraiment lorsqu’il hésitait. Contrarié, je l’avais alors laissé au coin du bar, le RoadHouse, puis je m’étais rapproché du petit groupe de chasseur qu’un jeune gars venait d’aborder. La vingtaine à tout casser, son air gentillet me fit sourire. Qui était-il ? Ce n’était pas un chasseur à première vue. Un humain sans doute, égaré ? Visiblement non. Tous les chasseurs le fixaient avec intérêt comme s’il venait de délivrer des paroles divines. Je bus d’une traite le fond de mon verre et commandai une autre bière auprès de Jennifer. La jeune serveuse m’en servit une, bien moussante. Je m’installai juste face à l’inconnu et l’écoutai ; il avait un je ne sais quoi qui me laissa béat. Plus je l’observai, plus je me perdais dans son discours, dans son regard. J’avais l’impression que ses mots m’étaient destinés, à moi et à moi seul. Que je devais faire partie de cette chasse, que je devais l’aider dans sa croisade. Lorsque le silence retomba, tous les chasseurs –moi y comprit- acquiesçâmes. Complètement hypnotisé par le mystérieux –il me le fallait dans ma collection !-, je revins enfin à moi lorsqu’on me tira doucement par l’épaule. C’est bon, j’accepte. C’est quoi l’deal ? Je souris. « Il y a une chasse avec les autres. On doit s’y rendre. Ce mec a dit que ça sera grandiose et qu’il y a beaucoup de démons à tuer. Il faut qu’on en garde un en vie et que je le prenne. J’aurais besoin de lui. » Eryk soupira. Je savais qu’il faisait semblant d’être moraliste mais je voyais toujours ses yeux pétiller malicieusement lorsque l’on s’attaquait aux créatures, qu’on les faisait souffrir. Il aimait bien les dissections aussi. Le jeune homme jeta un coup d’œil par-dessus mon épaule et enchaina Quel mec ? Je tournai la tête vivement. Un type, un grand brun. Il avait la peau très pâle. Il est où ce fumier ? Dis-je. Je cherchai du regard le mystérieux, en vain. La meute de chasseurs avait également fui. Bouge toi, on va tout rater ! J’acquiesçai. Eryk chargea le véhicule, moi je m’occupai d’aiguiser les couteaux. Il grimpa sur le siège avant et fit vrombir le moteur. Nous arrivâmes peu de temps après à la lisère du bois. La lune était pleine, dansante. Sa pâleur argentine se reflétait à la surface du lac. Zylbermann me tendit une arme. Je lui emboitai le pas. L’excitation grimpa en moi tout comme l’adrénaline ; ce processus d’un chimique complexe m’indiquait que sous peu, j’allais être totalement optimal pour traquer. Le pâle croissant éclaira notre route. Je marchai sur les talons d’Eryk tout en rechargeant mon arme. Zylbermann grommela quelques jurons en polonais. Je souris et lui répondis en lui parlant en russe. Il réprima un soupir, comprenant que je venais clairement de le taquiner. Une minute voire deux plus tard, nous arrivâmes en plein milieu de la forêt brumeuse, là où naissait sur l’horizon d’encre, les courbes d’une haute Rocheuse. Les montagnes s’étendaient à perte de vue, colorant d’une touche ocre le paysage. Des bruissements suspects nous firent réagir. Je braquai instinctivement mon arme vers une silhouette menaçant la tranquillité pâle de la nuit. Un visage nous apparut enfin, suivi d’autres, tous animés par ce même regard pétillant d’excitation. C’étaient les chasseurs du RoadHouse. Je les connaissais plutôt bien de nom du moins ; tous étaient expérimentés et célèbres pour leurs traques. Il y avait les frères Winchester que je suis reconnaître sans le moindre mal, Dean plus particulièrement car il avait été un peu comme mon mentor à mes débuts. C’était grâce à lui que je savais manier une lame et me défendre en utilisant des insultes en américain. Son frère Sam, plus réservé plus obscur apparut à peine. La lumière argentée s’attarda sur les traits des autres chasseurs ; il y avait le brave serbe Robert, la valeureuse Faith Donovan, la serveuse Jennifer, le tempérant Stephen et le français Matthieu. Je reconnus plus facilement les visages des étrangers –comme moi- car nous nous entraidions beaucoup. Eryk leur lança un sourire, pas moi. Très vite, tout devint obscur. Le vent se leva soudainement et nous bouscula dans des directions opposées à la grotte. Me redressant, je perdis de vue Eryk et me mis à crier son prénom. Il ne répondit pas. Marmonnant tout bas quelques insultes de rage, je me glissai sans plus attendre dans la grotte où je ne tardai pas à retrouver tous les autres, regroupés en un centre parfait. Eryk n’était pas encore là et ne pas voir mon partenaire de chasse me troublait assez. J’eus le même reflex qu’Owen ; je voulais le retrouver, mais on nous en empêcha. La sagesse de Nietzsche me calma. Tout se bouscula sous mes yeux ; les flammes crachées par la bouche enflammée, creusant la paroi, et puis tous les démons qui un à un titubaient jusqu’à nous. Je bondis en avant et restai abrité derrière un rocher en attendant que les choses se tassent. J’aperçus enfin Zylbermann, sortant de nulle part. Il s’agenouilla à ma hauteur et me fila un chargeur. Qu’est-ce que tu foutais bordel ?Aucune réponse. Il se contenta de bien viser un adversaire. Les démons devenaient plus nombreux et nous devions trouver une solution ; Robert me jeta un sac en tissu contenant du sel. La chose était protectrice. Dovilles et moi nous mîmes à en saupoudrer le sol. Malgré la barrière protectrice, les démons approchaient à grands pas. Leurs souffles ardents me brûlaient presque la nuque. Les balles ne faisaient qu’à peine tomber les ennemis. Ce n’est pas vrai. Ils avancent en trop grand nombre ! Je me ruai au sol en attrapant l’arme qui m’avait échappé lorsqu’un démon m’attrapa par la nuque et me jeta violemment contre le mur. Quelqu’un l’acheva d’un coup. Il me tendit la main afin de me redresser. C’était Dean. Le maître que j’avais dépassé, mais qui m’était toujours fidèle. Merci. Nous faisons du mieux que nous le pouvions mais les balles commençaient à nous manquer et le tout ressemblait à une vraie fournaise lorsque tout à coup Sam se redressa pour faire barrage contre l’ennemi. Etait-il fou ? J’entendis Stephen l’interpeller. Je ne dis rien et me contentai de le couvrir le mieux que je ne le pouvais. Les démons affluaient en trop grand nombre ; ils nous attrapaient, nous ruaient de coups. Nos membres nous brûlaient et mêmes certains étaient morts, dévorés par les flammes. Nous devrions trouver un moyen de fermer la brèche. Et maintenant.Le sang coulait à flot, les hommes mouraient encore et encore. Leurs cris emplissaient la grotte. Un démon me fit face et dans sa main, un feu naissait. Il me jeta la boule en pleine face et j’eus le temps de vite esquiver en lui plantant ma dague bénie par un prêtre de mon beau pays la Russie ; son corps se mit à fumer. Il hurla. Winchester était encore debout, la main brandie en avant. Aucun démon n’osait l’approcher. C’était bizarre. Tout m’échappait et hélas, je ne vis pas ce coup venir. Je me retrouvai projeté en arrière, tête la première contre un rocher ; je perdis vite conscience.

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Feel the vibe, feel the terror, feel the pain it's driving me insane. I can't fake for God's sake, why am I. Driving in the wrong lane, trouble is my middle name but in the end I'm not too bad. Can someone tell me if it's wrong to be so mad about you. Mad about you.

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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Jeu 1 Mar 2012 - 22:24


the night of the Hunter

«Le bien et le mal ne sont pas des grandeurs parfaitement opposées l'une à l'autre ; le bien souvent accouche du mal et la capacité de voir le mal en face est ce qui nous ouvre la capacité d'un bien relatif. (...) Le mal est radical, justement parce qu'il est banalisé au point de ne plus apparaître; la ruse du diable, c'est de proclamer qu'il n'existe pas. »
André Glucksmann.




La nuit venait à peine de tomber sur les collines argentées, la plaine, quant à elle, paraissait poudrée de farine d'amidon. En ce soir de février, la lune s'était entièrement parée d'or. Le ruissellement blafard des étoiles, s'était lui, enroulé dans un ciel lacéré. Tout autour d'eux, les ténèbres sombraient sur la forêt où la vie s'était doucement endormie. Les oiseaux s'étaient arrêtés de pépier et seuls quelques étranges bruissements résonnaient dans la forêt. De petites créatures se faufilaient dans les fourrés tandis que des insectes émergeaient lentement de leur léthargie pour aller chercher quelques nourritures dans les sous bois. La grande nuit, insufflait une atmosphère mystérieuse, et terrifiante à la fois. Elle arrachait à la terre, le silence, et s'imprégnait des ombres mouvantes dont les silhouettes demeuraient incertaines. Les ombres des branches s'allongeaient et s'étiraient dans l'immensité bleuâtre de la nuit et tels des bras qui tentent de se raccrocher les uns aux autres, formaient un maillon invisible. La forêt se jouait de lui, et quand il s'aventurait sous ses feuillages, très doucement ses souvenirs le quittaient, comme enlacés par une nuit totale, aussi froide que généreuse. Soudainement, Dean perçut les murmures et les froissements des feuilles, les chants des arbres, et les rires des hiboux. Au bout de quelques instants, le chasseur s'installa auprès d'un chêne impérial qui déployait majestueusement ses branches au dessus des eaux claires d'un ruisseau. Il s'abandonna peu à peu à ce bercement et ferma les yeux en tendant l'oreille. L'arbre riait, sifflotait, criait, pleurait, l'arbre parlait du vent qui brise les branches, de la nuit qui accroche les étoiles à son feuillage, des étés ardents, de la solitude quand ses amis sont abattus, il racontait et Dean l'écoutait. Le chasseur pressa alors sa tête dans la rudesse de l'écorce, huma le bois vivant et bu la sève de l'arbre pour se ressourcer. Il sifflotait à son tour, puis, s'asseyait contre le tronc. Dans l’ombre épaisse de l’arbre, à l’abri des regards étrangers, Dean écoutait les grands arbres aux alentours qui reprenaient en chœur la mélodie de leur ancêtre. Comme un refrain, une merle huait dans les sous-bois et s'étalait sur les arbres frottés de craie par la lune. Il les voyait, les écoutait, et les comprenait ; quant à eux, ils se contentaient de le soutenir, le guider. Soudain, Dean entendit un léger bruissement derrière lui, et se retourna brusquement. La vie avait repris son cours, portant en elle, toutes les joies et les tristesses de ce bas monde. Il était temps pour lui de partir, sa quête l'attendait. Il sifflotait toujours en allongeant le pas, observant ici et là les environs lorsqu'un bruit insolite interrompit brusquement sa fantaisie musicale. Loin encore, s'élevait un bourdonnement confus dont la cause lui échappait. Instinctivement, il se glissa derrière un arbre autour duquel des figureras aux feuilles vert d'eau, aux fleurs jaunes s'entrelaçaient en buissons parfumés. C'est alors qu'une faible vibration de la terre et de l'air se transforma brusquement en une pulsation violente et un fracas impétueux qui lui fit faire un saut en arrière comme s'il risquait d'être aspiré par cette force. Tout d'un coup, éventrant un rideau de broussailles à une cinquantaine de mètres du chasseur, une silhouette.

En cette nuit ténébreuse, de nombreux démons s'apprêtaient à prendre leur envol, promettant ainsi, un chaos indébrouillable. De l'autre bord, une horde de chasseur était sur le point de découvrir l'horreur mirifique d'une bataille pratiquement perdu d'avance. Un tambour battait au loin, partout dans la forêt et les troupes étaient si bien ordonnées, que, sous le poids des guerriers, les herbes d'habitude humides et joviales, s'étaient comme décolorées, ébouriffant ainsi de pâles feuillages. Les feuilles mortes courraient vers d'autres lieux, fuyaient le long du ruisseau, et s'abritaient dans les arbres les plus malins de la forêt. L'humidité, quant à elle, se ressentait de plus en plus, l'odeur de mousses et de champignons avait envahi l'endroit et soudainement, un cri retentit dans l'immensité bleuâtre. Les arbres tremblèrent soudainement, et se renfrognèrent les uns contre les autres. La forêt était devenue silencieuse, et plus un bruit ne parvînt à l'oreille du chasseur si ce n'était les cris manifestent des guerriers. La forêt était devenue plus noire et sombre qu’elle ne l’était déjà, instaurant une atmosphère lourde et effrayante, inquiétante et mystérieuse. Un tableau, s’instaura dans son esprit, tandis que la mélodie, retentissait toujours plus forte, toujours plus haute. Le jour avait emporté avec lui, les quelques rayons lumineux des anges, laissant ainsi les démons prendre position dans la chaleur émanant et ténébreuse des flammes de l’enfer. A l’autre bout de la toile, on pouvait apercevoir des visages défaits, où s’illustrait parfaitement des visages martelés par l’appréhension et la peur. Au loin, une minuscule lueur luisait en arrière plan, dans les bosquets lugubres de la forêt mais ne parvenait cependant pas à rejoindre le royaume des vivants. Pendant cette courte mise en bouche, au frisson d'une branche, Dean la ressentait ; il ressentait la puissance des ténèbres qui se repliait dans l’ombre, et la crainte des anges qui se terraient dans les fourrés. Partout, elle se frayait un chemin, partout, elle innondait la forêt. Les ronces et les orties s’étaient soudainement déployées pour admirer, le combat. Puis, comme par magie, toute la forêt semblait s’être métamorphosée sous la fureur des ombres mouvantes.

L'ombre s'était tapie depuis plusieurs heures déjà tandis que le soleil s'était noyé lentement sous les ténèbres. De loin en loin, des bosquets de rêve faisaient écran à la réalité, imposant un choc brutal au jeune chasseur. Des cris de souffrances hurlaient garde, tandis que des tirs étaient suspendue dans l'air immoible. Les ombres tranchaient brutalement le sol, et semblait prendre l'assaut. La mort se tapissait dans l'air, dans l'eau et dans la brousse souillant les moindres recoins. Et , dans l'immensité vide de la terre, des flammes, sans nuires, jaillissaient puis disparaissait de partout. Défendeurs et combattants du bien s'affrontaient, se promettant l'un à l'autre, une guerre sans merci. Le petit groupe de chasseur ne pouvai se protéger sur ce glacis parsemé de maigres buissons et tentaient tant bien que mal de clouer les soldats du Diable par leur feu meurtrier. Les troupes s'éparpillèrent progressivement et les chasseurs fut vite prit d'assaut. Dean tâtonnait du pied, avança dans cet enchevêtrement ténébreux et trébucha brusquement dans un obstacle mou et sanglant au toucher ; il se pencha en avant et tira, d’entre les vieux démons de son passé. Son regard fut aussi tôt attiré par le plus vicelard des démons, qui avec un sourire narquois était entrain de tailler quelques rondelles humaines, c'était Alistair, un de ses vieux démons. Il avait prit place au milieu des cadavres qui jonchaient le sol et s'en était accomodé. Dean jeta un vif regard sur le bas côté, et aperçu son frère. Il demeurait en place, insouciant du danger qui pouvait le menacer. Une lueur farouche luisait dans ses yeux et sous les quelques mitraillettes qui continuaient à rafaler désespérément, ce dernier resta de marbre, hypnotisé par la mélodie hypnotique des ténèbres. Leurs regards se croisèrent le temps d'un instant, et s'éteignirent, la seconde suivante. A peine eut'il le temps de prononcer son prénom, qu'une troupe de démon s'avanca près de lui. Dans un élan de panique, Dean s'élança en direction de son ainé, et ne savant où donné de la tête, écrasait de son arme d'acier, les démons lui faisant front. Dans sa quête sans fin, Dean aperçu la peur animer ses confrères, bien qu'aucun d'eux ne voulaient se l'avouer. Face à ce chaos, son vieux coeur glacé par la mort se rompit brusquement, et il comprit. Ils étaient seul, personne ne leur viendraient en aide.




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« Près de l'Église, près de l'Enfer. † »
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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Sam 17 Mar 2012 - 14:54


« Le temps efface tout, et à la fin, il ne reste que les ténèbres. »

Depuis qu’Elena était ‘morte’, je ressentais la colère me creuser de l’intérieur ; la sensation était au départ désagréable et horriblement douloureuse, c’avait été comme si un feu me consumait les chairs une à une, les meurtrissait puis les réduisait en cendres volatiles. Mais ensuite, j’avais pris l’habitude de vivre avec cette entité en moi ; celle qui tapissée dans les noirceurs de mon for intérieur, m’avouait sans cesse combien j’étais un regrettable type, un lâche sans intérêt qui avait laissé sa copine se faire tuer par le démon en elle. J’avais honte. Je me détestais. Je n’étais pas malin. Qu’aurait dit mon mentor Robert en me voyant agir de la sorte ? Je m’étais cru doté d’une grande intelligence tout en sachant aisément discourir et charmer l’auditoire ; grotesque. La démone m’avait ri au nez puis elle s’était laissée complètement happer par les bras noirs de la nuit. Bredouille, je rentrai au camp où Samy m’attendait. Il aiguisait silencieusement ses couteaux ; le bruit criard du métal me fit frémir et m’arracha ce qui me restait de dignité. Je n’en démordais pas. Je m’étais fait avoir comme un bleu ; elle avait remarqué mon jeu, elle avait vu mon piège…Le chasseur ne dit rien ; il enchainait les coups de lames puis les porta au feu. L’argent devint encore plus brillant et poli. Il m’alerta en quelques termes simples ; « Demain il faut se rendre au RoadHouse, il y a une chasse de prévue bientôt et on doit en faire partie ». Tels avaient été ses mots. Ni plus ni moins. Je ne pouvais pas riposter. Je m’endormis quelques minutes plus tard, terrassé par la fatigue…et surtout par ma bêtise.

Enfin, le jour arriva, balayant de ses rayons chatoyants les constellations noires des cieux, absolvant la sainte crasse des ténèbres. Sam était déjà sur le branle-bas de combat; agité, fébrile, les sourcils froncés, l’air déterminé à en découdre avec l’ennemi. Il me tendit une arme. Nous devions aller au RoadHouse. […]En début de soirée, nous y étions ; entourés de chasseurs, parmi lesquels apparurent des visages bien familiers et maigris par la fatigue et la rage. L’alcool coulait à flot et réchauffait nos estomacs et nos cœurs attaqués par des sentiments glacés et contradictoires. Face à nous, un jouvenceau se présenta ; le teint de porcelaine, les yeux tendres et rieurs comme ceux des gamins, quelques boucles dépassant le long de sa nuque blanche. Il me paraissait être pieux et se dégageait de sa silhouette une lueur incroyablement vive. Sam grinçait des dents tout en épiant le personnage ; ses doigts effleuraient maladivement la crosse de son revolver. Il me paraissait farouche et animé d’un sentiment de colère inexplicable ; ce type mielleux ne lui plaisait pas. Il me le signala clairement en murmurant tout bas des jurons à son encontre. Enfin, le jeune nous expliqua son projet de chasse ; lorsque la lune atteindra son dernier quart et se montrera sous sa rondeur la plus délicieuse, les démons sortiront de leurs grottes infernales, tous enflammés par un désir de vengeance et de pouvoir. Le mot ‘démon’ me fit pousser un soupir et à l’instar de Samy qui était entré dans une colère noire ; je voulais leur peau. Tous autant qu’ils y sont. Quitte même à débusquer la démone, je la tuerai de mes propres mains…Sa souffrance sera aussi grande que le châtiment que je lui réservais. Un à un les chasseurs disparurent tout comme l’inconnu. Nous quittâmes à notre tour le RoadHouse, direction la forêt. Samy gara la voiture sur le bas côté de la route. Nous en descendîmes calmement, tout en prenant grand soin de bien nous armer. D’un même pas, Winchester et moi pénétrâmes en terres hostiles ; la noirceur environnante fut déchirée à maintes reprises par des étincelles jaillissant des puits enflammés du ciel. Tout était en feu. Le brasier s’étendait à vu d’œil, embrassant les hauteurs des monts et réduisant en poussières étoilées, les cimes des conifères. Leurs feuilles et leurs aiguilles furent arrachés par une bourrasque d’une violence inédite qui nous divisa aussitôt, faisant voler en éclats nos pauvres corps ; certains se fracassèrent contre les rochers. Le dos légèrement endolori, je parvins à me redresser doucement tout en cherchant du regard Sam, mais il n’était plus là. L’obscurité grandissait et poussait comme une fleur du mal, auréolant de ses boutons d’or les cieux. Le plus beau se renfla tellement que lorsqu’il éclot, il donna naissance à une lune étincelantes dont les pétales enflammés s’éparpillaient sur le sentier en l’éclairant entièrement. Je suivis ce chemin tout tracé. Pénétrant dans une grotte obscure, je dus allumer un briquet afin de voir ce qui se terrait dans ses profondeurs ardentes ; l’air empestait le souffre. Les démons étaient là. Leur présence bien qu’invisible fut ressentie par tous les chasseurs que j’avais retrouvé sur le chemin. Tous, mis à part Samy. Bien vite, la situation s’envenima et tout se brusqua rapidement ; j’entendais mon mentor, Robert me hurler qu’il fallait que nous formions un cercle avec du sel afin de nous protéger de ces malins esprits, alors que d’autres chasseurs, sans crier gare armaient leurs fusils et leurs armes de pointe. Je m’exécutai, tout comme Aleksandr. « Fermer la brèche ? Impossible ! On ne peut rien faire contre ça. On n’est pas assez forts. » Les conseils de Robert me permirent de me calmer aussitôt. Enfin, nous fûmes tous encerclés et nous nous pensions ainsi invincibles grâce à ce bouclier. Hélas, il était éphémère ; lorsque la brèche s’entrouvrit en vomissant ses démons et son sang rouge comme la lave, le sel s’envola en éclat ; le bouclier perdit son intensité et nous dûmes nous séparés. Je cherchai du regard Sam. J’entendis Stephen et Faith pester contre Jennifer. La serveuse du RoadHouse s’était également évaporée, tout comme Samy. Je me mis près de Robert qui me tendit des balles incrustées de sel afin que l’impact soit plus brutal sur les démons. Armant, chargeant et visant, je décimai avec mon mentor une bonne partie des hommes de l’armée adverse. Malheureusement, tout devint plus compliqué et de notre statut de gagnant, nous dégringolâmes à la dernière place à mesure que les guerriers ennemis pénétraient farouchement dans l’arène. L’air était irrespirable, lourd en souffre et peu riche en oxygène. Des fumées d’encre noircissaient l’horizon sur lequel s’étendaient des rouleaux enflammés qui s’approchaient dangereusement de nous ; nous étions abandonnés à des enfers dont ne nous soupçonnions qu’à peine la cruauté. Enfin, une silhouette perça la noirceur ; elle me parut être plus grande que les autres. Plus débridée. Je crus discerner le regard perçant de Sam. Que faisait-il ? Ce n’était vraiment pas le moment de jouer les héros. Je vis aussitôt son aîné Dean bondir en sa direction afin de le défendre. Je voulus également intervenir pour protéger mon ami, mais Robert me retint de force. « On doit le sauver ! Il va mourir ! » Criai-je à l’adresse de mon mentor et des autres chasseurs. Ce dernier desserra à peine sa prise sur mon épaule. Tout à coup, les brasiers s’intensifièrent et leurs flammes rouges et hautes arrachaient de certains corps s’évidant de leur âme, des cris et des tressaillements convulsifs. Je vis Aleksandr en mauvaise posture et là, je fis signe à Robert de me couvrir. Allant jusqu’à la hauteur du jeune russe, je le tirai de toutes mes forces afin qu’il ne s’éveille. « Petrov, debout ! » Enfin, ses yeux se rouvrirent. Il me remercia d’un sourire alors que son complice Eryk prenait la relève. Je restai près d’eux en tirant du mieux que je ne le pouvais, essayant ainsi de protéger Samy ; des flammes se mirent à danser le long de sa silhouette, faisant flamboyer d’une couleur étrange ses prunelles. Non, il n’allait pas retomber dans ce piège. Il avait lutté contre Juan, contre cette part obscure en lui. Il ne devait pas se laisser avoir. Pas maintenant. « Samy, arrête ! » criai-je tout comme les autres qui l’empêchaient de commettre l’irréparable. D’un geste frénétique, je tirai en sa direction afin d’éviter que les démons ne s’approchent de lui. Le feu le dévorait sans qu’il ne crie ou qu’il ne souffre. La sensation devait être délectable pour un serviteur des enfers de son ampleur ; l’avions-nous perdu ? Je refusais d’y croire. « Sam, pense à Alice. Pense à tous ceux qui t’ont aidé à ne plus être ce personnage infâme. Je t’en prie, ne te laisse pas avoir par eux. Sam ! » Je crus entrevoir une tête immergeant d’une brèche faite de flammes et de sang aussi vif que la lave fumante; Moralès. Je reconnaissais ce démon. Il souriait. L’ex-bras droit du Diable était fier. Il allait avoir Samuel et le plonger à jamais dans les ténèbres pour clamer sa victoire contre Lucifer. « Non » Hurlai-je en sautant à leur hauteur. Aussitôt, quelque chose me transperça ; c’était brûlant, horrible. Tombant genoux contre terre, je me laissai aller à l’inconscience du héros perdant et naïf. Personne ne pouvait changer le monde, ni le rendre plus clair. Personne.

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« Dans les ténèbres, à chacun son destin. »


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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Lun 19 Mar 2012 - 18:39


“He who passively accepts evil is as much involved in it as he who helps to perpetrate it. He who accepts evil without protesting against it is really cooperating with it.”
~Martin Luther King Jr.


Fixant les flammes qui crépitaient lentement le long des bûches en cendre, j’observai ensuite en direction du ciel, scrutant une à une les étoiles, dessinant du regard simplement leurs trajectoires fantaisistes, rêvassant face à leur lumière si pure et si irréelle à la fois. J’aurais tellement aimé en être éclairé mais hélas, je ne pouvais pas bénéficier de cette chance ; j’étais voué aux Enfers et en dépit de tout ce qu’Alice, Dean, Matthieu ou Bonnie auraient pu faire pour moi, je ne pouvais pas échapper à ma destinée manifeste. Tous les soirs, lorsque le soleil disparaissait de l’horizon et que les étoiles fécondes fleurissaient dans les cieux, je savais qu’il m’attendait ; lui. Ce moi auquel je refusais tout intérêt, lui qui même lorsque le soleil me caressait la peau, était là, façonnant mon ombre abjectement et me murmurant au creux de l’oreille des paroles effrayantes et cruelles. Je le sentais. Il me guettait. Et lorsque l’obscurité tarissait la lumière, il était juste face à moi, observant également les flammes et se délectant de cette proximité retrouvée. « Sam, tu dois me céder la place. Je vais te protéger comme je l’ai toujours fait » répétait-il sans cesse. J’avais beau tenter d’observer ailleurs ou de me fredonner un air de Barry White, il continuait encore et encore, en se montrant plus indécent et insistant dans ses propos. Enfin lorsque les buissons frémirent et les brindilles furent brisées par la lourde marche d’un promeneur égaré, je m’éveillai de ma torpeur, quittant l’arène dans laquelle mon adversaire allait toujours m’attendre si sagement, si fièrement. Matthieu apparut au coin du feu, y collant ses mains et y réchauffant son cœur. Le sang ruisselait sur son visage, ses yeux ne brillaient plus. Ils étaient vides. Il était vide aussi. Aucun mot ne me vint, ni même pour l’encourager ou le féliciter ; peut-être avait-il tué Elena, enfin. Ou au contraire, lui avait-il laissé la vie sauve. Qu’importe, je ne voulais pas m’en mêler. Il savait cependant que quoiqu’il fasse, je serais là pour l’épauler, malgré qu’il y ait toujours ces deux paradoxes en moi ; l’un qui m’invitait à l’encourager dans sa croisade contre le Mal, alors que l’autre, se montrait plus réticente à cette idée. Le démon était derrière cela. Je le savais et je le sentais. La nuit disparut, tout comme le feu que j’avais surveillé une bonne partie de la nuit, ne parvenant guère à trouver le soleil tant j’étais dérangé par le ténor rauque de mon double fantomatique. Dans un dernier éclat, aussi rouge que la lune mourant sous la lame du soleil, les braises s’éteignirent d’elles-mêmes. L’aube s’avança alors ; sa fraicheur et sa pureté redonnèrent une vie prodigieuse à la nature qui déployait tous ses artifices et ses belles couleurs. Des arbres verdoyants, aux fleurs emperlées de rosée qui s’entrouvraient gracieusement. Je tendis à Matthieu une arme dont je m’étais occupé durant une bonne partie de la nuit ; poncée et chargée, elle lui revenait de droit pour cette nuitée de chasse qui nous était réservée.

Au RoadHouse, l’ambiance était toujours aussi bon enfant ; entre les chasseurs qui trinquaient à la victoire prochaine et ceux qui montraient leurs plus belles entailles de guerre, nous étions tous ancrés dans une atmosphère triomphale qui nous invitait à nous montrer ardents face à ce que cette soirée nous promettait de grandiose. Tout à coup, les portes en bois claquèrent et là, le silence fut. En relevant la tête, je me sentis dépérir en le voyant : Fitzpatrick, ce vulgaire enfoiré d’angelot de pacotille. Que foutait-il ici ? Je me retins de lui jeter mon verre en pleine figure. Sa tête ne me revenait pas. Je le sentais faux, stupide, niais. Je n’avais jamais vu un type aussi bête de ma vie. Il puait l’hypocrisie. Envoyé du Ciel de mes deux, râlai-je. Tous les chasseurs entourèrent l’ange, comme s’il eut été un quelconque messie leur apportant des paroles prophétiques ; rageur, je ne prêtai guère d’intérêt à son discours, laissant ces abrutis se délecter de ces conneries d’Evangile. J’essuyai la crosse de mon révolver. Dean était là. Caché dans la pénombre, ses yeux de jade brillaient intensément, d’un sentiment profond que je détestais en lui. Il aimait Fitzpatrick. Ce moins que rien m’avait remplacé. Je le haïssais par avance. Piqué au vif par un énième sentiment de mépris, de rage et de jalousie, je baissai la tête tout en marmonnant tout bas des paroles relevant du blasphème à l’égard de ces enfoirés d’anges et de toute leur armada de faux jetons. Ils méritaient de périr sous les flammes de l’Enfer ; tous brûlés un à un, en commençant d’abord par leurs ailes soyeuses et légères. Un beau bûcher, un spectacle tordant. J’en eus un rire intérieur, les yeux devenus d’encre. Aussitôt venu, aussitôt reparti –ce qui me procura le plus grand bien -, l’intervention du sot suscita un vif engouement de la part des chasseurs. La nuit n’allait pas tarder à tomber, et tous se hâtaient aveuglement, désireux de faire de cette chasse, la chasse de toute leur vie. Pour eux, l’Enfer n’était qu’un repère de démons vicieux, sans cœur et sans âme ; des êtres infâmes, modelés dans une argile pâteuse, putride aux couleurs du sang et du Mal. Je n’approuvais pas de telles pensées à l’égard de ‘mes’ semblables. L’enfer n’était pas que du mal, ou de la souffrance. J’y avais appris beaucoup : la solidarité, l’entraide, la puissance. La vraie jouissance.

Matthieu et moi pénétrâmes en pleine forêt ; l’obscurité était omniprésente et tel un Dieu miséricordieux elle ouvrait grand ses bras d’encre, dépassant l’univers, les astres et toutes les lunes des mondes. Leurs éclats apparaissaient tels de faibles lueurs, tantôt vertes, tantôt dorées dans le ciel. Le silence était là ; il accompagnait, et guidait nos moindres faits et gestes, tous furtifs, tous lents. Je sentais en moi mon cœur battre à tout rompre ; l’ardente passion de l’enfer me brûlait intérieurement. L’odeur vivace du souffre empli mes poumons et contrairement à Matthieu, je n’eus aucun geste de recul, aucune quinte de toux ; au contraire, je demandai à imprimer encore et encore ce motif au fond de moi. Je sentais la chaleur ; elle me frôlait le visage et éclairait mes yeux d’encre. Le démon en moi était agité, fébrile. Il allait me dépasser. Et malheureusement, je ne pourrai rien faire contre lui, car dans le fond, j’avais attendu ce moment depuis trop longtemps déjà. Juan devait m’attendre. Il savait que j’étais là, comme moi je sentais sa présence. Tout à coup, l’horizon fut déchiré par un éclat flamboyant : des flammes naissaient de tous les recoins de la forêt, poussées par de violentes bourrasques qui scindèrent le groupe en deux. Je me retrouvai seul, d’abord. Puis en rouvrant les yeux et en observant tous les recoins ombrageux, je sentais leur présence. Mes complices, mes frères d’arme et Juan étaient là. Le démon sournois s’agitait encore plus en moi, tel un diablotin enfermé dans une boîte enchantée. Je crus voir Jennifer, ma sœur de cœur, celle qui possédait comme moi, cette part obscure dans son cœur. Je m’approchai d’elle et l’aidai à se relever. Je pense qu’ils nous veulent et on ne pourra rien contre eux. Jenn, tu le sens n’est-ce pas ? La chasseuse acquiesça et lorsqu’elle glissa doucement sa main dans la mienne, je sentis la chaleur irradiant de sa peau. La démone en elle s’éveillait progressivement de sa léthargie trompeuse. Ne restons pas là. Entrons dans la grotte pour retrouver les autres. Je pris une arme, et la chargeai ; Jennifer fit de même. Nous étions seuls, livrés à nous même. Matthieu n’était plus là. Ni Dean que j’avais cru entrapercevoir, et encore moins Stephen, Faith, Aleksandr, Robert, Eryk et tant d’autres. Les pauvres. Je connaissais d’avance le sort que les démons leur réservaient. Jenn m’emboita le pas et à travers l’obscurité accablante de la grotte, nous parvînmes enfin à retrouver nos complices abandonnés. Ils allaient bien. Ils étaient cependant inquiets : l’ambiance était tendue car nous ne savions pas ce qui nous était réservé, sauf Jennifer et moi qui l’anticipions trop bien. Une brèche énorme s’entrouvrit dans le sol, puis le long des murs, laissant une coulée de lave se répandre et brûler tout sur son passage ; les chasseurs tentaient en vain de se protéger contre le Mal. Mais son absolue noirceur était trop forte pour eux. Je me sentais de taille pour les protéger, pour les sauver de cette mort prochaine qui les attendait. Sans plus attendre, je quittai le cercle de sel, puis m’avançai jusqu’à la brèche. Ce démon en moi ne tenait plus. Je fermai les paupières…Il m’avait gagné.

En rouvrant les yeux, je voyais le monde, mon monde. Mon enfer qui m’attendait là, avec ses flammes ardentes, avec ses âmes arrachées à la vie par le vice. Un sourire fendit mes lèvres. Enfin, je pouvais y retourner. Moralès me voulait. Il n’en avait strictement que faire de ces crétins qui tentaient vainement de se défendre, idem pour moi. Je ne les connaissais pas. Ils étaient les amis de Sam, pas les miens. Des humains stupides, mal armés qui avaient le sentiment de pouvoir à la force de leur simple volonté réécrire le monde. La chose était sotte, risible. Brandissant la main en avant, je faisais ainsi signe aux démons de mon armée de faire leur travail ; je voulus m’avancer jusqu’à la brèche lorsque j’entendis la voix assurée de Juan. Je suis de retour et pour de bon ! décrétai-je fièrement. Mes yeux étaient d’encre. Soudain, quelqu’un bondit sur moi, puis une seconde personne qui tenta de me dissuader de vendre une fois encore, mon âme aux enfers. Je souris en me retournant. L’un d’entre eux, Matthieu Dovilles, avait été transpercé d’outre en outre par une flèche argentée. Je me penchai à sa hauteur et l’observai, le regard flamboyant et amusé. Pauvre petit chasseur. Quelle fin tragique. Nous courrons à ta perte. Sam, puis ton Elena. C’est fâcheux. J’appuyai rageusement sur la flèche ; il hurla de douleur. J’entendis les chasseurs hurler mon prénom, puis le sien. L’un d’eux, un homme sage et pieux vint à notre hauteur pour défendre son protégé. Stop ! Criai-je en brandissant ma main en sa direction. Les yeux toujours sombres, ma main 'invisible' se saisit à la gorge du protecteur de Dovilles ; Nietzsche. Je l’étranglai en jubilant. Je vous avais prévu, cette chasse est perdue d’avance et personne ne pourra vous sauver. Une balle me transperça aussitôt. C’avait été Faith Donovan qui avait tiré, la brune au frère de Sam. La douleur me saisit enfin. Sam voulait reprendre le contrôle. Il m’énervait. Il hurlait. Il me faisait souffrir. Son frère apparut enfin en me bousculant, prêt à en ‘le’ sauver. Fous le camp Dean, intervins Sam qui venait d’échapper à la muselière. Foutez tous le camp, ils sont nombreux, ils arrivent. Ils vont me prendre et la prendre ! Dit-il en désignant Jennifer qui paraissait dans un état second. Stephen secoua son amie, mais en vain. L’aîné de Sam me flanqua une rouste, alors que Petrov venait de lui tendre une bouteille d’eau bénite. Les corps sans vie se matérialisaient autour d’eux ; des démons de l’armée de Juan. Le chef de la Vendetta apparut enfin, se dessinant à mes côtés et écartant brusquement tous les adversaires d’un jet enflammé. Je me relevai, essuyai d’un revers de manche le sang perlant sur mes lèvres. Le combat ne faisait que commencer. Sam et moi luttions sans cesse. Celui qui gagnera cette bataille, remporta probablement la guerre à venir.

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“How can you be in hell while you are in my heart?”

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Valentina A. Perrez
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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Sam 31 Mar 2012 - 23:48


When the time to die has come, be not like those whose hearts are filled with the fear of death, so when their time comes they weep and pray for a little more time to live their lives over again in a different way. Sing your death song, and die like a hero going home.

Le crépuscule de ce jour s'annonçait bien plus lugubre que les précédents. A mesure que Valentina et Stephen s'enfonçaient dans la forêt obscure, l'air devenait de plus en plus irrespirable et les battements de son cœur s'affolaient. L'air était curieusement chaud cette nuit et ne laissait présager rien de bon. Elle avait chassé bon nombre de fois dans cette même forêt, la nuit, parfois même seule, mais elle savait mieux que quiconque que cette chasse n'avait rien d'anodin. Les gens normaux, comme elle avait l'habitude de les qualifier, avaient déjà fermé leurs paupières pour se laisser transporter tranquillement d'un rêve à autre par les bras inébranlables de Morphée ; à cet instant, elle aurait donné n'importe quoi pour être à leur place. Cette quiétude commune aux enfants lorsqu'il s'endorment sans la peur du lendemain, cette quiétude l'avait quittée tôt, beaucoup trop tôt. Les deux chasseurs marchaient côte à côte, l'harmonie parfaite de leurs pas traduisait de la formidable entente qui régnait entre les deux amis. La cubaine marchait d'un pas assuré tout en jetant de temps en temps des regards en coin à son ami, sa présence la rassurait et ce soir son soutien lui était particulièrement nécessaire. Depuis le jour où Raphael était venu au Roadhouse pour leur délivrer la mission, elle avait essayé par tous les moyens d'y échapper. Elle avait invoqué tous les prétextes possibles et imaginables, mais rien ne semblait pouvoir la sauver de sa triste destinée. Cette dernière s'était donc résolue à se joindre aux chasseurs sans avoir vraiment la certitude d'être capable de faire quoi que ce soit. Maintenant qu'elle n'était plus tout à fait la même, elle ne pouvait s'imaginer assassiner de sang froid des créatures qui finalement s'apparentaient à elle. Chaque coup de feu qu'ils recevaient, elle les recevait aussi jusqu'au jour où elle recevra celui qui lui sera fatal. Ils atteignirent finalement le point de rencontre, l'entrée magistrale de l'antre du Mal ; dans son pays on racontait que ceux qui s'y étaient aventurés et qui en étaient ressortis vivants n'avaient plus jamais été les mêmes. Ils étaient physiquement là mais leurs âmes croupissaient en Enfer. Le souffre se faisait sentir à plein nez, Valentina tentait d'en emplir l'intégralité de ses poumons contrairement à Stephen qui suffoquait. Espérant qu'il n'ait pas remarqué cette anomalie, elle restait sur ses gardes son arme pointé droit devant elle. Des présences se faisaient sentir, bien qu'elle supposa que c'était les chasseurs avec qui ils avaient rendez-vous elle resta sur ses gardes. Avec soulagement elle reconnu quelques visages familiers tels que celui de Sam, de Robert ou encore de Faith, bien qu'elle ne se réjouissait pas vraiment de passer la soirée avec elle, la savoir à ses côtés était rassurant. Une tape de Stephen sur son épaule lui indiqua qu'il était temps de se mettre au travail, mais avant même que le groupe eut le temps d'atteindre l'entrée le ciel s'assombrit et le vent commença à se lever. Bientôt une tempête d'une violence inouïe s'abattit sur eux et scinda le groupe en deux ; Valentina fut projetée au loin et alors qu'elle était au sol elle tentait vainement de protéger son visage. Une fois le calme revenu, elle chercha Stephen du regard mais c'est celui de Sam qu'elle croisa. Ce dernier faisait parti de ce groupe d'amis qui lui était essentiel et pour qui elle aurait donné sa vie sans hésiter, d'autant plus qu'il faisait face à la même difficulté qu'elle ; il apparaissait donc comme étant le seul apte à la comprendre. Sa cruelle constatation lui rappela que le cauchemar ne faisait que commencer .

"Bien sûr que je le sens." dit-elle d'une voix à peine audible mais manifestement marquée par la peur. "J'ai tellement espéré qu'on arriverait à s'en sortir... Je suppose que nous n'avons plus le choix maintenant" L'issue certaine de son destin la rendait folle de rage, elle aurait tellement voulu se battre mais aujourd'hui elle n'en avait plus la force. Valentina glissa sa main dans celle de Sam espérant trouver à son contact la force nécessaire d'avancer, sa peau était aussi brûlante que la sienne ; les démons avaient bien l'intention de participer à la fête. Lorsque les deux amis pénétrèrent dans la grotte et retrouvèrent finalement la trace de leurs compagnons, la bataille était déjà engagé depuis un moment. Stephen attira la jeune femme près de lui, à l'abris dans ce cercle de sel qui, elle le savait trop bien, ne suffiraient pas à les sauver de la puissance ardente des Enfers. Cette dernière n'eut le temps d'expliquer les raisons de son retard, que le mur d'en face se fissura pour laisser place à une brèche qui expulsait encore plus de soldats maléfiques. La chaleur et l'odeur du souffre devenait de plus en plus accablante pour les chasseurs, elle au contraire avait l'impression de gagner en force et en énergie. Alors que le bruit des coups de feu et les cris se faisaient de plus en plus virulents Valentina se redressa subitement pour suivre le même chemin que Sam. Contrairement à lui, elle n'était pas complètement contrôlée par son démon car elle était tout à fait consciente de ce qu'elle était en train de faire sans pouvoir intervenir sur son propre cerveau. Ses appels au secours désespérés, ses pleurs, rien ne se faisaient entendre. A cet instant elle n'avait plus aucun remord à l'idée les tuer mais elle était incapable de diriger son corps. La rage et la frustration la rongeaient de l'intérieur. Lorsque Sam s'arrêta face à l'antre du Diable, cette dernière en fit de même et se mit un peu en retrait. Moralès en voulait surtout après Sam mais pouvait toujours tirer profit de ses talents de chasseuse. Alors que le démon avait complètement pris la place de Sam, Valentina, elle, était dans un état second ; elle ne disait rien et ses pupilles étaient complètement vides. Soudainement un violent pincement au cœur la ramena à la vie, le démon se débattait encore férocement en elle mais elle avait plus ou moins reconnecter son corps à son cerveau. Elle regarde autour d'elle pour constater les dégâts et c'est à ce moment qu'elle vit Robert en proie avec le démon de Sam. Cette douleur au cœur venait de là, l'homme pour qui elle était maintenant sûre d'avoir des sentiments était en danger de mort. "Lâche-le !!!" hurla-t-elle, son crie déchira le silence de la forêt. Alors que les larmes coulaient abondamment sur ses joues, la jeune femme ne pouvait bouger et son démon semblait regagner du terrain. Un coup de feu la fit sursauter, et puis la délivrance. Elle se sentit défaillir et s'appuya contre la paroi à côté d'elle. La douleur qu'elle ressentait, la peur qui avait pris d'assaut son cœur n'était plus et le démon en avait profité pour reprendre le contrôle. Cette dernière se retrouvait à nouveau dans cet état second où elle n'était plus maître de rien, elle n'était plus maître de sa destinée et seule une tierce personne pouvait la sauver de l'abîme éternelle.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Sam 7 Avr 2012 - 17:23

The Night of the Hunter ➷


Scindés en deux groupes distincts, les chasseurs tentaient de retrouver le chemin de la lumière parmi les sentiers obscurs qui se profilaient sur l’horizon de jais. Armant son arme et la tenant solidement droit devant elle, Faith ressentait petit à petit l’adrénaline surplomber son corps frissonnant, et vague par vague, ce sentiment d’ivresse allait jusqu’à faire de son cœur un océan de doutes. Elle avait l’impression que quelque chose de terrible allait se produire ; l’épée de Damoclès tanguait dangereusement au dessus de leurs têtes. L’odeur âpre du souffre lui brûlait les poumons et la vive lueur découpant le ciel d’outre en outre, l’aveuglait entièrement. Tâtonnant de ses mains frémissantes le long des parois rocailleuses de la grotte, la chasseuse gardait espoir ; elle n’était pas seule à s’engouffrer dans ce dédale enflammé que la mort entourait de ses bras enténébrés. Elle n’était pas seule dans cette bataille, elle ne le sera jamais. Les indications du jeune homme qui les avait accostés au RoadHouse portaient en elles le chant guerrier des vainqueurs et la brune avait vu tout le long de son boniment, ses yeux clairs flamboyer d’une lueur aux couleurs chatoyantes de l’espoir. Oui, désormais, la chasseuse était convaincue que la mort n’allait pas les surprendre et qu’ils avaient enchainé leur quête avec courage et détermination, comme ils l’avaient toujours fait, comme ils étaient habitués à le faire. Restant sagement aux côtés de son meilleur ami, la jeune femme scrutait avec minutie les parois où brillaient des flambeaux sans flammes. Les rayons étincelants de la lune parvenaient encore à guider le chemin tortueux. La téméraire frissonnait à chaque enjambée, mais fort heureusement, son compère de toujours était là pour la soutenir et veiller à sa sécurité, comme elle s’était aussi jurée d’être présente pour l’épauler coûte que coûte. Brusquement, le vent glacé de la tempête céda sa place aux ardents souffles des ténèbres qui tantôt noires et épaisses, devinrent subitement claires et rougeoyantes. Alors que les chasseurs formaient de leurs corps raides une muraille infranchissable, la paroi tout entière s’entrouvrit et donna naissance à ses enfants cruels. Leurs visages d’abord blêmes et défaits comme ceux des morts, reprirent leurs couleurs, s’embrassant de sourires vicieux et assassins. Leurs yeux brillaient d’un sentiment que la chasseuse ne connaissait aucunement mais qu’elle avait déjà vu chez certaines de ses proies. La barrière protectrice n’allait pas tenir bien longtemps ; les souffles chauds effleuraient leurs visages pâles, et arrachaient quelques grains de sel à la muraille. Puis, tout se bouscula subitement. Sam se défit du cercle, le brisant ainsi fatalement ; avec un panache fascinant, le jeune chasseur se présenta aux démons, les yeux étincelants, enflammés par le vice et l’excitation. Jamais Faith ne l’avait vu si enjoué, si fébrile. C’était comme s’il avait attendu ce moment depuis toujours. Contraints à fléchir, les chasseurs désarçonnés prirent appui derrière de gros rochers qui leur assuraient une protection éphémère alors que les démons battaient de leurs pieds endiablés le sol rouge comme le sang de leurs victimes. Chargeant son fusil à pompes, la brune le dirigea aussitôt en direction d’une lignée d’ennemis qui s’apprêtait à percer leur front ; les soldats de l’armée diabolique de Juan paraissaient redoutables et bien plus soudés que le groupe de chasseurs qui connaissait quelques failles. Sous une pluie de balles, Faith crut entrevoir Matthieu qui courait à grandes enjambées vers son ami en proie aux tourments de son monde. Alors que Robert tirait avec une grande aisance sur les cibles, la brune frissonna, prise d’une soudaine envie de vomir ; le teint jauni, l’air affaibli et nauséeux elle avait le sentiment que quelque chose de terrible allait se passer. Tout aussi âpre et brûlante. Elle connaissait les enfers. Elle s’y était rendue pour sauver quelqu’un. Shane peut-être ? Les souvenirs de cette descente infernale paraissaient encore voilés de brume et de flammes.

L’odeur ardente du souffre se mit à brûler ses narines, allant jusqu’à gonfler de gaz étranges ses poumons ; Faith toussota tout en gardant le regard rivé vers le champ de bataille où s’affrontaient violemment ses confrères et les soldats du Mal. La noirceur se répandait autour d’eux, les terrassant tous et s’amusant à viser certains en plein cœur de flèches argentées et vénéneuses. La peur de perdre commençait à marquer au fer rouge les esprits les plus farouches et avides de liberté. Faith tenta de tenir bon, mais en vain, la redoutable armée se multipliait ; les hommes tombaient un à un, tels des dominos, sous leurs balles embrassés, mais eux, aussi voyaient leur effectif réduit de moitié. Sam était parti au front seul. Matthieu tenta de le raisonner mais en vain. Et puis, tout à coup, la chasseuse vit Robert bondir en avant, rageur et déterminé à sauver des griffes infernales son jeune protégé ; et là, outrée, absolument dépassée, l’impuissante Faith remarqua le français à terre, transpercé de part en part d’une flèche argentée dont la pointe brillait encore de son sang et de sa vie arrachée. Elle retint un cri d’effroi. Puis, tout s’enchaina très vite, tellement vite ; les démons se dédoublaient, leurs fantômes paraissaient aussi menaçants que leurs pâles copies, et les flammes avançaient, encore plus déchainées que les précédentes. Courageuse comme toujours, la téméraire ne voulait pas laisser tomber ; elle avait prêté serment à l’ordre des chasseurs. C’était comme un engagement en armée, en plus fort car des liens obscurs et secrets les liaient jusqu’à la fin des temps. Elle sera toujours avec eux. Malgré la difficulté, la souffrance, la mort. Rien ne l’arrêtera, et ce jusqu’à son dernier souffle. Se redressant légèrement, la brune laissa le soin à Aleksandr, Eryk, Valentina et Stephen d’achever les assaillants qui arrivaient en grand nombre jusqu’aux portes sacrées de leur sanctuaire ; elle glissa une balle dans le colt que Shane lui avait offert, tendit le bras en avant, réajusta le canon, scruta aussitôt l’horizon embrassé par les visages et le vice, puis, son doigt pressa la détente. Sam Winchester était à terre. Ou tout du moins, l’être obscur en lui, qui semblait désormais affaibli et dont le corps convulsait frénétiquement. La chasseuse garda son arme en main, réprimant de force un frisson. Elle n’avait fait que son devoir. Il tenait en joue Robert. Et Matthieu. Sur le premier plan du champ de bataille, la brune crut voir se dessiner la ténébreuse et frissonnante silhouette de Valentina ; la cubaine paraissait complètement ailleurs, le visage exsangue, les iris brillants. Elle alla jusqu’à Stephen, Eryk et Aleksandr. Le russe semblait d’ailleurs quelque peu sonné. Faith leur prêta main forte avant de murmurer tout bas à leur adresse « Il faut qu’on trouve un moyen de nous retirer, tous ensemble. » Les chasseurs la questionnèrent du regard, émettant quelques réserves au sujet de Sam : la rumeur était donc vraie. « Même avec Sam ! Allez ! ». Elle posa rapidement sa main sur l’épaule de Stephen, puis d’Aleksandr avant de se glisser furtivement sur le côté gauche du champ ; les démons paraissaient bien trop absorbés par l’arrivée tonitruante de leur chef, dont la chevelure cuivrée étincelait sous les éclats du feu. Samuel se redressa, criant à pleins poumons un ordre sévère aux autres ; ils devaient tous partir. Tous. Sans lui. Visiblement, Moralès et son armée infernale en avait après lui et après…Valentina. Une telle annonce décrocha une acclamation de stupeur chez Faith et les deux hommes qui la suivaient discrètement. Stephen était-il au courant des secrets de sa précieuse amie ? Prenant appui dos contre la roche brûlante, la chasseuse grimaça tout en toisant sévèrement de ses yeux brunis la scène de liesse que les démons réservaient à leur ‘Elu’ : Valentina était-elle une des leurs ? Elle avait toujours su que la cubaine était louche. Elle ne l’avait jamais appréciée. Braquant son arme vers l’arène, la guerrière s’apprêtait à y pénétrer, avec tout le courage et la détermination qui palpitait, tel un second pouls en elle ; les étincelles dans ses grands yeux d’encre paraissaient encore plus vives, animées presque par un feu de rage. Voir Robert en si mauvaise posture la faisait horriblement souffrir. Elle voulait hurler, sauter en sa direction pour le tirer de ce bourbier infernal, mais, sa raison était là, terrassant de sa puissance fantastique son cœur plein d’affection pour son complice de toujours. Faith devait voir large et ne pas se laisser corrompre par ses sentiments. Sam se redressa fièrement, les mèches teignant d’encre son front pâle et large. Il se glissa aux côtés du brésilien qui savourait d’emblée la victoire. « Vous n’avez pas gagnés ! Nous sommes toujours là. Lâchez-le ! » La brune brandit son arme en avant, bien décidée à remettre les choses au clair ; un acte de bravoure ? Un geste suicidaire ? Sans doute. La peur paraissait absente de son cœur. Sa lucidité s’était également embrassée. Avait-elle choppé un étrange virus suite à son séjour bref en enfer ? Elle n’en avait plus peur. C’était fini. La jeune femme courageuse et tempérante était de retour, plus courageuse et déterminée que jamais ; elle n’avait rien ni personne à perdre. « Sam reviens ! Immédiatement ! Ne laisse pas ce démon sordide t’avoir. Matthieu a besoin de toi, Alice aussi. Et nous ! Sam ! » Les yeux attendris d’une lueur jaune, elle laissa un sourire hypocrite se dessiner sur ses lèvres ; son arme toujours en avant, elle réduisit de peu la distance entre les démons et elle, alors que Stephen et Aleksandr avaient décidé de la suivre. Hargneux et avinés d’un sentiment de vengeance équivoque au sien. Et là, brusquement, quelqu’un l’attrapa par la cheville ; une main brûlante. Elle baissa la tête et vit Valentina qui était désormais à terre, la suppliant de l’aider. La rancœur était encore grande, mais la jeune femme ne put rester indifférente face aux appels au secours de la chasseuse. Le sang ruisselait de son nez. « Valentina ! Valentina ! » La cubaine cherchait visiblement à la mettre en garde…Mais hélas, ce n’était qu’une ruse, car au moment où Faith s’abaissa pour l’aider à se relever, la démone prit le pas sur l’humaine et l’attrapa violemment par la nuque pour la jeter contre la paroi. Sonnée, la chasseuse resta inconsciente durant quelques minutes…jusqu’à ce quelqu’un ne vienne à son secours.

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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Mer 11 Avr 2012 - 20:58


The Night
Of the Hunter


« Que celui qui combat les monstres prenne garde dans sa guerre, à ne pas devenir un monstre lui même. À force de plonger trop longtemps votre regard dans l'abime, c'est l'abime qui entre en vous. »
Friedrich Nietzsche

Lorsque des forces ennemies se retrouvent face à face, l’une à l’autre, le combat en inévitable. Seulement, l’armé de chasseurs se méprenait sur une chose, une chose qu’il allait bientôt voir venir. Il ne se battait pas pour la survie de la planète, les démons n’étaient pas parmi eux pour détruire un maximum de chasseurs, ni même pour apporter l’Apocalypse sur terre, ce n’était en tout cas pas leur intention première, quelque chose se cachait derrière tout ça et dans cette bataille, il y aurait forcement beaucoup de mort. Personne n’est près à abandonner ses alliés dans cette bataille et lorsque l’imprévu fait face, seul le courage peu l’affronter. La volonté de chacun au service de leurs actes, la volonté de liberté. Beaucoup aurait pu fuir, d’autre pourrait perdre leurs moyens et enfin, certains, resteraient pour se battre pour la liberté de tout le monde, pour leurs amis, pour eux-mêmes. C’était la direction qu’avait pris Robert, non seulement parce qu’il y avait beaucoup trop de personne qui lui importait dans cette grotte mais également parce que dans cette bataille, la mort d’un maximum de démon ne pourrait être que positive, quitte à se retrouver face à terre, quitte à goûter à l’âpre goût de la mort, autant emporter autant d’âmes damnés avec soi. Chacun dégainait son arme, le bruit des impacts, des fusils et de toutes les armes retentissait dans la grotte qui vibrait au fur et à mesure que les hommes tombaient. Pourquoi les chasseurs perdaient-ils ? Parce qu’il y avait une force supérieur chez démon, leur nombre était l’une des principales armes dont ils disposaient, mais il y avait autre chose. Cette autre chose, il la vit, debout, au milieu de la masse de démons, lorsque Robert observa plus attentivement, il s’agissait de Sam Winchester, l’un des célèbres membres de la fratrie, le frère de son ami Dean. Par principe, Robert lui faisait confiance parce qu’il avait confiance en Dean, tout simplement. Sam n’était plus le même, il n’aimait pas celui qu’il avait déjà vu, une part de lui était différente, une part d’horreur. Il semblait vouloir rejoindre l’abime, son âme était noire, tout le monde le sentait. Robert continuait de tirer sur les démons qui s’écroulaient à presque chaque impact. Il connaissait les démons, il ne ratait jamais sa cible et savait où il fallait les avoir, aussi il était en bonne position pour survivre, son défaut, c’était qu’il voulait protéger les autres, aussi, il s’était retrouver plusieurs fois à terre à cause d’eux. À peine eut-il tourné son regard que Robert vit Matthieu dans les mains de Sam, il ne semblait vraiment pas en bonne posture et lorsqu’il l’entendit hurler de douleurs, Robert ne pu s’empêcher de courir à son secours, deux balles partirent, l’une tua un démon proche de Faith, la deuxième toucha le bras de Sam qui lâcha du même coup Mathieu. Par respect pour Dean, il ne voulait pas le tuer, pas tout de suite en tout cas. Mais le semi-démon attrapa Robert qui se retrouva dans les airs. « Je vous avais prévu, cette chasse est perdue d’avance et personne ne pourra vous sauver. » dit-il au Serbe. Robert éclata d’un rire bruyant. « Tu te trompes si tu penses que vous avez gagnez, il sourit et tomba au sol lorsque Faith tira sur Sam, nous avons quelque chose que vous n’avez pas, il entendit Winchester hurler de douleur, nous tenons les uns sur les autres… »

Robert souffrait, il était au sol, sa jambe semblait casser, la douleur lui faisait voir double. Il sentait le sang couler dans ses veines. Il leva les yeux et vit Valentina qui avançait dans la même direction que Matthieu, il ne pu retenir un hurlement. « NOOOOOOON » Sa voix retentit au milieu des balles. Il n’avait plus peur pour lui, mais pour elle. Elle était fragile, elle ne connaissait pas vraiment le sens de tout ça. Elle ne savait que depuis peu qu’elle était un démon, comment pouvait-elle faire face à toute cette agitation ? Il essaya de se lever lorsqu’il vit que Valentina avait mit à terre Faith. Comment faire ? Il ne voulait pas la blesser, elle n’était pas elle, mais elle mettait en danger des innocents. Elle mettait en danger des gens de bien comme Faith. Il leva son arme et tira dans la jambe de la cubaine qui tomba au sol. Le sang de démon fit qu’elle n’était pas aussi mal qu’il l’aurait espéré. Il regarda gravement la faille d’où rentrait tous les démons. Il ne pouvait pas continuer de rentrer, sinon ils courraient à leurs pertes. Où pouvait bien être tous ces Anges de pacotillent lorsque l’on a besoin d’eux ? À la vue de la panique qui régissait, Robert eu une idée, il ne pouvait pas fuir, les armées de démons avaient un apprivoisement illimité puisque une porte de l’enfer était ouverte, aussi, faudrait-il peut-être la fermé. Bien sûr, il y aurait toujours énormément de démons, mais ils pourraient peut-être au moins se battre correctement, ils ne pourrait pas toujours revenir. Il mit sa main dans sa poche, il avait toujours une grenade sur lui, mais il ne pouvait pas la jeter, il était au sol, sa jambe saignait et il ne pouvait pas se lever. Il observa autours de lui, certains allaient mieux que d’autres. Il ne les connaissait pas tous, a qui donc pouvait-il la donner ? Son choix se porta naturellement sur l’une des personnes en qui il avait le plus confiance, Dean. Aussi, il essaya de se redresser au mieux. « DEAN ! ATTRAPES ! » La grenade vola jusqu’aux mains de Dean qui même s’il était occupé avec son frère pu l’attraper.

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Stephen J. Owen
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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Ven 20 Avr 2012 - 20:23


Ils étaient tous désormais séparés, perdus, égarés alors que les flammes dansaient rageusement sous leurs yeux. Aucun d’entre eux ne se sentait encore la force et le courage d’aller de l’avant, aucun mis à part Sam Winchester. Le jeune chasseur forma à lui seul un rempart contre les démons ; l’armée grandissait à vu d’œil, des escadrilles fourmillant dangereusement jusqu’à eux et qui étaient prêts à n’importe quel moment de les darder de leur venin enflammé. Stephen rechargea son arme et resta à couvert tandis que Valentina revenait vers lui ; la jeune femme se mit à sa hauteur et resta ainsi agenouillée durant quelques minutes, l’œil attiré curieusement, subjugué même par ce spectacle chaotique qui se jouait devant eux. Elle se redressa aussitôt ; un magnétisme étrange dut la surprendre au point de l’inviter à s’engouffrer dans la gorge du diable. Les démons avançaient en plus grand nombre et les chasseurs avaient beau davantage tirer, leurs cibles étaient toujours sur pied. Owen pointa le canon de son fusil en direction d’une créature qui s’approchait trop dangereusement que Valentina qui était pile en face de la gorge béante qui visiblement se hâtait à dévorer les deux chasseurs. Stephen ne comprit strictement rien à la situation ; qu’avait Valentina ? Son amie semblait ailleurs. Il avait beau hurler son nom pour la retenir, elle ne s’était même pas retournée une seule fois. Sans plus attendre, le chasseur alla porter secours à certains compères qui étaient en bien mauvaise posture, dont le jeune russe Aleksandr que Matthieu Dovilles tenta également de soutenir dans sa chute. Et puis, très vite, sans doute trop vite, tout commença à changer ; les flammes étaient plus agressives, les démons plus hostiles et les sphères rouges et dansantes s’écrasaient à quelques mètres d’eux, allant jusqu’à souvent, le brûler la chair. Stephen se sentait pris au piège, il se sentait étouffé aussi. Alors que tout se compliquait à l’avant du front, ceux de l’arrière s’assuraient des stratégies pour fuir le bourbier ; Faith parvint à viser Sam qui un bref instant, céda à la douleur embrasant une partie de son épaule. Puis, il y eut ensuite Robert ; le vétéran des chasseurs se retrouva aux prises du démon en Sam. Ainsi, la rumeur était vraie. Cela ne surprit Stephen pas plus que cela, cependant, son esprit et ses questions restaient dédiés à son amie, Valentina. La cubaine ne bougeait pas d’un cil, le regard absorbé par les danses singulières des flammes hautes et rougoyantes. Soudain, Faith débarqua à leur hauteur ; le petit comité de chasseurs jugea bon d’une technique d’attaque mais surtout de secours afin de prêter main forte à leurs complices délaissés sur le front. « Je te suis ! » décréta farouchement Owen en se redressant à son tour alors que visiblement sur le champ de bataille, un armistice avait été déclarée. Il s’avança à pas furtifs aux côtés de la chasseuse et du jeune russe. Les trois compères parvinrent à approcher l’ultime scène ; Stephen resta interdit en voyant le visage de Valentina si rouge et si furieux. Elle semblait totalement ailleurs. Il ne l’avait jamais vue ainsi. « Valentina ! » cria t’il par reflexe « Reviens ! » Hurla le brun plus haut et plus fort, avec plus de rage aussi. Sam se présenta à eux sous son aspect le plus vil, les yeux enflammés, les lèvres souriantes et perfides. « Il vous est visiblement impossible de triompher face à la part humaine en lui, la preuve ! » Conclut Stephen en se rappelant de la brève apparition d’un Sam messianique qui prédisait la fin du groupe s’ils ne fuyaient pas. Et ils n’avaient pas fuis. Ils n’étaient pas lâches ! Le serbe avait dit d’ailleurs quelque chose de juste à ce sujet ; tous étaient soudés et s’appréciaient véritablement. Dean, le confident de Stephen intervint, afin de protéger son frère et de le ramener à la raison. « Dean, ton frère n’est plus le même ! Ne t’approche surtout pas de lui ! Pars ! » S’époumona le chasseur alors que son ami avançait dangereusement vers la fatale mort qui l’attendait les bras grands ouverts.

Sa préoccupation entière fut ensuite vouée à Valentina qui risquait un moment à l’autre de perdre la vie. Tandis que Faith avait aventureusement décidé de se ruer sur le champ de bataille, Owen lui emboita le pas ; Valentina était à terre, visiblement confuse, le visage recouvert de ses longues mèches d’encre. Ses yeux ressemblaient à deux rubis flamboyants. C’en était fini pour elle ! L’enfer l’avait eue ! Lorsque la chasseuse s’attaqua à Faith, Stephen riposta en bondissant sur elle afin de la tenir fermement à terre, mais la cubaine déployait une force hors norme. Robert était à terre, Dean paraissait préoccupé par le destin de son frère, celui-même qui semblait conquis par la venue triomphante de son maître. Un démon probablement. Tout s’était apparemment calmé…Sauf Valentina qui hurlait, prisonnière des bras du chasseur. Ce dernier la redressa en la maintenant fermement contre lui « Calme toi ! Ne la laisse pas gagner. Valentina ! Valentina ! Non ! » La cubaine échappa à sa vigilance et envoya valser dans le décor Faith. Stephen fut également projeté en l’air. Il parvint cependant à se redresser et s’approcha de la jeune chasseuse. « Faith ! Réveille-toi, réveille toi ! » Il la secoua. Aleksandr vint à leurs côtés. Et Valentina elle, s’était rapprochée d’un Sam totalement aliéné. Subitement, il y eut comme le bruit d’une explosion ; si violente et si dévastatrice que la bouche enflammée se mit à cracher des coulées de laves et de flammes dévastatrices. Owen attrapa Faith et tira Aleksandr vers un rocher. Puis il bondit sur le champ de bataille afin de sauver les autres, dont Valentina qui fut d’ailleurs sa première préoccupation. « Valentina ! » Cria t’il. La brune retourna la tête vers lui ; elle était redevenue elle-même. Il devait se saisir de cette chance et la sauver. « Viens » Il tendit sa main en sa direction. Le front emperlé de sueur, le cœur battant à tout rompre, Owen espérait que le calvaire ne cesse. Ensembles ils étaient forts, certes, mais jusqu’à quand ? Ils faiblissaient à vu d’œil. L’armée démoniaque était bien plus forte et dangereuse qu’un fléau ; ils allaient tous finir brûlés…Etouffés. Stephen espérait encore. Il prit son arme et en direction de son amie, faisant exprès de la frôler, de l’effrayer. Il avait fait ça à contre cœur, mais c’était mieux ainsi. Il devait la secouer avant que la démone ne puisse s’emparer totalement de son âme. La brune revint à elle. « Vite ! » Leurs doigts se frôlèrent alors que le sol se recouvrait de flammes et de magma rouge. Les démons n’avançaient plus, ils paraissaient soudainement figés, pétrifiés comme des statues rongées par la lave comme à Pompéi. Quelque chose…Ou quelqu’un allait arriver pour les sauver. Un vent frais s’engouffra dans la gorge et calma un laps de temps les flammes.


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Shane Donovan
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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Sam 21 Avr 2012 - 22:36




Il l’avait prévenue de ne pas se mêler des affaires sur lesquelles les chasseurs participaient pleinement, et malgré cela, sa jeune sœur lui avait désobéit. Il la connaissait trop bien, Faith n’était qu’une tête de mule ; insister serait une perte de temps. Heureusement pour lui que le bouche à oreille entre chasseurs circulait rapidement, ainsi, il savait où se trouvait sa cadette. Enervé, exaspéré par son attitude bornée, Shane décida cependant d’aller la rejoindre afin de l’aider. Evidemment qu’il la sermonnerait après toute cette agitation. Des confrères l’avaient prévenu qu’un rassemblement de chasseurs avait lieu près de l’antre du Mal ; le dernier endroit où le jeune homme souhaiterait s’y rendre. Depuis quelques jours seulement, il était revenu d’une chasse qui l’avait entrainé hors de la ville, et à peine eut il posé le pied chez Moe pour prendre une bière, qu’il devait venir en aide à Faith. Epuisé, il mit le contact et partit en direction de la forêt. Il faisait sombre. Le jour avait fait place à l’obscurité maintenant, le vent glacial s’intensifiait à mesure qu’il s’approchait de l’arrivée, comme si, un réel danger allait se produire. Une onde d’inquiétude parcourut Donovan tout le long de son échine. Même si sa sœur et lui n’étaient pas vraiment en bon terme ces derniers temps, la jeune femme restait tout de même sa sœur. Elle était tout ce qui lui restait de sa famille. Elle était son sang. Une fois à la lisière de la forêt, Shane y pénétra, confiant, armé jusqu’aux dents d’un couteau béni, d’un Beretta 92FS et d’un Glock 17 qu’il avait eu grâce à des amis à lui militaires. Le courageux se rapprochait de l’entrée des Abymes, il le sentait par l’odeur du souffre qui emplissait ses narines et créait des picotements désagréables. Il ne tarda pas à arriver. La bataille avait déjà commencé, des corps de démons gisaient par terre, soient tirés d’une balle, soient poignardés. Au moins une vingtaine de ces créatures obscures étaient étendues, ôtées de leur monde, privées de leur vie. Un sourire de satisfaction se faufila à travers ses lèvres. Comme les autres chasseurs, Donovan se réjouissait de voir les sujets de Lucifer pourrir. Ils ne méritaient pas de vivre ni de venir sur Terre. Le devoir des chasseurs était de protéger les humains du danger qui les entouraient ; certains étaient au courant, d’autres non. Ces justiciers consacraient leur vie à mettre en sécurité les siens. Shane vit encore quelques démons débout et n’hésita pas à les tuer, il lança un ou deux regards vers des alliés et leur fit un signe de tête pour dire qu’il était de la partie. Soudain, il entendit une explosion à l’intérieur de la grotte légèrement surélevée. L’antre des Enfers. Shane n’avait pas aperçu Faith sur le champ de bataille donc il en avait conclu qu’elle devait être dans la grotte. Le jeune homme courut rapidement pour rejoindre le trou ténébreux. Il y entra et se dirigea vers le fond. Bien vite, il vît ses compagnons, Stephen et Matthieu avaient l’air d’être en mauvaise posture, le dernier était blessé. Robert, l’ami de sa sœur aussi paraissait mal en point aussi. Ils luttaient afin que les démons ne gagnent du terrain. Malheureusement, ils étaient trop nombreux. D’un regard furtif, Donovan reconnut Sam, sans arme, près de la brèche qui donnait l’accès au territoire de Lucifer. Que faisait-il là ? Qu’attendait-il en restant planté là à ne rien faire ? Il réduisit l’espace entre lui et sa sœur, redressée par terre et lui parla brièvement. « Faith il faut faire sortir tout le monde. Ils sont trop nombreux, vous n’y arriverez pas ! » il la releva et prit soin de voir si elle pouvait tenir debout. Ensuite, il rejoint Nietzsche qui était un peu plus en avant, tout en avançant, il tirait sur les démons qui prenaient le risque de passer à travers la brèche. « Vient Robert ! » il l’emmena pour rejoindre Le reste des chasseurs. Il remarque par la même occasion qu’un démon fixait Sam d’un sourire de vainqueur et à la fois ténébreux. Qui était-il ? Le bras droit de Lucifer ? Shane n’en avait pas la moindre idée. Le jeune homme avait dû rater quelques épisodes. Durant son absence, des choses avaient eu lieu. D’ailleurs, pourquoi cet ange, qui les avait prévenu n’était pas avec eux en train de combattre le mal ? Après tout, c’était lui qui avait indiqué à ses confrères de venir absolument ce soir. Faith aurait sans doute quelques points à éclaircir son aîné. « Quelqu’un à essayé d’appeler Sam ? Il fout quoi là ? » dit-il en s’adressant au groupe impuissant contre cette bataille.




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Aleksandr Y. Petrov
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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Lun 30 Avr 2012 - 1:40


La situation nous échappait ; la gueule béante vomissait des flammes rouges qui engloutissaient tout sur leur passage. Nous étions désormais à court de munition, nous faiblissions à vu d’œil. Nous peinions à avancer tant l’air était brûlant et accablant. Mais il nous restait encore cette infime lueur d’espoir, celle même qui rendait nos yeux scintillant et réchauffait nos cœurs de sa douce étincelle. Je voulais croire en l’avenir. Je voulais croire en nous. Nous étions solidaires et ce en dépit de tout ; les démons ne possédaient pas ce même sens de l’unité et de la loyauté. La preuve ils avaient trahi leur maître pour suivre ce rigolo ! Je ne le connaissais pas, mais son regard me disait quelque chose, comme si j’avais pu contempler ses prunelles dans un cauchemar sordide. La brèche fendit entièrement la paroi et alla jusqu’à fissurer le sol. Les autres chasseurs étaient encore sur le front, alors que j’épaulai Eryk qui était en bien mauvaise posture ; mon ami saignait abondamment et semblait totalement kaput. Il passa un bras par-dessus mes épaules tandis que Stephen venait à notre hauteur. Il m’aida à le transporter. Les feux brillaient rageusement en avançant, comme un tsunami incontrôlable. Les autres chasseurs essayaient de s’extirper de ce bourbier infernal, mais toutes leurs tentatives de fuite étaient veines. Le vent de la victoire tournait en notre défaveur et ravissait les démons. Les yeux de Sam devinrent d’encore ; ainsi la rumeur à son sujet était fondée ? Il était donc un semi-démon ? Je frissonnai. Stephen m’aida à déposer Eryk sur un rocher ; Faith vint à notre hauteur en nous exposant sa démarche pour sauver les autres. Il était temps d’agir, pas de réfléchir ! Dire ça était surprenant venant de moi car j’étais quelqu’un de très rigoureux, de très méthodique ; j’aimais procéder par étapes, mais pas cette fois-ci ! Nous n’avions plus le temps, les secondes étaient balayées par le vent ardent des enfers. Les flammes doublaient de volume, à l’instar des aspirations des conquistadors ; ils avançaient. Ils voulaient nous surprendre, surprendre le monde et le modeler à leur image, le noircir davantage. « Je suis aussi. » A la même allure que Faith et Stephen, j’entrai à travers le maigre couloir qui nous séparait du front. Le chasseur paraissait bien anxieux et fébrile en voyant son amie Valentina en proie aux flammes. La cubaine était dans un état second. Je ne la connaissais pas très bien, mais pour le peu que j’avais vu, cela m’inquiétait beaucoup et me laissait comprendre que le pire était à venir. Il hurla soudainement son nom alors que Faith s’avançait à corps perdu dans la bataille ; je la suivais instinctivement, désireux de prêter main forte à ceux qui étaient dans le besoin. Nous devions tous sortir d’ici. Nous n’étions rien face au raz de marée démoniaque ! Jamais je n’avais été autant conscient de ma faiblesse. Habituellement je les maîtrisais les créatures, sauf les vampires…Eux m’avaient marqué à vie. Quelques étincelles embrasèrent l’air déjà électrique lorsque tout à coup, un homme déboula de nulle part. Faith fut projetée en avant tandis que Sam enchainait des paroles dans une langue qui m’échappait complètement. Dean courait à sa hauteur pour le secourir, alors que Robert tentait de sauver son protégé, Matthieu. Le français était inconscient. Je vins à leur hauteur. Tandis que mon ancien protecteur Dean attrapa la grenade, je parvins à saisir Matthieu : je lui en devais bien une ! « Dovilles, reste avec nous ! » Lui dis-je en le prenant doucement. Ses cils battaient très lentement. Il paraissait totalement ailleurs. Des rivières de sang couvraient son habit. Il était vraiment en mauvaise posture. Je le trainai, tandis que l’inconnu s’empressait de sauver les autres. Sam et Valentina étaient complètement absents, et ce malgré les cris quasi-éplorés de Stephen. « Partons avant que le tout ne nous tombe dessus ! » M’exclamai-je en remarquant que les parois se fissuraient étrangement. Les rivières enflammées suivaient leur cour. Les flammes dansaient ici et là. Quelques cercles rouges nous barrèrent la route. Je tirai le plus fort possible Matthieu. « Sam n’est plus le même ! C’est un démon ! Il n’est plus de notre côté ! Partons ! » Je n’avais plus de pitié pour Winchester. Il avait choisi son camp, moi, le mien. Eryk m’emboita le pas et attrapa le français pour m’aider à le porter hors de danger. Nous nous apprêtions à quitter la grotte, lorsque subitement, un éclair fendit le ciel ; une lueur douce, et très vive répandit ses couleurs éclatantes dans les cieux, en balayant ainsi la noire emprunte. Je jetai un coup d’œil par-dessus mon épaule pour voir si les autres nous suivaient. Quelques uns étaient sortis de la grotte alors que d’autres semblaient à peine s’en extirper ; je ne voyais ni Sam, ni Valentina, ni Dean…Où diable étaient-ils ? J’installai soigneusement Matthieu tête contre un arbre. Il était toujours stone. Eryk et moi nous dirigeâmes vers la gorge encore béante et rouge afin de prêter main forte aux autres arrivants. Subitement, la lueur perça l’horizon et se matérialisa en une forme éblouissante sous nos yeux intrigués. « Mais que.. » Bafouillai-je à peine. Cachant ma tête entre mes mains, je fus propulsé en arrière. Je manquai de peu à perdre l’équilibre. Subitement, j’eus une sensation douce, agréable…Comme si je me sentais apaisé, en sécurité. Nous n’étions plus seuls. Il était venu nous sauver. Le gars du RoadHouse. L’inconnu au teint de craie et aux yeux clairs. Qui était-il ? Le mystère planait encore autour de cette blanche aura néanmoins, j’avais le sentiment que tout allait mieux se passer…Qu’il allait nous sauver. Et qu’ensemble, nous terminerons enfin ce combat et mettrons un trait noir sur cette guerre.

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MessageSujet: Re: the night of the Hunter ⚡ LES CHASSEURS.   Mar 22 Mai 2012 - 18:52


« Le temps efface tout, et à la fin, il ne reste que les ténèbres. »

Nous venions d’entrer dans cet infernal antre ; l’air engorgé de souffle était irrespirable et provoquait en moi, certaines sueurs froides. J’avais les muscles engourdis, la mâchoire crispée, les doigts blancs et nerveux, mais ma concentration demeurait impeccable. Il était temps pour nous d’attaquer ; la flotte ennemie s’agrandissait sous nos yeux alors que des océans enflammés les apportaient jusqu’à nos navires. Nous cherchions à combattre intelligemment, à unir nos forces pour accomplir cette mission qui nous paraissait bien compliquée ; hélas, à chacune de nos ripostes, nos adversaires se démultipliaient, renaissant de leurs cendres, sortant des œufs enflammés des enfers. Les démons avançaient fièrement jusqu’à nous. J’avais beau tirer, aucun ne succombait vite au feu de mes balles. Mon mentor me fila un coup de main qui me permit un bref instant de recharger mon fusil ; reprenant pour cible une bande d’ennemis qui nous arrivaient sur le front, je parvins à en dégommer quelques uns que les flammes consumèrent en une fumée noire et opaque. Les autres chasseurs maniaient leurs armes avec brillance ; leurs attaques dénotaient leur grande clairvoyance et le fait que nous étions par paires ou par trio, démontrait notre grande solidarité et loyauté des uns envers les autres. Malheureusement, cela ne faisait ni chaud, ni froid aux démons qui étaient entrés dans une fureur démentielle ; leurs yeux pareils à des rubis nous jetaient les feux de leurs colères. Sam bondit en avant. Il fut aux prises de ces ombres fantasmagoriques, dantesques ; je le voyais tourner sur lui-même, se laisser aspirer l’âme par ces suceurs de lucidité, ils inséminaient dans son esprit leur colère, leurs ambitions démentes. Leurs fantômes le hantaient. Je ne pouvais pas le laisser faire ainsi. Je devais le sauver. C’était mon ami. Je bondis à sa hauteur, cherchant à le sauver de la folie. Mais en vain. Une flèche arrivant de nulle part pénétra violemment mon abdomen ; sa pointe luisante était recouverte de mon sang. Sous le faix de la douleur, je m’écroulai, genoux à terre ; des filets rouges longèrent le contour de mes lèvres, alors que je glapis d’un timbre horriblement strident. La brûle se propagea dans tout mon corps. Je la sentais dans mon ventre, jusqu’à mes poumons, jusqu’à mon cœur. La lourde et brûlante odeur du souffre m’empêcha de respirer ; je m’affolai. Le démon se pencha à ma hauteur ; il appuya sur la pointe brillante de la flèche, en la faisant entrer avec plus de violence dans ma chair déjà ravagée par les flammes. La chaleur accablante de la gorge enflammée encombrait l’air de fumées noires, toxiques, décapantes. Le front emperlé de sueur, je dévisageai le démon de mes yeux recouverts par les étincelles et les braises ; la rage était là, ancrée, brûlante. Je voulais ôter cette flèche, lui sauter à la gorge et l’achever. Soudain, un coup de feu fut tiré, écartant ainsi Winchester de moi. J’eus à peine le temps de voir ce qui se passait tant mes paupières étaient lourdes. Elles retombèrent brusquement. Je sentis quelqu’un me tirer. L’accent russe de Petrov me parvint jusqu’aux oreilles malgré le cri des démons et les effarements des hautes flammes qui nous voyaient fuir et qui sentaient visiblement leur fin approcher ; un vent frais m’effleura la peau. Un frisson rampa le long de mon échine avant de traverser un à un mes muscles. L’air s’engouffra de nouveau dans mes poumons. Je me sentais revivre. Renaître. Mes paupières se rouvrirent soudainement ; je voyais les flammes perdre de leur intensité, alors qu’une lueur douce diffusait ses éclats tamisés le long de la paroi encore rougeoyante. Nous étions tous suspendus dans cette bulle irréelle. Je retirai aussitôt d’un geste rageur la flèche et fis pression de ma main contre la plaie, mais il n’y avait plus aucune goutte de sang qui s’en échappait ; comment diable cela était-il possible ? Mon regard s’arrêta sur la lumière qui tanguait dangereusement jusqu’à Samy. Je le voyais. Comme je voyais Valentina. Mais elle reprit vite conscience, tirée par Stephen. Shane et Faith tirèrent le reste des chasseurs à l’abri alors qu’un bruit d’explosion se fit entendre répétitivement. La douce source lumineuse devint plus vive, plus accentuée et plus éclatante ; elle passa d’un jaune vif à un blanc immaculé. Jamais je n’avais vu une telle chose ! Ce n’était pas une apparition fantomatique. Non. J’en étais sûr. Je me sentais en sécurité, calme. La douleur avait été évacuée, je n’en ressentais plus le moindre stigmate. Tout à coup, la blanche vague se fendit ; telles les eaux scindées en deux, les flammes disparurent en un torrent éclatant alors que le visage enfantin de l’inconnu du Roadhouse nous apparut à tous, comme un coup de grâce inopiné. On aurait dit un saint défiait les flammes pour sauver l’Humanité. C’était ce qu’il était finalement ; Raphael. Je me souvenais bien de la rage de Sam à son adresse. Il l’avait méprisé et maudit durant tout son discours. Il avait été ensuite soulagé de le voir fuir. Les yeux brillants du jeune homme nous insufflèrent à tous une lueur d’espoir qui se mit également à étinceler dans nos yeux ; Sam sentant le vent de la défaite allant à son encontre devint plus ferme. Je connaissais bien mon ami, et je savais hélas trop bien comment les démons agissaient depuis que je les chassais à cause de cette mission prophétique. Ses yeux parurent plus rouges, plus volumineux. Le souffle glacé de l’ange transforma en statues de cendres les démons. Les deux hommes se retrouvèrent face à face alors que nous retrouvâmes brusquement à l’extérieur. Nous voyions néanmoins une part du combat titanesque de là où nous étions. Je me redressai rapidement, entendant les uns et les autres clamer leur soulagement et leur amertume face à Sam. « Non, il est hors de question qu’on le lâche ! Je vais le sauver ! C’est de Sam dont nous parlons. L’un des nôtres ! » Relevai-je suite à la remarque d’un des chasseurs. Je pressai le pas jusqu’à l’entrée, mais Robert me retint aussitôt. « Tu m’as toujours dit que je devais sauver les innocents ! Sam en est un ! » Criai-je alors que mon mentor faisait pression sur ma nuque. C’était assez douloureux. Tout à coup, un terrible halo de lumière nous aveugla ; je parvins à m’échapper de l’emprise de Robert, mais la lueur était trop vive et trop puissante pour que j’avance. Je tombai genoux à terre, enfouissant mon visage entre mes bras.

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« Dans les ténèbres, à chacun son destin. »


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