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 Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN.

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Jude J. Kennedy
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Jude J. Kennedy

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MessageSujet: Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN.   Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN. EmptyMer 28 Mar 2012 - 12:27

Cela faisait maintenant deux jours qu’Esteban et Jude se croisaient discrètement dans le parc, soit entre les allées où fleurissaient les jonquilles et les roses, soit encore, non loin de l’étang où barbotaient des oiseaux ; souvent, figé sur un banc l’anglais tenait un journal tout en fixant d’un air faussement intéressé les canards plongeant leurs plumes colorées dans les eaux vertes du lac. Alors, son ami s’avançait jusqu’à lui ; les ténèbres l’entouraient, le cachaient des yeux vicieux de la mort. Il collait son visage contre l’arbre, observait discrètement l’horizon avant de s’installer à ses côtés. A chaque fois, la tension palpitait en Jude. Des sueurs froides lui rongeaient l’échine comme un frisson sordide. Car malgré les feuilles et les branches épaisses de l’arbre sous lequel ils siégeaient, la menace était là, elle persistait. Jude savait qu’Esteban pouvait être abattu d’un moment à un autre à cause de sa place d’infiltré au sein de l’organisation criminelle des Sharks. Il redoutait souvent ce jour, où son téléphone sonnerait et où en pleurs, Kayleigh lui annoncerait le trépas du lieutenant. Ce matin encore, c’était avec une angoisse persistante que l’anglais observait les quelques lignes du Times en s’attardant à peine sur les grands titres. Les élections étaient pour bientôt et Jude avait la nette impression que Meredith allait une fois de plus se planter sur la toile de fond du paysage électoral. Il allait voter pour elle, certainement. Elle méritait de monter en grade dans le sénat chez les Démocrates. Esteban se glissa à ses côtés ; discrètement il posa sur le coin du banc un dossier assez fourni. Jude fit mine de regarder le soleil miroitant sur le lac « Tout y est. Ce soir, les docks, minuit. » Sourcillant légèrement, l’avocat plissa le dossier et le rangea dans sa poche ; il posa son regard sur son journal dont il écorna nerveusement les pages. « C’est de la grosse cargaison ? ». Le brun acquiesça puis se redressa. Machinalement, il scruta de gauche à droite à deux reprises et voyant que les issues étaient dégagées, il ajouta, dans un souffle à peine audible. « Jude, laisse moi faire, ne rentre pas dans ce business. Ce n’est pas de ton niveau. » L’anglais fronça les sourcils ; il détestait lorsque son ami jouait les héros suicidaires. Les sauveurs de pacotille. C’était risqué. Cela n’avait aucun intérêt. Et puis lui aussi avait fourni un travail remarquable sur cette affaire, il voulait égoïstement sa part du gâteau. « Je viendrais avec les autorités. Je serais là Esté ! » . Le blond n’eut pas le temps d’en rajouter davantage que l’hawaïen avait déjà fui dans les épais bosquets. Sa silhouette apparut sous un dernier éclat du soleil avant de se fondre complètement dans l’obscurité. Réprimant un soupir, Jude se redressa tout en contemplant une dernière fois l’étendue où chatoyait le soleil, si intensément qu’il en fut ébloui. Clignant des paupières, il sentit son cœur s’emballer. Ses pensées se mêlaient aux doutes. L’anglais craignait le pire ; il avait un sale pressentiment. Sans plus attendre, Jude disparut à son tour le long du sentier boisé puis à pas pressés, il rejoignit sa voiture. Le véhicule démarra rapidement puis disparut en plein cœur de la City.

En début de soirée, le jeune homme était encore au bureau à éplucher avec la même minutie les dossiers qu’Esteban lui avait fournis ; cela pouvait faire tomber bien des têtes, mais l’hydre allait encore pouvoir survivre malgré cette intervention nocturne. L’avocat jugea bon d’arrêter le massacre tant qu’il en était encore temps ; ce soir, ce n’était finalement qu’un petit deal entre deux bandes alliées. La Cosa Nostra et les Sharks. Rien de plus. Les gros poissons n’allaient en aucun cas tomber dans le piège et mordre, cela serait trop facile. Les docks étaient un endroit hautement surveillé, et même le plus petit dealer savait cela. Basculant légèrement le siège, l’avocat observa par la baie vitrée, le ciel virant au noir et les étoiles y étincelant intensément. Il aurait aimé que les choses soient aussi claires que les astres, moins ardues à déchiffrer. Rageusement, il attrapa un papier et le réduit en boule ; il se mit à la jeter en l’air, à la rattraper avec adresse tout en songeant encore et encore à ce rendez-vous dangereux sur les docks. Et si cela dérapait pour Esteban ? Jude connaissait assez bien le caractère aventureux et nonchalant de son camarade. Trop pensif sans doute, il ne fit pas attention et la boule de papier lui échappa des mains. Etait-ce également ce qui allait se passer ce soir ? Soucieux, l’anglais se replongea dans les dossiers, espérant qu’une lecture encore plus rigoureuse et attentive de cette affaire allait l’aiguiller sur le bon choix à faire ; il composa aussitôt le numéro du collègue d’Esteban. Dano. Il lui demanda de ne pas se rendre sur le quai à minuit, mais vers les coups d’une heure du matin. Une descente trop hâtive pouvait tout faire échouer et les heures d’intense infiltration de l’hawaïen n’auraient servies à rien. Tout ce qu’il avait fait pour devenir l’un des Sharks non plus. La lueur jaunâtre de la lampe vacilla soudainement sur une ligne qui éclaira le jugement du jeune homme. Et là au même moment Kayleigh entra dans le bureau, le teint pâle, l’air affolé. Jude se redressa rapidement et lui fit face. Sa jeune employée lui expliqua que le rendez-vous avait été amorcé plus tôt, qu’il se passait quelque chose de pas très net ces derniers temps chez les Sharks, qu’ils cherchaient le traitre parmi eux. Cela, naturellement Esteban avait omis de lui en dévoiler quelques secrets. Aussitôt, le cambridgien enfila sa veste et prit les clés de sa voiture, il fit signe à Kayleigh de l’accompagner. Il était encore temps de sauver Esteban. Le trajet fut pratiquement silencieux hormis les quelques sanglots de l’étudiante en droit ; Jude, désarçonné, ne sut pas trouver les bons mots pour calmer son chagrin car lui aussi était anxieux et craignait le pire. La berline noire s’aventura hors des sentiers battus ; les docks affichaient leur brumeuse noirceur. Le ciel apparaissait plus froid ici. Le mistral descendant des côtes fit frémir l’avocat lorsqu’il sortit du véhicule en claquant rapidement la porte. Kayleigh le pria de faire attention. Il acquiesça et lui fit signe de rester sagement dans le véhicule, et que si d’ici une demi-heure il n’était pas là, là, elle devra faire appel à Dano et toute son escouade. A pas feutrés, l’avocat avança en eaux troubles ; ce n’était vraiment pas son habitude que d’aller dans des endroits si obscurs et si angoissants. Le vent le glaça sur place. Il tenta d’avancer le plus près possible des vieux entrepôts, se cachant discrètement derrière les conteneurs. Hormis l’odeur pestilentielle du poisson, le parfum nocif de la mort se répandait dans les airs. L’anglais courba l’échine ; il scruta l’horizon noirâtre, y cherchant âme qui vive, mais rien. Soudain, deux voitures débarquèrent, sortant de nulle part ; les portières se refermèrent sur cinq hommes. Jude reconnut non sans mal son camarade Esteban…Mais ce ne fut pas le seul qu’il crut reconnaître. En plissant légèrement les yeux, le britannique observa, effrayé, le visage pâle et impassible de son protégé. Thomas. Que faisait-il ici ? L’anglais niait l’évidence, son esprit s’emmêlait de conclusions hâtives. Des éclats de voix parvinrent jusqu’à lui, mais ces chuchotis étaient encore trop ouatés par les sirènes des bateaux déchirant les flots glacés. A pas silencieux, Jude se fraya un chemin afin se rapprocher des docks ; les entrepôts crasseux furent éclairés par le reflet argenté de la lune. Les visages de tous les mafieux furent parés de la même teinte grisâtre. Soudain, un coup de feu retentit. Un homme tomba à terre. Jude sentit son cœur se décrocher dans sa poitrine ; il crut perdre Esteban…Thomas. Les voix s’élevèrent en même temps que les murmures du mistral agité. La houle venait se répandre sur le quai lorsque les Sharks jetèrent un cadavre en mer. Jude étouffa un soupir de soulagement, ni l’hawaïen, ni l’africain ne furent touchés. Leur traitrise n’avait donc pas été dénoncée ; ils étaient hors de cause. Le corps sans vie fut avalé par les vagues et disparut dans la noirceur des océans.

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Thomas E. Preasley
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Thomas E. Preasley

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MessageSujet: Re: Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN.   Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN. EmptyLun 2 Avr 2012 - 21:38

Le travail, le mensonge, la perfidie, la peur, le courage, la volonté, la force, l’inconscience et la faute, voilà dans quoi traînait Thomas depuis certains temps. En effet, depuis que Jude l’avait fait sortir de prison et qu’il avait pris des cours de droit pour suivre son mentor, Thomas avait sombré peu à peu dans un côté plus sombre de son esprit. Non pas de sa volonté mais à cause des pressions que l’on faisait sur lui. Contrairement à avant, il avait à perdre dans cette histoire, maintenant il avait bien plus à perdre que la vie. Aujourd’hui, le sud-africain avait des amis, des gens à qui il tenait. Il n’était plus la seule personne dans son univers, celui-ci s’était étendu, il lui était donc obligatoire de suivre la directive imposée et, une fois rentré dans l’engrenage du mal, il est impossible d’en sortir, lorsque tout est contre nous, on ne peut que continuer. Combien de fois avait-il eu envie de franchir la porte du bureau de Jude pour lui avouer la vérité, pour lui dire qu’il recommençait son travail avec le Sharks, même s’il ne le voulait pas, combien de fois. La peur de le décevoir le faisait reculer inlassablement, il avait trop à perdre. Finir sa vie en prison par exemple, même s’il pourrait témoigné dans un procès, il serait alors traqué jusqu’à la mort. Lorsqu’on est un Sharks, on le reste à jamais, voilà la dure leçon qu’il était en train d’apprendre contre son gré. Aussi, il devait traiter de toutes les affaires qu’il y avait à Los Angeles, il était devenu une sorte de Leader après qu’il est évincé le chef avec Jude. Il n’y prenait aucun plaisir, contrairement à ce qu’il montrait. Moins il traînait avec ces gens, mieux il se portait, et si cela n’était pas suffisant, un autre homme grouillait dans l’équipe, un flic, ami de Jude qui menaçait de raconter la vérité à l’anglais. Pourquoi ? Parce qu’il ne l’aimait pas, tout simplement. À peu près autant que Thomas ne l’aimait pas. Mais, plus le temps passait, plus Thomas avait peur de ce que choisirait Estéban concernant l’avocat, irait-il raconter la vérité à Jude ? Après tout, lui il était couvert, ce n’était qu’une mission, c’était totalement différent pour Thomas, lui il y était réellement. Il était un vrai Sharks. Il connaissait toutes les histoires de drogues, de prostitutions de la ville, tout ce qu’il voulait, c’était de ne rien savoir des meurtres. Le crime capital qui était la pire des choses selon lui, impossible de tuer quelqu’un, c’était au-delà même de son jugement, au-delà de Jude et lui même, c’était simplement impossible. Ôter la vie à quelqu’un est tout simplement la pire chose qu’une âme humaine puisse connaître, il n’y avait pas de crime pire que cela. La vie était un cadeau faire par Dieu aux humains et c’était le bien le plus précieux pour beaucoup d’entre eux.

L’affaire de la soirée pour Thomas, c’était une livraison d’une cargaison importante venant de Colombie, plusieurs tonnes de cocaïnes devait arriver dans la soirée et devait être immédiatement transféré vers plusieurs points pour devenir introuvable, personne ne pouvait savoir de qui cela venait, il y avait beaucoup d’intermédiaire dont nombreux qui ne savait même pas ce qui leur était donné. Thomas était ainsi sûr de ne pas être démasqué. Ce n’était pas lui qui choisissait quoi que ce soit mais il était chargé de récupérer les cargaisons, il l’avait toujours été. Le quai devait être vide, c’était ainsi que l’avait prévu le gang, ainsi personne ne pourrait témoigné d’une quelconque arrivé de substances illicites. Thomas descendit de la voiture, Esteban à ses côtés. L’endroit était calme et seuls des conteneurs asseyait leurs imposantes masses au milieu du port. Inévitablement et par habitude, les hommes partirent faire le tour pour vérifier le lieu. À priori, personne. Alors qu’ils allaient ouvrir le conteneur, Thomas entendit un coup de feu, il se retourna et vit un de ses hommes, l’arme pointée vers un cadavre. C’était un des déchargeurs du port. « Combiens de fois vous ais-je dis que je ne voulais pas de mort. Il n’était pas nécessaire de la tu… MAIS QU’EST-CE QUE VOUS FAITES ? » Ses hommes venaient de le jeter dans la mer. Il les regarda avec dépit. « Vous étiez vraiment obligé de le jeter dans l’eau ? Il avait peut-être une famille, des enfants ! » Thomas détestait les méthodes de ces hommes. Tuer, dissimuler. Ils ne pensaient pas aux familles des victimes. Jamais, seuls leurs intérêts comptaient. D’un geste de la main, Thomas fit ouvrir le conteneur, à l’intérieur, trois cent kilos de cocaïnes. « Bon les gars, vous vous dépêchez d’enlever tout ça et de le mettre dans les voitures, je veux qu’on soit parti dans une demi-heure. » dit-il l’une des personnes à peu près aussi « gradé » que Thomas. Lui seul faisait peur à l’avocat car il avait le pouvoir de le tuer, officiellement.


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Sometimes the heart sees what is invisible to the eye.
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Esteban W. Cavanaugh
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Esteban W. Cavanaugh

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MessageSujet: Re: Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN.   Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN. EmptyLun 16 Avr 2012 - 16:47

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“We took risks. We knew we took them. Things have come out against us. We have no cause for complaint.”

Dès l’aube, l’infiltré était parti à la pêche aux indices ; ce soir, les Sharks et des mafieux d’une bande rivale colombienne, proche de la Cosa Nostra des Riina allait faire des échanges de cargaisons de drogue et d’armes sur les docks, vers minuit. Désormais sûr de ses sources, Esteban avait jugé bon d’en informer Jude afin que ce dernier ne prévienne Dano et toute l’équipe pour débarquer à temps dans le but d’intercepter la marchandise et les truands. Le soleil baignait le ciel de ses douces vagues safranées, le vent était tiède, coloré par les fleurs encore en bouton dorés ; le lieutenant pénétra dans son appartement sur Neptune après avoir traversé à deux reprises la ville afin de s’assurer que personne ne l’avait suivi. Les Sharks étaient à la recherche de la ‘taupe’ ; J. avait des soupçons sur lui, alors qu’Hicks était convaincu que J. était la taupe. Toutes ces affaires étaient bien compliquées et mettaient sans cesse l’infiltré dans une position bien délicate ; le jeune homme s’installa sur le divan, ferma les paupières juste quelques minutes. La fatigue creusait ses traits. Il n’avait pas dormi depuis deux jours à cause de toute l’agitation au sein de la bande qu’il avait infilitrée. Et puis, il devait s’atteler à compléter un dossier en béton pour le proposer au cabinet Kennedy ; Jude avait réuni tous ses avocats sur cette affaire. Soudain, Esteban se souvint qu’il avait rendez-vous dans vingt minutes avec l’anglais dans le parc, près de l’étang. Ce point de passage était le plus quiet, celui fréquenté par peu de monde et celui qui assurait à l’un et à l’autre un minimum de sécurité. Attrapant sa veste de cuir et se munissant du dossier bien rempli, le lieutenant dévala aussitôt quatre par quatre les marches de l’escalier. Quittant l’immeuble, il s’assura une dernière fois de ne pas avoir été suivi avant de s’engager dans une des ruelles menant au parc, hors de la City. En y arrivant, Cavanaugh se retrouva nez à nez avec le britannique qui lisait comme tous les jours, le Times ; le quotidien de son Londres préféré le ravissait sans cesse. Esteban savait combien Jude était attaché aux petites choses de son grand pays. Après avoir une nouvelle fois épié d’outre en outre l’horizon clair, il s’installa sur le banc et glissa discrètement le dossier entre Jude et lui ; l’avocat l’attrapa, le plia soigneusement avant de le ranger rapidement dans sa poche. Les deux hommes échangèrent quelques mots ; Esteban pria Jude de s’assurer à ce que Dano reçoive les informations bien avant minuit, afin de s’assurer d’une quelconque sécurité si les choses allaient de mal en pis. Alors que Jude chercha à négocier avec Cavanaugh afin d’être également de la partie, l’hawaïen ne répondit rien et disparut furtivement derrière les arbres, laissant ainsi son ami seul à sa réflexion. Il était persuadé que Jude allait être mâture et qu’il n’allait pas le rejoindre aux docks.

La soirée débuta enfin, et bien tôt ; après avoir adressé un baiser tendre à "Nina" -Kayleigh- , l’infiltré se rua vers la voiture où Preasley et d’autres Sharks l’attendaient. Ils plaisantèrent un coup mais on sentait la tension consumant les airs ; tous paraissaient bien pâles. Leurs cœurs battaient vite. La voiture fit le tour des docks afin de s’assurer que personne n’était là, prêt à les tenir en embuscade. Ils s’arrêtèrent enfin devant l’un des imposants chalutiers ; anxieux, Cavanaugh se demandait pourquoi l’heure de l’échange avait été avancée. Il y avait quelque chose de pas très net dans toute cette affaire. Adressant un regard noir à Thomas, le jeune homme arpenta de long en large le quai tout en observant de temps en temps l’horizon où l’on voyait briller les sirènes de navires. Soudain, un coup de feu fut tiré et par pur réflexe, l’infiltré se saisit de son arme qu’il brandit en avant ; fausse alerte. Preasley était encore sur pied. Tout comme les autres Sharks. Esteban rangea rapidement son arme dans son fourreau de cuir avant de s’approcher du corps sans vie que les hommes d’Hicks tirèrent de toutes leurs forces, en pestant. Thomas intervint aussitôt, criant d’un timbre sec, qu’ils n’auraient jamais dû tuer ce pauvre docker. L’hawaïen ne releva pas ; il avait vu les Sharks à l’œuvre à maintes reprises, et ce petit meurtre ne l’impressionnait pas plus que cela. Il en avait des morts. Il avait tué aussi. Les hommes jetèrent sauvagement le corps à la mer alors que l’avocat braillait en s’agitant dans tous les sens ; Esteban observa les dernières bulles remontant à la surface avant que le cadavre lourd ne soit emporté dans les profondeurs glacées de l’océan. Soudain, un bruit de moteur perça le silence. Tous les Sharks se regroupèrent sur le quai, formant une ligne solide et droite ; leurs yeux étaient rivés sur l’horizon où flamboyait la lumière jaune d’une petite barque. Quelques voix aux assonances hispaniques s’élevaient dans les airs. Des cris, des jurons sans doute. Cavanaugh ne parlait pas l’espagnol. Le petit bateau se glissa près du quai ; un homme en descendit, puis un second et enfin deux autres imposants au teint bronzé et aux cheveux gominés. Hicks s’avança en premier ; il était le chef de cette branche des Sharks mais Esteban comme Thomas savaient que Royce était le seul commanditaire de toute l’armée. Les deux hommes dialoguèrent et échangèrent quelques rires gras avant de se serrer machinalement la main. « Esté, Tom aidez les gars à descendre les colis. » L’infiltré acquiesça avant de s’avancer d’un même pas que le petit jeune ; deux hommes leur tendirent des paquets bien fermés et lourds. Esteban en descendit plusieurs et les déposa aux pieds d’Hicks, tout comme Thomas. Une fois ceci fait, il reprit sa place près du jeune sud africain qui paraissait nerveux. Hicks claqua des doigts ; un des Sharks s’avança vers lui en lui tendant une valise pleine de billets. Le colombien l’attrapa alors que le chef des Sharks demanda à vérifier si la marchandise était de bonne qualité avant de conclure l’échange. Il claqua une nouvelle fois des doigts et cette fois-ci, Esteban intervint en lui tendant un canif que l’homme planta dans un des sacs ; de la poudre blanche et diaphane se répandit dans l’air. Tout à coup, des bruits se firent entendre ; des voix et des cris étouffés. Cavanaugh inclina aussitôt la tête, tout comme les autres de la bande ; devant eux, un cartel de la drogue ennemi. Les hommes tenaient en main des fusils et des révolvers. « Yo ! Tu nous as piqué la place mec. C’est pas cool ça. Tu sais qu’on plombe les petits blancs becs de ton genre. Ceux qui nous piquent nos deals, et ce n’est pas la première fois Hicks. » Le chef se présenta à eux ; un rasta aux dents en or, le teint aussi obscur que le ciel, les yeux aussi perfides que les ténèbres. « Que me vaut l’honneur de te voir ? Fiche le camp, c’est nous qui faisons affaire avec les Colombiens. » Les hommes de ce dernier bondirent avant afin de protéger leur chef. « C’est quoi ce bordel ? » Intervint le dealer de Colombie. « Un petit contre temps, rien de grave. » Confirma Hicks, anxieux. Il tapota sur l’épaule d’Esteban qui était devenu son sous-main ; l’infiltré sortit discrètement son arme. Ce geste ne passa pas inaperçu aux yeux du chef ennemi. « Dis à ton petit blanc de ranger son flingue sinon on plombe ce mec ! Il est avec vous, n’est-ce pas ? » Aussitôt les hommes traînèrent un corps qui s’agitait dans tous les sens ; ils le jetèrent à terre. Le mystérieux otage redressa soudainement la tête et là, Esteban réprima un souffle. Jude. Hicks s’approcha de Kennedy et soutint son regard. « Tom, c’est pas l’espèce d’avocat qui t’a sorti de taule la première fois ? Celui qui a essayé de nous nuire ? Qu’est-ce qu’il fout ici ? C’est de ta faute ? Tu lui as tout dit ? » Hicks devint rouge de colère. Esteban intervint aussitôt, voyant que la situation risquait de dégénérer. La vie de Jude était entre leurs mains. « Je ne pense pas que Preasley ait quelque chose à voir là-dedans. » Hicks dévisagea Cavanaugh en serrant la mâchoire sous le coup de la colère. « A mon avis, cet homme n’est pas un flic, c’est sûr, ça se voit. Mais il a l’air important et le tuer ne serait d’aucune utilité, aussi bien pour vous que pour nous ! Ca nous fera des emmerdes plus qu’autre chose. Après si vous voulez le descendre vous, faites le. Ce sera de votre faute et je suis persuadé qu’un mec de ce genre risque de vous causer de gros ennuis même mort. » décréta l’infiltré en observant la bande adverse et Hicks. « Preasley était avec moi toute la journée. Il n’a pas pu le prévenir. Les Docks sont réputés pour être un second bordel. Je suis persuadé qu’il est venu avec une fille. On dit que l’air marin est vivifiant ! » Un rire échappa à Esteban alors que l’anglais se tortillait dans tous les sens. « Lâchez le et foutez le camp, sinon c’est vous qu’on plombe ! » Aboya Cavanaugh en brandissant son arme vers la bande rivale. Les hommes hésitèrent un instant ; Thomas était fébrile. Jude s’agitait encore en cherchant à se défaire de ses liens alors qu’Hicks conservait un calme étrange…

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REMEMBER THE TIME YOU WERE A PRETTY YOUNG THING. This part in me you'll never know. The only thing I'll never show. Hopelessly I'll love you endlessly. Hopelessly I'll give you everything. But I won't give you up.
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MessageSujet: Re: Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN.   Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN. EmptyDim 29 Avr 2012 - 18:56

La nuit venait de tomber, le vent était de glace, le ciel d’encre. Pas un bruit. Juste le glissement des eaux noires. L’avocat était sorti du véhicule, à ses risques et périls. Peut-être était-il entrain de relever un pari fou en s’étant rendu près des docks ? Peut-être au contraire, allait-il faire l’un des actes les plus braves et les plus héroïques de toute sa carrière ? Cela allait peut-être la couronner ? C’était avec ces espoirs naissants que l’homme avançait à pas feutrés dans la pénombre ; son regard braqué sur l’horizon brumeux, il cherchait la lueur vacillante du navire qu’Esteban avait brièvement décrit dans le rapport. Rien. L’anglais enchaina les pas jusqu’à se retrouver totalement caché derrière un gros container ; ses doigts s’agrippèrent solidement à une rambarde en fer tandis que son regard allait et venait le long du couloir éclairé par la lune. Une lueur naquit sur l’horizon, perçant les brumes noires. Il entendit quelques bruits de pas. Un cri étouffé et le lourd bruit d’un cadavre jeté en mer. Il n’avait rien vu venir. Son cœur battait très vite, trop vite ; il craignait que son ami Esteban n’ait été découvert. L’infiltré ne lui disait pas grand-chose de ses manœuvres au sein des Sharks mais Jude était persuadé que son ami était en danger. Il n’approuvait pas tous ses agissements, il n’approuvait pas le concept même de cette mission suicidaire, mais Esteban avait tellement insisté pour le faire, et puis, l’anglais essayait de se convaincre que son ami était assez fort et assez expérimenté pour tenter l’expérience sans se faire choper. De nouveaux éclats de voix parvinrent jusqu’à ses oreilles ; le vent balaya les docks tandis qu’au loin, Kennedy vit une autre lueur. Elle était plus vive et elle se dédoublait ; une voiture. Furtif, l’avocat contourna rapidement le container puis se plaça dos à celui-ci. Sa respiration s’accélérait. Il en avait les mains tremblotantes. Il n’était pas habitué à être autant dans le feu de l’action, sauf lors des procès où il défendait corps et âme des truands pour se remplir un peu les poches. Oui, il lui arrivait d’agir ainsi, mais ça, rares étaient les gens qui le savaient. Jude essaya de se pencher en avant afin de mieux voir l’échange entre la bande des Sharks et les colombiens qui venaient dealer avec eux de la drogue. Un homme se présenta face à eux, d’une carrure imposante, le dos bien droit, le regard brillant comme des flammes arrachées à l’enfer ; il paraissait bien décidé à monneyer avec les contrebandiers selon ses conditions, et non les leurs. Le britannique chercha du regard Esteban, mais très vite, ses yeux s’arrêtèrent sur une silhouette qui lui parut vraiment familière ; il avait déjà vu cette personne…Où ? Cette question le troubla et l’empêcha de se concentrer sur l’échange entre les deux dealers. Maladroitement, l’avocat vascilla et manqua de peu à renverser un carton face à lui. Un soupir lui échappa. Il était trop fébrile ; finalement, Esteban n’avait pas menti. Il n’était pas fait pour ce genre d’action ! Lui, son royaume était le tribunal ! A pas furtifs, Jude tenta de se défaire de l’emprise accablante de l’obscurité ; il rebroussa chemin, mais là, brusquement, on l’accueillit avec une barre de fer en pleine face ! Sonné, le nez et le visage en sang, le blond qui était tombé genoux contre terre se mit à toussoter bruyamment en crachant du sang. Il avait un goût de fer dans la bouche. C’était désagréable. Quelques picotements lui brûlèrent la face. Il passa sa main dessus comme pour apaiser les plaies béantes et rouges. L’un des gars l’empoigna de force par le col de la chemise et le tira. Malgré lui, Jude se laissa faire. Le coup avec la barre de fer l’avait complètement sonné. Son cœur battait à tout rompre, sa respiration était aussi agitée que sa personne. Ses pensées paraissaient de plus en plus brouillonnes. Son assaillant le balança soudainement à même le sol. Vautré, Kennedy parvint à peine à se redresser. Il entendit quelques voix, mais ne prêta pas vraiment d’intérêt aux paroles. Il était complètement confus, désarçonné. Le ton s’éleva. On lui donna un second coup alors qu’il tenta de se redresser. Le regard vitreux, l’air pâle, le blond se retourna sur lui-même. Soudain, l’un des mafieux l’attrapa par le bras et le redressa violemment ; le visage baissé, l’avocat toussotait, un filet de sang ruisselant sur ses lèvres. Il leva à peine la tête. Son cœur manqua un battement lorsqu’il le vit…De face, si près. Thomas. Tom, son protégé, celui qui prendra sa relève au cabinet. Kennedy hoqueta de stupeur mais resta de marbre. La douleur le lançait mais il ne disait rien. Il était trop fier.

Un gars vint jusqu’à lui et son souffle brûlant se répandit sur le visage de Jude ; il soutint son regard. C’était un homme grand, aux yeux d’encre, une balafre ouvrait légèrement son arcade sourcilière. Ce type, Jude le connaissait, il l’avait déjà croisé une fois près du tribunal ! L’homme bouscula à peine le britannique en le raillant. Une voix s’éleva soudainement ; le contrebandier s’écarta de Jude et disparut aux côtés de ses hommes tandis que les assaillants s’impatientaient. Bien qu’il était sonné, l’avocat avait perçu quelques bribes de leur discours ; ils voulaient dealer avec les colombiens et prendre une bonne part du marché. Ce que visiblement les Sharks refusaient. Kennedy soutint le regard d’argent d’Esteban ; l’infiltré s’avança jusqu’au balafré pour lui expliquer la situation, tandis que Thomas dévisageait Jude. Le britannique était dégoûté, déçu ; la douleur physique était bien moindre face à celle que son mentale venait de déguster. Ses yeux rencontrèrent ceux de l’afrikaner. Il le toisa avec mépris avant de reporter son regard vers Cavanaugh et le chef des contrebandiers. Il jugea bon d’intervenir lorsque brusquement, Esteban brandit son arme vers la bande rivale. Le chef de celle-ci qui tenait en joue l’anglais, desserra doucement son emprise sur ce dernier. Jude parvint à soudainement s’écarter d’eux. Il en profita pour balancer une rouste violente au gars qui l’avait tenu comme un chien en laisse depuis une dizaine de minutes. Une insulte accompagna son geste. « Il a raison ! » Releva le britannique en se redressant enfin. Il réajusta par réflexe le col de sa chemise en s’avançant d’un pas vers le balafré. Tout en essuyant le filet rouge qui dépassait de ses lèvres, il décréta avec une arrogance inégalée, comme s’il était en plein procès. « Vous, comme vous, êtes cuits. Si vous me tuez, je ne vous laisserai pas en paix, jamais ! Votre dealer a raison. Parfaitement raison ! » Il reprit son souffle, se courba légèrement comme pour évacuer la douleur avant de désigner d’un doigt accusateur les deux chefs de bande. « Vous, et vous, vous venez sérieusement de vous faire un ennemi de taille. Je vous conseille de déguerpir d’ici et de prendre toutes vos petites marchandises avec vous avant que je ne vous fasse coffrer ! » Le regard brillant et tranchant comme de l’acier, Jude enchaina, fier et toujours aussi insolant, tout en jetant un coup d’œil sur sa montre « Il vous reste pas moins de cinq minutes avant que les autres ne s’engagent sur les docks. Comment je le sais ? Peu importe à vrai dire. Je vous dis juste qu’ils sont dans les parages…Tout près. » Il sourit. Son cœur battait à tout rompre : quel coup de poker ! « C’est une faveur que je vous fais là, et surtout, emportez vraiment bien tous vos déchets ! » Son regard s’arrêta longuement sur Thomas. Le balafré dévisagea Jude puis porta son regard vers Esteban qui avait encore l’arme en main. « Déguerpissez ! Allez !» Un sourire traversa le visage de l’avocat alors qu’il gardait une main derrière son dos, comme pour faire diversion et prouver qu’il avait toutes les cartes en main…Alors que c’était absolument faux , sa vie ne tenait qu’à un fil, tout comme celle de Thomas sur qui visiblement les soupçons étaient posés. Cela eut comme le don de satisfaire éphémèrement le britannique. Il voulait donner une bonne correction à son soi-disant protégé. Le traitre !

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Thomas E. Preasley
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Thomas E. Preasley

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MessageSujet: Re: Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN.   Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN. EmptySam 5 Mai 2012 - 16:51

La transition calme avait été ratée, une affaire bien plus dangereuse et troublante se tramait en secret. Qu’est-ce qu’Estéban faisait donc, que mijotait-il ? Il était persuadé que ce gang rival n’était pas arrivé ici par hasard, quelqu’un les avaient prévenus pour foutre les leaders dans la merde. Thomas se sentait visé, peut-être parce que quelqu’un voulait voir Thomas tombé, après tout il était sur la pente descendante, sur un fil qui pouvait très facilement s’effondrer. Il menait double jeu, c’est sûr, mais contrairement à Estéban, il ne faisait pas parti du gang pour une mission, ni-même pour faire tomber le gang bien qu’il espérait pouvoir un jour se servir de tout ce qu’il savait sur le gang. Mais le couteau était à double tranchant car si le gang tombait, Thomas tomberait aussi, il n’y avait aucun ordre officiel qui lui permettait de rejoindre le grand banditisme. Lui, il était dans le gang parce qu’il n’avait pas le choix, il payait aujourd’hui les erreurs du passé. Tout simplement. Aussi, lorsque tous braquèrent leurs armes les uns sur les autres, Thomas ne su plus où se mettre, il portait en horreur l’utilisation de cette technique. Il y a des manières bien plus dangereuses de faire tomber quelqu’un, les armes ne sont pas nécessaires. Alors que la tentions montait, le gang des colombiens fit sortir un otage que Thomas n’aurait jamais pensé voir, un otage qu’il voulait à tous prix éviter de voir. Pourquoi fallait-il toujours que les choses tournent mal ? Jude Kennedy, le protecteur et mentor de Thomas, celui à qui il mentait depuis des mois venait de découvrir le vrai visage de son protégé, celui-ci d’un menteur, manipulateur qui essayait de jouer sur tous les tableaux. En plus de cela, l’apparition de l’avocat fit prendre conscience au leader des Sharks que Thomas n’était pas pour rien dans cette histoire. « Tom, c’est pas l’espèce d’avocat qui t’a sorti de taule la première fois ? Celui qui a essayé de nous nuire ? Qu’est-ce qu’il fout ici ? C’est de ta faute ? Tu lui as tout dit ? » Thomas observa Hicks avait un regard vide, jamais il n’aurait fait cela, c’était signer son arrêt de mort, la prison à vie. Dans l’immédiat, il devait trouver un moyen de sortir de cette embrouille. Il ne voulait pas que Jude soit blesser, il ne voulait pas se prendre une balle dans la tête et surtout, il ne voulait pas être démasqué d’une quelconque manière car il connaissait les méthodes des Sharks. Ils s’attaqueraient à toutes les personnes que Thomas aimait, il ne pourrait supporter cela. « Je ne pense pas que Preasley ait quelque chose à voir là-dedans. » Thomas observa Cavanaugh avec un regard étonné, il n’aurait jamais pensé que le flic sous couverture puisse prendre sa défense. Ils se détestaient. Pourquoi ne ferait-il pas tomber Thomas maintenant qu’il en avait l’occasion. Il lui serait si facile de le faire disparaître maintenant. Cela réglerait bien des problèmes, notamment vis-à-vis de Jude. Jude, bien sûr, c’était surement pour Jude qu’il faisait ça. « A mon avis, cet homme n’est pas un flic, c’est sûr, ça se voit. Mais il a l’air important et le tuer ne serait d’aucune utilité, aussi bien pour vous que pour nous ! Ca nous fera des emmerdes plus qu’autre chose. Après si vous voulez le descendre vous, faites le. Ce sera de votre faute et je suis persuadé qu’un mec de ce genre risque de vous causer de gros ennuis, même mort. » L’inspecteur fit preuve d’une belle intelligence en sortant tout le monde de la merde. Il ne pensait pas voir en Estéban un tel négociateur, mais il s’en sortait plutôt bien, la situation se détendait au moins du côté des Sharks. « Preasley était avec moi toute la journée. Il n’a pas pu le prévenir. Les Docks sont réputés pour être un second bordel. Je suis persuadé qu’il est venu avec une fille. On dit que l’air marin est vivifiant ! » Thomas retint un rire nerveux, il avait du mal à imaginer Jude avec une femme actuellement, il connaissait sa loyauté envers Brooke. Même s’il ne connaissait pas très bien la jeune femme. « Lâchez le et foutez le camp, sinon c’est vous qu’on plombe ! » Thomas recula d’un pas sous la peur. Voilà que la situation empirait. Son cerveau se mit en marche, si Jude était-là, cela voulait dire que la Police n’allait pas tarder d’arriver. Il devait trouver un moyen de sauver tout le monde, lui y comprit.

Jude se redressa, ce qui étonna particulièrement Thomas. Il savait se battre visiblement. Il parvint à se dresser sur des jambes et se défaire de l’emprise du colombien. Thomas eu alors peur que Jude le balance. Il n’avait rien à perdre, et il pouvait voir dans son visage toute la déception. « Vous, comme vous, êtes cuits. Si vous me tuez, je ne vous laisserai pas en paix, jamais ! Votre dealer a raison. Parfaitement raison ! » Jude semblait sûr de lui, comme s’il commençait un plébiscite. L’avocat entrait en jeu, avec le temps, Thomas pouvait voir quand son mentor bluffait, il sentait parfaitement le coup venir. « Vous, et vous, vous venez sérieusement de vous faire un ennemi de taille. Je vous conseille de déguerpir d’ici et de prendre toutes vos petites marchandises avec vous avant que je ne vous fasse coffrer ! » Thomas réfléchit à une manière de faire partir tout le monde, il n’y avait aucune raison que tout le monde le croit, actuellement, il était celui sur qui tout les soupçons se portaient, mais il avait encore une maigre chance, notamment grâce à sa connaissance du milieu de la Police. « Il vous reste pas moins de cinq minutes avant que les autres ne s’engagent sur les docks. Comment je le sais ? Peu importe à vrai dire. Je vous dis juste qu’ils sont dans les parages…Tout près. » Il bluffait, il voulait faire peur aux deux gangs, bien évidemment, cela fonctionnait parfaitement. Seuls quelques septiques ne croyaient pas aux mots de l’Anglais. Thomas, lui, fit mine d’y croire. « C’est une faveur que je vous fais là, et surtout, emportez vraiment bien tous vos déchets ! » La drogue allait disparaître et Thomas savait exactement comment. Elle allait rentrer tranquillement chez elle. Ils avaient, théoriquement, assez d’avance. « Déguerpissez ! Allez !» Thomas s’avança vers le leader du gang. Il avait des soupçons qui feraient tomber Thomas à jamais. « Rechargez la drogue dans le bateau, vite, dit-il d’une voix calme, le temps que la police arrive, vous serez déjà à deux-cents mètres d’ici. Et le temps qu’ils appellent les garde-côtes et que ceux-ci arrivent, vous serez déjà dans les eaux internationales où ils n’auront plus aucun pouvoir. » Il reprenait doucement confiance en lui. Avec un peu de chance, tout le monde sera épargné. Maintenant, il devait trouver le moyen de prendre Jude tout seul, à l’écart. Il devait lui parler. Mais comment ne pas faire que ce soit suspect ? Il avait beau chercher, il n’y avait aucune version de l’histoire où ils pourraient être tranquille. On n’avait pas assez confiance en lui. Il se tourna vers le gang ennemi. « Si vous partez maintenant, vous serez bien trop loin pour que la Police ne vous retrouve. Et nous aurons disparu. » Il venait d’avoir une idée, un coup de poker. Il voulait tenter de faire fuir tout le monde tout en trouvant le moyen de les garder sous la main. Il serait bien facile pour Jude de les faire arrêter après ça. « Esteban et moi, on s’occupe des preuves. En apparence, cela pouvait paraître louche, bien sûr, mais il savait également que les autres avaient bien trop peur de se faire démaquer pour réagir. Nous sommes ceux qui connaissent le mieux les Docks. Il nous sera facile de disparaître après. Calmement il s’approcha de Hicks. « Dit au Boss ce qu’il s’est passé, il sera quoi faire de cet homme. » Il n’essaya même pas de cacher cette affaire, de cette manière, Hicks penserait que ce n’était qu’une coïncidence et que Thomas, Esteban et Jude s’étaient retrouvés ici par hasard. Du moins il l’espérait.


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Esteban W. Cavanaugh
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MessageSujet: Re: Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN.   Beaten at their own game - THOMAS/ESTEBAN. EmptyMer 16 Mai 2012 - 19:02

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“We took risks. We knew we took them. Things have come out against us. We have no cause for complaint.”

La situation commençait sérieusement à se corser entre les bandes rivales ; malgré son sang froid, Esteban sentait que tout allait lui échapper. Le visage déconfit, l’Infiltré tenta de préserver son impassibilité alors que des intrus déboulèrent, jetant sauvagement au sol le corps d’une personne qui lui était bien familière ; Jude. L’avocat ne l’avait pas écouté ; il en avait encore fait qu’à sa tête. Foutu tête de mule britannique, pensa l’hawaïen, amer. De marbre, Cavanaugh tenta de sauver les apparences en privilégiant à la fois la vie sauve de son camarade et la cargaison que les mafieux colombiens cherchaient à tout prix à revendre aux Sharks. Il ne devait pas négliger la priorité du jour ; décapiter une des têtes de l’Hydre. En ayant Hicks, les flics affaibliraient une partie de l’armada. Malheureusement la présence du britannique faussait tout, ce qui avait le don d’énerver sérieusement le lieutenant ; Esteban tira à part Hicks pour l’empêcher de commettre l’irréparable. Le second des Sharks de L.A était quelqu’un d’impulsif, de nerveux ; Cavanaugh le comprenait et savait parfaitement l’interpréter tant leurs caractères étaient fondés en un même feu, ardent, dévastateur. Le pire des incendies. Celui qui ravage, qui tue. Qui brûle tout sur son passage. Le jeune homme obéit aussitôt à son supérieur qui négligea la présence de Kennedy pour sortir les cargaisons du bateau ; le colombien bien que dépassé par la situation, restait silencieux, l’œil vif. Il y eut un court moment où l’hispanique s’agita et commença à hurler en sa langue ; à l’instant où exactement Jude ouvrit son calpet ! Esteban rêva à cet instant de lui en coller une pour la lui fermer. Que faisait-il au juste ? Quel était ce petit jeu minable auquel il se livrait ? L’infiltré n’avait jamais réellement compris les méthodes du britannique ; tantôt il le jugeait admirable, tantôt effrayant, et souvent, il n’arrivait pas à décrypter ses moindres faits et gestes. Cavanaugh garda son arme en main, la brandissant toujours adroitement en direction du chef du cartel rival ; l’homme, un noir aux yeux verts et brillants comme ceux des serpents, palpa nerveusement sa Rolex en plaqué or avant de balancer quelques injures en créole à un de ses complices. Ce dernier lâcha Jude. L’avocat se défendait plutôt bien ! Esteban dévisagea ce dernier pendant que Thomas donnait des ordres, comme pour essayer de régler la situation et certainement de défaire son regard des yeux étincelants de son mentor, dans lesquels toute la rage et tout le mépris brillaient si diaboliquement. Jude les menaçait avec assurance ; jamais Cavanaugh n’avait vu son ami à l’œuvre car rares étaient les fois où il se rendait au tribunal. On l’y voyait mal. On se souvenait bien de ce visage. On le traitait encore comme un lâche, comme un traitre, comme un pervers, tout cela à cause d’Emma. A cette pensée, le brun grinça des dents ; une veine saillante brilla au niveau de sa nuque robuste. Il fixa Jude et se retint d’intervenir. Toute cette affaire risquait de tourner très mal. Surtout pour Kennedy. Thomas et lui avaient protégé leurs arrières, mais Jude…Moins. D’une voix calme, Preasley entra en jeu ; le jeune avocat tenta de remédier la situation afin de la tirer à son avantage pour éviter d’être lynché par les troupes ennemies, mais aussi par celles de l’intérieur. Impassible, Esteban le regarda faire, arme en main. Après de longues minutes de silence, les colombiens décidèrent de fuir ; ils chargèrent les paquets à l’arrière du bateau et y grimpèrent en marmonnant avec fureur des jurons en espagnol. La lueur du navire se transforma en un point palissant sur l’horizon. L’air frais leur fouetta le visage et calma leurs nerfs ardents qui étaient à vifs. L’infiltré n’avait toujours rien dit ; la dernière carte demeurait entre les mains de Thomas. Le jeune homme devait la déployer au plus vite, en espérant qu’il s’agisse d’un joker, sinon tous étaient cuits. Il s’adressa calmement au gang ennemi. Jude était calme aussi. Son prénom retentit ; c’était la première fois que Preasley avait réellement de la considération pour lui et qu’il ne cherchait pas à révéler son jeu, mais le cas était unique, dangereux ; ils devaient protéger Jude, mais aussi leurs intérêts. Il en allait de leur avenir au sein des Sharks et de tout le travail qu’ils avaient fourni pour intégrer cette bande. Cela était surtout existentiel aux yeux de l’hawaïen qui avait tout misé sur ça pour son retour à venir au sein de la Police ; coincer les Sharks était une aubaine pour lui. Bien plus qu’un simple moyen de se venger de son père en ternissant une fois de plus sa mémoire et en lui prouvant que jamais il ne serait comme lui, un criminel. Il acquiesça. « Allez-y. On connait bien les lieux et on se débarrassera de ça. » décréta t-il en désignant d’un regard accusateur le britannique qui essuyait avec rage le sang débordant de ses lèvres. Les rivaux n’attendirent par une seconde de plus ; à grandes enjambées, les hommes se mirent à courir après avoir crié des « On vous aura sales blancs ! » à l’adresse des membres des Sharks. Esteban esquissa un maigre sourire ; ce genre de comportements puérils avaient toujours eu le malin pouvoir de l’amuser bien plus qu’autre chose. Les ombres menaçantes des ennemis disparurent dans les ténèbres alors que l’on entendait au loin les hurlements des gyrophares. Les flics approchaient. Avec une assurance outrancière, Thomas continuait sa comédie; fasciné face à la prouesse du jeune avocat, Cavanaugh décrocha un demi-sourire lorsqu’Hicks lui adressa un regard, comme pour savoir s’ils n’allaient pas la leur faire à l’envers. « Totalement. Vas-y Hicks, on va tout terminer. Bien comme il faut. Pressez-vous, le mec avait raison, ils arrivent ! » Ajouta Esteban en prenant un air faussement inquiet. Hicks interpella le reste des hommes d’un claquement de doigts puis tous disparurent vers les quais. Cavanaugh rangea son arme et alla vers Jude qui n’avait toujours pas dit mot ; il dévisageait furieusement son protégé. « Qu’est-ce que t’es venu foutre là ? Merde Jude ! » L’infiltré lui tourna le dos tout en voilant son visage de ses mains légèrement tremblotantes ; il soupira un bon coup, courba l’échine puis se redressa subitement. « On doit leur apporter ça, sans quoi, c’est notre tête qui sera mise à prix, et pas la tienne ! Putain t’as tout foiré ! Merde ! » Cria avec plus de colère l’ex-flic. D’un geste rageur, Esteban donna un coup de pied dans l’un des cartons qui jonchaient le sol. Il se pencha et le redressa. « Allez, allons les porter loin, sinon les flics vont te coffrer Preasley. Tu dois foutre le camp tant qu’il est encore temps. » Habituellement, Cavanaugh l’aurait laissé dans la mouise et il aurait même pris un malin plaisir à le voir se faire choper par les policiers, cependant il se sentait redevable ; il aurait pu le trahir aussi. Mais il ne l’avait pas fait. Le britannique haussa le ton, l’hawaïen répliqua aussitôt, rouge de colère. « Tu régleras ça avec lui lorsqu’on sera à couvert. Laisse-le, il a tout fait pour te sauver la mise ! » Les trois hommes avancèrent ensemble jusqu’à un container légèrement entrebâillé près duquel ils décidèrent de cacher les paquets. « Je reviens, parlez entre vous. Je vais appeler Dano pour lui dire que tu as foutu la merde et que tu as ruiné l’affaire ! Bravo Kennedy ! » Esteban était ironique ; il ne voulait plus hausser le ton. Il se contenta de lui adresser un clin d’oeil avant de se munir de son téléphone jetable. Après avoir composé le numéro de son complice chez les stups, il lui parla longuement tout en gardant un œil vers les docks.

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