LE FORUM DE CYRINE, PAR CYRINE POUR CYRINE
 
CYRINE ON A DECOUVERT TON PETIT SECRET Hihihihihihi

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MessageSujet: ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael.   ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael. EmptySam 10 Mar 2012 - 0:15

Toujours aussi stresée, la jeune indienne ne put s'empêcher d'appeler Elisabeth, sa meilleure amie, pour lui dire ce qu'elle était en train de faire. Elisabeth était l'une des seules personnes qui connaissaient la famille de Sarah. C'était normal en même temps car cette dernière était sa meilleure amie. Sarah lui demanda donc des conseils. Elle était à deux doigts de faire demi-tour. Cela faisait trois heures qu'elle avait prit la route. Ce qu'elle faisait ? Elle partait à la recherche de sa mère. Beucoup d'émotions la traversèrent. La peur car sa mère n'était pas au courant qu'elle allait venir la voir ; la colère car son père et le reste de son entourage lui avait menti pendant toutes ces années ; l'angoisse de voir que sa mère était peut-être celle qu'elle n'imaginait pas. Oui, car pendant très longtemps, sa mère était une héroïne à ses yeux, elle l'admirait tellement. Ensuite, elle a disparu. Un matin, Sarah s'était réveillée, son père l'observait en train de dormir. Celui-ci attendait qu'elle se lève pour tout lui avouer. “ Chérie, ta maman est morte.” Ces mots, très simples, elle ne poourra jamais les oublier. D'ailleurs, Sarah n'a même pas pu revoir sa mère. On a organisé un enterrement mais Sarah n'a jamais vraiment eu l'impression d'avoir pu lui dire une dernière fois ses adieux. Depuis, elle a toujours eu ce sentiment qu'elle était encore en vie. A chaque fois qu'elle parlait des circonstances de sa mort avec son père, celui-ci changeait vite de sujet. Les gens de la meute se comportaient aussi d'une drôle de manière à chaque fois qu'elle parlait d'elle. Même s'il n'en parlait pas à son père – celui-ci risquait de très mal le prendre-, elle gardait toujours cette idée en tête. Elle refusait de croire que sa mère était morte. C'est pourquoi elle entamera des recherches. Quand elle avait quitté la Push, elle n'avait plus à faire semblant. Elle a vraiment commencé ses recherches à cette époque. Après des mois, des années de recherches, elle l'avait enfin trouvée. Celle-ci avait changé d'identité. Physiquement aussi, elle avait beaucoup changé. Elle n'avait qu'une photo mais elle sut tout de suite que c'était elle. Cela fait peut-être une dizaine d'années qu'elle ne l'avait plus vu mais elle se souvenait encore de son visage.

Elle avait appris où elle se trouvait le jour d'avant. Une fois rentrée à la maison, Julian lui avait dit qu'on avait laissé un message sur le répondeur qui lui était destiné. Après avoir écouté le message, elle partit directement dans sa chambre pour faire sa valise. Elle ne savait pas pour combien de temps elle allait devoir partir, elle préfèrait prendre ses précautions. Julian, intrigué, commença à s'inquièter. Il y avait de quoi après tout. Il voyait sa colocataire faire sa valise pour aller dans un lieu inconnu pour une durée indéterminée. Finalement, Sarah parvint à le convaincre que ce qu'elle faisait était important et qu'elle avait ses raisons. Ce fut donc pendant le trajet qu'elle appela sa meilleure amie pour avoir des conseils. Comment devait-elle parler à sa mère ? Elle avait peur de considérer sa mère comme une inconnue, de ne rien avoir à lui dire. Pourtant, elle avait tellement de questions à lui poser. Pourquoi les avait-elle abandonné tout d'abord ? Pourquoi n'a-t-elle pas cherché à reprendre le contact avec Sarah ? Qu'a-t-elle fait pendant tout ce temps ? S'était-elle remariée ? A-t-elle d'autres enfants ? L'a-t-elle oubliée ?
Il était seize heures à peu près quand elle arriva devant la maison de sa mère. Sarah n'arriva pas à sortir de la voiture. Elle ne sentait plus ses jambes, ses mains étaient restées coincées sur la portière de la voiture. Elle n'arrivait plus à respirer, elle allait l'impression qu'elle allait mourir à l'instant. Elle avait une crise d'angoise. Sarah prit de grandes respirations, essaya de se calmer du mieux qu'elle pouvait, mais en vain. Elle pensait que sa mère ne se trouvait qu'à quelques mètres d'elle, il fallait juste qu'elle aille sonner à la porte et et sa crise d'angoisse augmentait. Sarah but une gorgée d'eau, espérant que cela puisse faire quelque chose. Il lui fallut une bonne quinzaine de minutes pour se calmer. Tout se bousculait dans sa tête. Elle repensait à son père, à la famille qu'ils formaient tous les trois avant. Elle repensait à tous les bons moments qu'elle avait vécu avec sa mère et cela réussit à l'apaiser. Elle trouva enfin le courage de sonner chez elle. Tout cela pour rien car elle n'était pas à la maison. Par contre, ce fut une petite fille qui lui ouvrit la porte. En voyant cette petite fille, Sarah avait reçu un sacré choc. Peut-être que cette petite était sa soeur. Sarah avait du mal à accepter que sa mère ait pû fait sa vie avec quelqu'un d'autre alors qu'elle les avait abandonné. La petite fille regardait Sarah bizarrement. En effet, cette dernière ne savait plus trop quoi dire. Elle lui demanda par la suite où était sa maman. Celle-ci lui dit qu'elle se trouvait dans un cimetière, pas très loin d'ici. Cette fois, elle avait la certitude que cette petite était sa demi-soeur. Cela lui faisait tout drôle et elle avait envie de lui parler, de tout lui avouer mais elle n'en avait pas le droit. Elle lui indiqua ainsi le chemin. Sarah décida de partir là-bas à pieds. Le cimetière se trouvait juste à coté des bois et arrivée tout près, la jeune femme pouvait sentir une odeur de brûler. Elle la vit ensuite de dos. Elle savait tout de suite que c'était elle. Elle avait gardé ses beaux cheveux longs, elle portait encore le bracelet que Sarah lui avait offert quand elle avait cinq ans. Il y avait cette petite cicatrice qu'elle avait à l'avant-bras suite à une dispute qu'elle avait eu avec le père de Sarah. Mais même sans ces éléments, elle aurait quand même été capable de la reconnaître. Elle avança d'un pas. Sarah ne put s'empêcher de pleurer.

Maman, c'est toi ? Bien sûr, elle connaissait la réponse mais elle avait besoin de prononcer ses paroles. Maman, cela fait des années qu'elle n'avait plus prononcé ce mot. Celle-ci se retourna et croisa le regarda de sa fille. Soudain, tout activité avait cessé d'être. Qu'est-ce que tu fais là ? Sarah fut tout de suite blessée par les paroles de sa mère. C'était plutôt l'attitude de sa mère qui l'avait blessée, elle ne comprenait pas sa réaction. Elle avait pensé qu'elle serait heureuse de la voir et c'était tout le contraire. Ce que je fais là ? Je suis venue voir ma mère ! J'ai attendu ton retour pendant toutes ces années, je savais que tu étais toujours en vie, j'avais raison ! dit-elle, un sourire aux lèvres. Sa mère resta toujours de marbre. Retourne chez toi, c'est beaucoup mieux ainsi. Sarah avait l'impression d'avoir reçu un coup de couteau dans le dos. Elle ne s'attendait pas à cette réaction, surtout de la part de sa mère. Qu'est-ce qui a fait qu'elle soit devenue aussi distante ? Elle ne l'était pas avant. Elle voulait récupérer sa mère.Sarah continua de pleurer, devant les yeux de sa mère, qui ne fit rien. Elle ne la reconnaissait plus. Ce n'était plus la même.

Et c'est là qu'une dispute éclata. Sarah avait besoin de lui dire tout ce qu'elle avait sur le coeur. J'avais tellement de questions à te poser. Pourquoi nous as-tu abandonné ? On te faisait honte, c'est ça ? Qu'est-ce que j'ai bien pu faire qui t'ai donné envie de partir ? Maintenant, je vois que tu as refait ta vie. Tu m'as oublié ! Et moi je n'ai pas arrêté de penser à toi. Qu'est-ce que j'ai bien pu être bête ! Sarah, folle de rage, fit demi-tour pour rejoindre sa voiture. Tout ça était une très mauvaise idée, je n'aurais pas dû venir ici. C'était une grosse erreur. dit-elle tout bas. Sa mère ne se retourna même pas et continua ce qu'elle faisait avant. Elle se trouva déjà à quelques mètres quand elle entendit un énorme bruit. Comme si quelque chose avait explosé. La jeune femme hésita à se retourner pour voir ce qu'il se passait. Pourquoi devait-elle se soucier de sa mère, si celle-ci se fichait d'elle ? Pourtant, c'était plus fort qu'elle. Quand elle était revenue, elle vit sa mère, genoux à terre, les bras écartés. Elle récitait quelque chose à haute voix, elle comprit très vite qu'elle jetait des sorts. Du sang coulait sur son visage. Ce sort était en train de la détruire. Elle le savait car elle avait parfois la même chose. Elle ne pouvait pas se forcer pour jeter un sort sinon elle se mettait à saigner, elle devenait très faible. Elle se rua vers sa mère, la pria de s'arrêter mais celle-ci ne l'écoutait pas. Elle regardait dans le vide, c'était comme si Sarah ne se trouvait même pas en face d'elle. Ensuite, l'indienne pensa à sa petite soeur. Si elle n'avait rien à gagner à la sauver puisqu'elle avait perdu sa mère depuis bien longtemps, sa petite soeur avait besoin d'Aly.
Maman, arrête toi, pense à ta fille !
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Raphael E. Fitzpatrick
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Raphael E. Fitzpatrick

Masculin
▌MESSAGES : 220
▌LOCALISATION : appartement à Neptune.
▌JOB : étudiant en Théologie.
▌EN CE MOMENT : se découvre une nouvelle existence.
▌JUKE-BOX : DIGITALISM . blitz
▌AVATAR PRIS : Max Irons

Relations & Informations
» Humeur:
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» Arme / Pouvoirs :: ses aptitudes d'ange et sa grande humanité qui peut aussi s'avérer être une faiblesse.
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MessageSujet: Re: ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael.   ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael. EmptyJeu 15 Mar 2012 - 20:11


I'm gonna set you free ♱
♱ RAPHAEL & SARAH
Everybody knows where you go when the sun goes down. I think you only live to see the lights of town. I wasted my time when I would try .When the lights have lost their glow, you're gonna cry. Soon your sugar-daddies will all be gone. You'll wake up some cold day and find you're alone. You'll call to me but I'm gonna tell you: "Bye"When I turn around and walk away, you'll cry...


Quelque chose allait se passer ; quoi, je n’en avais pas la moindre idée, mais l’agitation frénétique de mes confrères et mes consœurs me faisait entendre que cela allait être terrible, que nous allions perdre des protégés. D’un même pas que Gabrielle, je m’avançai parmi la blanche assemblée, fraichement constituée autour du grand « sénat » où se réunissaient tous les curieux afin de comprendre d’une manière ou d’une autre la situation. Tout n’était que blancheur, mais au fond de nos cœurs, la noirceur s’incrustait aussi féroce et cinglante que la peur. Je la ressentais aussi. Un de mes protégés était en danger. Plusieurs même. Gabrielle pressa le pas et me tira par le bras afin que nous puissions être aux premières loges d’un spectacle édifiant ; les archanges répétaient quelques couplets saints de la Bible tout en se signait solennellement. Les perles de leurs chapelets ne luisaient plus comme l’émeraude ou le saphir. Leurs yeux avaient été rougis par les larmes, dont certaines perles se retrouvaient encore cousues sur leurs joues de velours. L’un d’eux, Marc, porta son regard vers le parterre de fidèles que nous formions ; tous blancs et aussi fleurissant que les roses du matin. Notre inquiétude déjà solidement enracinée en nous grandissait à mesure que l’homme se prêtait aux confessions ; il n’avouait pas ses péchés, mais la maladresse de tous. « Certains de vos protégés, disait-il en baissant honteusement la tête, ont été corrompus par des démons. Nous ne parlons pas là de vos protégés humains, mais ceux qui…sont magiques. » Gabrielle serra sa main dans la mienne comme pour se donner du courage et m’en donner aussi; un frisson me parcourut l’échine. Et si Aiyana Tragger était en danger ? Je fixai Marc sans mot dire ; mon visage me brûlait, mon cœur flamboyait conquis par un brasier dont je ne décelai pas le curieux secret. Je me sentais défaillir. Mourir, dévoré par les flammes d’un enfer auquel probablement l’indienne était entrain de se donner. Je n’avais jamais approuvé sa magie, ni même ses croyances polythéistes. Pour moi Aiyana – ce qui signifie fleur éternelle en indien- Tragger n’était qu’une vulgaire impie que je devais remettre sur le droit chemin, mais à mesure des mois où je l’avais fréquentée, j’avais appris d’elle bien plus qu’une simple histoire de ‘Grand Tout’, d’Eléments sacrés et d’autres barbaries sans nom ; elle m’avait formé. Elle m’avait appris à croire en moi et aux Autres. Sec, froid le silence reprit ses droits, glaçant nos cœurs et nos pensées ; de son ténor haut et velouté, Marc murmura plus faiblement les prières, à lui-même presque, comme s’il essayait d’expier seul ses péchés. Tout son sermon avait été assourdi par les battements convulsifs de nos cœurs. Nous avions tous un protégé ‘magique’ et ce en dépit de nos croyances radicalement opposées aux siennes. J’étais de ceux ‘aventureux’ ; on m’avait refourgué le cas Aiyana Tragger, car cette femme paraissait être pour mes prédécesseurs, un cas voué à l’échec. L’indienne n’avait pas été tendre avec moi et ce dès le début ; de sa langue sifflante comme celle des serpents, elle avait déversé sans cesse son venin à mon encontre, me traitant de tous les noms, ou pire, de vulgaire création bâclé d’un Dieu incapable. Tels avaient été ses mots. Aiyana Tragger était une femme forte, endiablée, touchante dans sa misère et dans sa pensée décadente. Elle m’avait effrayé au début, mais je l’avais bien appréciée par la suite ; mon cœur d’humain battait au rythme de ses cris incandescents et profanes. Mes yeux flamboyaient lorsque j’admirai le feu se refléter sur ses mèches d’ébènes, longues et soyeuses. Elle était d’une beauté fabuleuse. Enfin, les chuchotis et les gloussements des anges nous permirent à Gabrielle et à moi-même, de fuir le procès final du religieux. Sans plus attendre, ma meilleure amie disparut dans un torrent éclatant de lumière ; ses cheveux se dorant autour de son visage de craie. A mon tour, je disparu, foudroyé par un éclair de lumière incroyablement pure. Blanche. Divine.

La Terre me paraissait dès lors moins chatoyante que le Paradis ; le cimetière se peignait d’encre. Le vent âpre glaçait les gerbes de lilas et de roses ternissant la grise mine des stèles. Sur leurs pétales, se reflétaient les larmes des morts. Les cris de ces âmes en peine troublaient le silence funeste ; les cieux voutés et noirâtres s’émiettaient jusqu’aux confins de l’Univers où l’on voyait la cime de leurs crânes ossus et creux frottés par la lumière jaune du soleil au zénith. Bientôt la nuit allait venir, si brutalement qu’eux-mêmes, peineront à retrouver le chemin de la vie éphémère tant leur sommeil était lourd. Je les voyais. Je sentais leur présence si froide, si étrange ; leurs doigts blancs et glacés galbaient le contour de mon visage alors que de leurs mains tremblotantes, ils faisaient pression sur mes épaules, comme s’ils cherchaient à me pousser vers eux, afin que je ne puisse les aider à trouver le repos éternel. Déchirant la quiétude macabre de ce sentier perdu entre deux mondes, des sanglots et des cris me parvinrent distinctement : l’Humanité fleurissait encore là, à quelques pas de la Mort, dans sa faiblesse fanée. Dépassant les deux allées grises du cimetière, j’arrivai à la hauteur d’un caveau familial près duquel deux femmes se parlaient dédaigneusement. Aiyana Tragger était là ; toujours aussi hautaine et enragée avec sa chevelure flamboyante et son teint halé. Les éclats de voix et les larmes ruisselant sur le visage de l’inconnue face à elle, me piquèrent au vif. Aiyana Tragger la négligeait ; son regard d’encre perçait celui de la malheureuse qui dans un geste farouche, s’effaça le long du sentier où butinaient quelques rares abeilles, envoutées par l’étincelant nectar perlant sur les pétales des cytises. Je voulus m’approcher d’Aly pour la raisonner, mais dans sa colère angoissante, je préférai la laisser se calmer seule. A voix basse, l’indienne bougonnait quelques paroles à elle-même ; des mots dont le secret était entier, insondable. Le Diable était-il avec elle ? Je me rappelai de l’évangile de Marc. De la poignée de main d’une Gabrielle effrayée par l’Avenir auquel nos protégés étaient voués fatalement. Brusquement, le bruissement criard d’une explosion retentit et de la fumée se mit à nimber le cimetière d’une brume épaisse et noire. J’entendis les pas pressés de l’inconnue et ses hurlements à l’adresse d’Aiyana Tragger. En rouvrant les yeux, je voyais d’hautes flammes enroulant leurs bras rouges autour de l’amérindienne ; que Diable faisait-elle ? La folie l’avait-elle conquise à excès ? Sans plus attendre, j’intervins, enjambant agilement une pierre tombale et bondissant par-dessus un fossé. Je poussai l’inconnue brusquement de mon passage. Le feu prenait de l’ampleur. Ses flammes ardentes me brûlaient presque le visage.

Aiyana, arrêtez immédiatement! De ses yeux rouges comme les flammes, elle me dévisagea en me marmonnant quelques paroles dans sa langue d’impie. Je tournai la tête vers l’inconnue et subitement, je fus frappé par la ressemblance entre leurs visages ; leur beauté exotique, leur teint halé, leurs longues mèches d’encre. Aussitôt, j’hurlai plus fort vers Aiyana, alors que les spirales enflammées dévalaient le versant nord de la colline. Aiyana, pas devant votre fille ! Je me rappelais exactement de nos conversations ; l’amérindienne m’avait longuement parlé d’une certaine Sarah. Elle avait été assez vague sur le sujet, les confessions de ses péchés n’étant en rien son fort. Aiyana, s’il vous plait, laissez moi vous aider. Vous savez que je suis là pour vous, que je l’ai toujours été. « Tu es un malin Raphael, repars avec tes petits imbéciles du Paradis. » cria t’elle en fureur. Les flammes dévoraient tout sur leur passage tout comme la colère embrassant le cœur de l’indienne. Aiyana, vous dites n’importe quoi. Je vous ai déjà dit de ne jamais parler d’eux en ces termes. S’il vous plait, arrêtez. Votre Sarah est ici. Votre fille. Celle que vous avez pleurée jour et nuit, celle dont vous me parliez tant. Vous savez, cette petite fille de cinq ans que vous adoriez nommer Ozalee –soleil levant en indien-. Vous vous souvenez ? Vous m’aviez montré une photographie, en m’expliquant combien vous étiez fière d’elle et que vous aimeriez tellement la revoir. Elle et votre mari. Aiyana, qu’êtes-vous entrain de faire ? Vous ne faites que l’effrayer et vous gâchez vos retrouvailles. Vous les vouliez si belles, si enchantresses. Si magiques. Ne laissez pas le Diable vous posséder et vous rendre sournoise ! Vous valez mieux ! Aiyana, écoutez moi. Calmez-vous, calmez-vous, répétais-je tout doucement. L’amérindienne tourna la tête en ma direction et plongea son regard dans le mien ; sa voix me parvint comme le goût du miel en bouche. Douce. « Raphael, tu as raison. Je…Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. Aide-moi. Et aide ma fille, je ne veux pas qu’elle me voit ainsi. » Les larmes embuaient ses belles prunelles d’encre, le sang ruisselait encore sur son visage ; elle n’avait pas la force de tout stopper seule. Je m’approchai de l’inconnue et affirmai, calme et rassurant à la fois, tout en posant ma main sur son épaule, dans un geste tendre et sécurisant. Aiyana vous aime terriblement, il faut juste l’aider. S’il vous plait. Je n’ai pas vos pouvoirs, donc je ne peux rien faire pour elle, mais vous, au contraire, vous pouvez l’aider à calmer sa colère. Laissez-moi simplement vous rapprocher d’elle. La fille d’Aiyana accepta, ses yeux pleuraient des larmes qu’elle ne pouvait contrôler ; je glissai doucement ma main dans la sienne avant que nous fussions happés par la vive lumière, traversant ainsi les flammes sans brûler tels des impies sur un bûcher. Le paradoxe étant que j’aidais une créature maléfique à regagner le chemin de la vie. La fille me paraissait déboussolée, tout comme la mère. Il fallait leur donner un coup de pouce. Allez, éteignez ce feu avant qu’il n’atteigne la réserve ! Vite ! criai-je. J’avais toujours employé un ton plus robuste avec Aiyana. Elle était désobéissante et nonchalante. Elle le méritait.





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    Girl ison my mind
    Try to ignore it, I try to unwind, but she is on my mind. Eyes are in my eyes, Where I've been, how time flies. When she is in my eyes, see her standin' there.She's gentle now and she takes great care. See her standin' there. Hold me close to you.Not one thing that I, Would not do if you. Would hold me close to you?
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MessageSujet: Re: ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael.   ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael. EmptyDim 25 Mar 2012 - 19:23

Cette femme, qui se trouvait en face d'elle, était loin de ressembler à sa mère. Celle-ci était complètement différente. Sarah était pleine d'espoirs, elle est venue la voir en pensant que son rêve, celui de voir sa mère, s'était réalisé. Pendant toutes ces années, elle avait espéré que sa mère était encore en vie. Elle en avait la certitude, quelque chose au fond d'elle lui disait qu'il y avait encore de l'espoir, elle a toujours au du mal à accepter la “mort” de celle-ci. Quand elle l'a retrouvée, elle avait pensé qu'elle aurait pu refonder une famille avec elle. Elle était même prête à accepter sa petite sœur. C'est vrai qu'elle a eu beaucoup mal à se faire à l'idée que sa mère avait refait sa vie. Ce qui la dérangeait le plus dans tout ça, c'était qu'Aiyana les avait abandonné sans aucune explication et que maintenant, elle avait refait sa vie, elle avait une deuxième fille. Sarah s'est longtemps demandé comment Aiyana a pu avoir un autre enfant alors qu'elle avait délibérément abandonné sa première fille. Oui, elle était jalouse de cette petite, car celle-ci a pu profité de sa mère pendant toutes ces années mais aussi parce que c'est elle qu'Aiyana préférait. Elle repensa ensuite à son père. Suite à la disparition de la sorcière, c'est lui qui a dû s'occuper de Sarah. Maintenant, elle comprenait que c'est son père qui a toujours été là pour elle. Quand sa mère était encore avec eux, Sarah ne le voyait que très rarement, celui-ci était trop occupé à chasser les intrus avec le reste de la meute. Elle était petite à l'époque donc elle ne comprenait pas toutes ces choses. Bien sûr, elle connaissait déjà toutes ces légendes, on lui a raconté ces histoires alors qu'elle n'était encore qu'un bébé donc une partie d'elle était très fière de son père. Elle le trouvait courageux mais elle avait aussi le sentiment d'être rejetée par son propre père. Il revenait très tard à la maison la meute l'appelait tout le temps, il n'était donc jamais à la maison. La situation était assez ironique puisqu'elle avait la même impression maintenant avec sa mère. Pendant que son père était en train de s'amuser avec la meute, c'était Aiyana qui s'occupait de leur fille. Elles étaient inséparables. La mère de Sarah était son modèle, elle n'arrêtait pas de la recopier, elle voulait tellement lui ressembler. Elle trouvait qu'elle était chanceuse d'avoir une mère comme Aiyana. Elle était sa mère, sa meilleure amie. Quand son père lui avait annoncé qu'Aiyana était morte, le monde de Sarah s'était effondré. Elle s'était retrouvée avec un père qu'elle ne connaissait quasi pas. Bien sûr, ils s'aimaient. Seulement, ils n'avaient rien à se dire. Elle se rapprochera au fil du temps de son père. C'est lui qui va l'aider quand elle aura ses pouvoirs. Sarah était une fille spéciale, c'était une louve mais aussi une sorcière, elle avait hérité des dons de ses parents. Il l'avait aidé à accepter qui elle était. Maintenant qu'elle a vu qu'Aiyana était en vie, elle ne put s'empêcher de lui en vouloir. Elle était heureuse de la voir mais elle se demandait aussi pourquoi elle est partie. Était-ce de la faute de Sarah ?

C'était aussi le caractère d'Aiyana qui l'avait inquiété. A l'époque, Aiyana était quelqu'un de très sociable, tout le monde l'aimait à la Push. A chaque fois que quelqu'un avait un problème, elle était toujours prête à aider. C'était une mère fantastique mais aussi une femme formidable. Tout le monde disait au père de Sarah qu'il avait eu de la chance d'avoir une épouse comme celle-ci. Maintenant, cette personne avait disparu. C'était devenu une femme aigrie, égoïste. Elle ne partageait pas les même points de vue n'ont plus. Quand elle l'a vu, on avait eu l'impression qu'elle était ... possédée. Tout ce qu'il y avait de bon en elle avait disparu. A peine était-elle arrivée qu'elle avait vu sa mère lancer un sort. Pas n'importe quel sort. Ce n'était pas le genre de sort qu'on lançait à quelqu'un qu'on appréciait. Cette incantation, qui plus est, était très dangereuse. Il y a des sorts qui peuvent vous faire énormément de mal, vous détruire si vous n'êtes pas assez forts. Sarah essaya donc de l'arrêter avant que les choses dégénèrent mais sa mère ne voulait pas s'arrêter, ou plutôt elle ne pouvait pas. Même si elle n'avait plus revu sa mère depuis des années et qu'elle ne la connaît plus, elle voyait bien qu'elle n'était pas dans son état normal. Elle essayait de la raisonner mais rien n'y fait, sa mère était bien plus forte qu'elle. Elle lui parla de sa petite fille qui l'attendait à la maison mais Aiyana semblait guère se soucier de sa fille comme elle ne se souciait pas de Sarah. Sarah se trouvait devant ce feu, impuissante. Elle la regardait mourir sans rien dire. Elle avait tout essayé. Aiyana avait l'air d'être ailleurs, elle regardait dans le vie. Tout signe de vie avait disparu dans ses yeux. Quelqu'un la contrôlait. Sarah l'avait définitivement perdu. Elle était en effet possédée.
Sarah était à genoux, elle n'osait même pas regarder sa mère. Elle ne pouvait pas supporter de la voir se détruire. Elle se sentait coupable, elle se détestait parce qu'elle ne pouvait rien faire. Sarah aurait dû appeler de l'aide mais elle n'avait plus de force dans les genoux. Elle était paralysée. Elle était faible. Elle essaya de se rappeler de quelques sorts qu'elle pourrait jeter pour la calmer mais elle était incapable de réfléchir. Elle avait honte d'elle. Soudain, quelqu'un était intervenu. Sarah eut la force de relever la tête pour voir qui c'était. Elle avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Oui, mais où ? Elle n'arrivait pas à s'en rappeler. A vrai dire, cela ne faisait pas partie de ses priorités. Pourtant, elle ne put s'empêcher de lui poser une question. Qui êtes-vous ? Il voulait aussi arrêter Aiyana. Il était jeune, il avait l'air d'avoir le même âge qu'elle ou peut-être un peu plus vieux.Sarah avait donc placé tous ses espoirs en lui. Sarah essuya rapidement ses larmes qui coulaient sur son visage. Peut-être que Raphael arriverait à la calmer. Il semblait avoir de l'influence sur elle. Au moins, elle faisait comme s'il existait alors que Sarah était toujours aussi transparente. Le feu se resserrait autour d'Aiyana et commençait aussi à ravager le cimetière. Cette fois, il était impossible de s'en aller. Tout ce qu'il fallait faire, c'était sauver Aiyana pour que tout cela soit terminé. “Écoute-le maman ! Arrête, s'il te plaît !” sanglota Sarah. “Redeviens celle que tu étais avant, maman, je sais que ce n'est pas toi, reprends toi ! Tu vaux mieux que ça !” L'indienne se retourna ensuite vers sa fille, avec le regard le plus noir qui puisse exister. Si les regards pouvaient tuer .. pensa Sarah. Pourquoi es-tu là ? Tu es loin de me connaître, retourne à la Push, tu es bien mieux avec ton père ! Et puis, qui es-tu pour savoir ce que je vaux ? Tu ne me connais pas, cela fait des années que nous ne nous sommes plus vues. Ne me dis pas ce que je dois faire ! Et toc ! Sarah avait l'impression qu'on lui avait planté un couteau dans le dos. Sarah voulait toujours aider sa mère mais elle était tentée de s'en aller après ce qu'elle venait de lui dire. Elle se rassurait en se disant qu'Aiyana n'était pas dans son état normal, c'était pour cela qu'elle lui disait toutes ces atrocités. Oui, on ne s'est pas vue pendant toutes ces années mais à qui la faute ? Je n'ai jamais voulu que tu t'en ailles, c'est toi qui a pris la décision de nous quitter alors tu n'as pas à me reprocher ton abandon ! Je ne sais vraiment pas pourquoi je suis là ! Sarah, en apercevant Raphael, arrêta son petit monologue. Sarah était quelqu'un de timide et elle n'aimait pas non plus laver son linge sale en public. Il n'avait pas à être impliqué dans leurs histoires. Elle continuerait cette discussion avec Aiyana une fois qu'elles seront seules toutes les deux. Et pour que cela soit possible, Sarah devait l'aider. Elle n'en avait pas fini avec Aiyana.

Votre Sarah est ici. Votre fille. Celle que vous avez pleurée jour et nuit, celle dont vous me parliez tant. Vous savez, cette petite fille de cinq ans que vous adoriez nommer Ozalee –soleil levant en indien-. Vous vous souvenez ? Vous m’aviez montré une photographie, en m’expliquant combien vous étiez fière d’elle et que vous aimeriez tellement la revoir. Elle et votre mari. Aiyana, qu’êtes-vous entrain de faire ? Vous ne faites que l’effrayer et vous gâchez vos retrouvailles. Vous les vouliez si belles, si enchanteresses. Si magiques. Ne laissez pas le Diable vous posséder et vous rendre sournoise ! Vous valez mieux ! Aiyana, écoutez moi. Calmez-vous, calmez-vous.

Raphael connaissait donc Sarah. Apparemment, Aiyana parlait souvent de sa fille avec lui. Sarah fut heureuse de savoir qu'après tout ce temps, Aiyana pensait encore beaucoup à elle. Elle savait à présent que sa mère se préoccupait d'elle, elle n'avait pas changé, elle l'aimait toujours autant. Maman, je suis désolée, je n'aurais pas dû te dire toutes ces choses. Sarah continuait de pleurer mais cette fois, c'était des larmes de joie. Aiyana tenait toujours à sa fille. Cela lui avait redonné de la force, elle se sentait à présent capable de l'arrêter. Elle devait le faire sinon elle perdait sa mère. Définitivement. Leurs regards se croisièrent. Elle voyait le désespoir, l'appel à l'aide. Elle devait réagir. Tout de suite ! Raphael s'approcha ensuite de la jeune femme. Aiyana vous aime terriblement, il faut juste l’aider. S’il vous plait. Je n’ai pas vos pouvoirs, donc je ne peux rien faire pour elle, mais vous, au contraire, vous pouvez l’aider à calmer sa colère. Laissez-moi simplement vous rapprocher d’elle. Elle était maintenant motivée, elle avait la force nécessaire pour la rassurer. Après tout, elle était une sorcière. Elle avait hérité des dons de sa mère et beaucoup de personnes disaient qu'elle était aussi douée qu'elle. D'ailleurs, après la “mort” de sa mère, Sarah s'est entraînée tous les jours à lancer des sorts. Elle pensait que cela pourrait la rapprocher de sa mère, elle aurait toujours cette connexion avec elle. D'accord, je vais le faire, arriva-t-elle à prononcer. Raphael lui prit la main et ensemble, ils franchirent cette flamme. Bizarrement, la présence de ce garçon arrivait à la réconforter. Tout reposait sur Sarah, c'était à elle de jouer. Sarah posa ses deux mains sur les épaules d'Aiyana. Cette fois, Sarah avait le regard beaucoup plus dur. Elle était alors très concentrée, elle essayait de trouver un sortilège qui permettrait de calmer sa mère. Après une minute de réflexion, elle se souvint d'un sort qu'elle avait appris quand elle était petite. Son père lui avait toujours défendu de jeter ce sort car il était trop dangereux. Elle ne l'avait employé qu'une fois et elle avait failli y perdre la vie. Elle se souvint de ce fameux soir. Elle s'était disputée avec Leah, son corps gisait sur le sol, le sang s'éparpillait autour d'elle. Elle avait essayé de la sauver mais la jeune femme était beaucoup trop choquée sur le moment et elle n'avait pas réussi à lui sauver la vie. Maintenant, c'était différent. Elle comptait réussir ce sort. Elle prononça alors des paroles en indien. Iyana semblait savoir ce que Sarah faisait car elle essayait de l'en empêcher mais Sarah ne la lâchait pas. Son nez commençait à saigner mais elle continuait son sortilège. Petit à petit, le feu parvint à se calmer et Aiyana aussi par la même occasion. Sarah commença ensuite à avoir mal de tête. Elle s'affaiblissait. Une partie d'elle lui disait d'arrêter, ce sort était trop dangereux. Pourtant, son amour pour Aiyana était beaucoup plus fort, elle avait toujours cette motivation. Je peux y arriver ! dit-elle, plus pour elle-même. J'ai besoin de vous. dit-elle au jeune homme.
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Raphael E. Fitzpatrick
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Raphael E. Fitzpatrick

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▌JOB : étudiant en Théologie.
▌EN CE MOMENT : se découvre une nouvelle existence.
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MessageSujet: Re: ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael.   ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael. EmptyVen 6 Avr 2012 - 18:36


I'm gonna set you free ♱
♱ RAPHAEL & SARAH
Everybody knows where you go when the sun goes down. I think you only live to see the lights of town. I wasted my time when I would try .When the lights have lost their glow, you're gonna cry. Soon your sugar-daddies will all be gone. You'll wake up some cold day and find you're alone. You'll call to me but I'm gonna tell you: "Bye"When I turn around and walk away, you'll cry...


Accordant une pleine pensée à Aiyana Tragger, j’avais soudainement le sentiment que la mère de famille allait nécessiter mon aide. Mon cœur s’embrassa brusquement, et flamme par flamme, il réchauffa mes pensées à son sujet ; l’amérindienne paraissait en piteux état. Qu’avait-elle exactement ? Tandis que les anges s’agenouillaient sur le sol froid en observant les saints ornés de chasubles pourpres et raides, ôtant lentement de leurs mains pâles, le tabernacle ou bien désignant d’un regard brillant, l’ostensoir en or et en émail qu’ils avaient chargé de la blême eucharistie , titré comme le pain des anges, tout en laissant couler dans le calice orné d’émeraudes et de saphirs, le sang des saints, cadeau divin pour apaiser le malheur des hommes, Gabrielle et moi après avoir récité en cœur quelques léthargies, nous échappâmes. Il m’arrivait souvent de railler ces quelques exercices de foi. Il me paraissait invraisemblable que la religion console les cœurs les plus meurtris, les plus obscurs ; nous, les envoyés du Seigneur, les missionnaires du Bien, nous en étions capable, bien plus qu’un calice dessiné dans des feuilles d’or ou que sais-je encore. Echappant donc à la vigilance du Concile, je me faufilai en compagnie de Gabrielle hors de salle principale ; mon regard se perdit dans les océans bleus et tumultueux de ceux de la jeune fille qui paraissait si angoissée et si gênée. Ses joues se colorèrent de joues, et ses lèvres se fanèrent en un sourire nacré ; « Je dois y aller Raphael. Nos protégés ne nous attendent pas. » Déposant une bise sur son front pour lui redonner du courage, je la vis disparaître en un torrent éclatant de lumière. Ensuite vint mon tour de fuir ; mes ailes se déployèrent et aussitôt, je m’évaporai dans le blanc éclair déchirant l’air. La présence d’Aiyana Tragger se faisait de plus en plus forte alors que je m’avançai à pas furtifs dans le cimetière, que la brume épaisse nimbait horriblement. Voile par voile de gaze crépusculaire s’envolant, graduellement les couleurs et les formes des choses leur étaient rendues et l’aube semblait se redessiner selon un ancien motif, plus obscur, plus terne. Un frisson me traversa tout entier, dévorant mon échine lorsque je sentis leurs regards se poser sur ma blanche silhouette ; leurs corps retrouvaient leur vie mimétique, dressés, blancs et longilignes, les visages de craie plombés d’horribles boutons de jais. Des larmes d’encre dessinaient des cernes pourpres sous leurs yeux brillants. Ces âmes errantes sans existence, sans avenir étaient encore à la quête du repos éternel ; leurs mains blanches et glacées dessinèrent les traits de mon visage alors que de leurs lèvres aussi pâles que les pétales des lilas odorants, ils me murmurèrent à l’oreille la confession de leurs péchés. Mon cœur s’affola, comme s’il y eut en moi à cet instant, un animal affolé, ému et pris en chasse par quelques étranges chasseurs. D’un geste se voulant brusque et ferme, la main aussi tranchante que la lame acier d’une épée, je déchirai le brumeux horizon, effaçant ainsi, les visages pâles de mes détenteurs secrets. Ils secouèrent la tête, tout en versant des larmes qui se retrouvèrent à perler sur les stèles en marbre. Je frémis et poursuivis ma route, ne songeant uniquement qu’à mon but premier ; sauver Aiyana. Une lueur rougeoyante s’égarait sur le tableau de l’horizon ; tantôt vacillante et vive, ses épais rubans orangés ondulaient jusqu’aux cieux, alors que le silence paraissait suspendu aux lèvres frémissantes de l’amérindienne qui hurlait quelques prières vouées à tous les diables. En m’approchant discrètement d’elle, je remarquai qu’elle n’était pas seule ; une fille ravissante lui tenait compagnie et tentait de la convaincre d’agir autrement. L’adolescente ne parvenait aucunement à raisonner l’aventureuse Aiyana. Cette femme était sans doute la personne la plus têtue que je connaisse, tout comme Dean d’ailleurs ! Pénétrant d’un pas prompt et agile dans l’arène dévorée par les flammes rugissantes, j’adressai un regard tendre à Aiyana, puis à l’inconnue. Cette jeune fille aux joues emperlées de larmes était donc la fille dont Aiyana me parlait si souvent avec regret ? Etait-ce cette fameuse Sarah ? Laissant mes mots écrire la suite de l’aventure, je ne pus m’empêcher de m’arrêter à maintes reprises alors que mon imaginaire utopique dépassait la trame originelle ; Aiyana Tragger était tout sauf un personnage de fiction. On aurait plus dit une héroïne d’un théâtre ancien et tragique, prête à confier sa vie aux flammes de l’Enfer qu’elle servait. Elle m’observait d’ailleurs, avec son beau visage et son sourire cruel. Il était à mes yeux, hors de question de la perdre, qui plus est, devant sa pauvre enfant qui versait de chaudes larmes. Un sentiment de pitié infinie m’envahit. Je m’avançai à leur hauteur. Sarah essaya d’appuyer mes propos pour raisonner sa mère. Mais en vain. Il fallait agir. Les flammes rongeaient tout sur leur passage, des stèles transformées en hauts rochers charbonneux, aux herbes devenues aussi sèches que les lèvres décharnées de la femme.

« Arrêtez pardi, arrêtez ! Vous allez tous nous tuer Aiyana ! Soyez raisonnable ! » M’emportais-je, le regard embrassé par un feu exquis. Je jurai de rage. Aussitôt, je tendis ma main vers Sarah, l’invitant à m’aider à triompher dans ce combat. Nous dépassâmes les premières rangées de flammes avant de nous retrouver au cœur de l’arène, face à la guerrière déchue qui s’était elle-même, laissée emporter par son engouement trop enflammé. « Allez-y Sarah. Je sais que vous allez réussir. » La jeune amérindienne acquiesça à peine avant d’attraper les mains tremblantes de sa mère. Fronçant le sourcil, je les regardais faire, tout en me sentant brûler ; la chaleur était horriblement oppressante et l’énorme brasier luisait comme un œillet d'Inde aux pétales de feu jaune. Leurs paroles formaient un brouhaha étrangement mélodieux. Mon cœur manqua un battement alors que la jeune fille s’avoua vaincue ; les yeux encore bercés par les rivières nacrées de larmes, elle me supplia de les aider. « Sarah, je ne puis. Vous êtes la seule à pouvoir sauver votre mère. C’est votre magie ! Pas la mienne ! Aiyana bon sang, réveillez-vous ! Et sauvez-nous ! Vous n’êtes pas une grande prêtresse pour rien ! » Je m’emportai, toujours aussi fiévreux et injurieux. La peur me consumait le cœur. Que pouvais-je faire pour les soutenir ? Je ne connaissais rien en leur magie que je voyais comme du barbarisme ou bien même, une preuve sordide de leur manque de religiosité. M’agenouillant à leur hauteur, j’entrepris sagement de prendre mon courage à deux mains ; bien que je fusse humain, je n’en demeurais pas moins un être divin, modelé par les mains habiles de mon Saint Père. Entremêlant mes doigts blancs et nerveux à ceux des deux amérindiennes, je me concentrai assez en songeant au brasier qui dessinait un cercle enflammé autour de nous. Agir sur les éléments était l’un des dons des Anges, mais rares étaient ceux qui réussissaient à imposer une force quelconque sur les flammes endiablées. Je n’étais qu’un jeune novice, impétueux et aventureux. Rien de plus. Comment allais-je pouvoir sauver ma protégée et sa fille ? Fermant les paupières, je laissai l’air ardent me brûler les poumons. Les flammes aux yeux rougeoyants étaient là, aussi cruelles que les démons, elles attendaient le bon moment pour nous emporter dans leur Enfer. « Sarah… Aiyana, je ne vous serais d’aucune aide. » Murmurai-je en rouvrant les yeux. Mon cœur s’affolait. Je frémissais. J’étais encore impuissant, et las. Mais la jeune indienne serra plus fort ma main dans la sienne, afin de m’assurer qu’ensemble, nous pouvions tout faire. Mon regard rencontra le sien. La minute me parut être gravée dans l’éternité. Ses cheveux virevoltaient dans le vent et caressaient doucement le haut de ses épaules nues et ambrées. J’acquiesçai et serrai à mon tour mes mains dans les leurs. « Allons-y, reprenons. » Tout à coup, une étrange énergie, naissant des confins de la Terre et descendant tout droit des Cieux, nous foudroya en plein cœur, tous. Aiyana, Sarah et moi-même, ne purent nous empêcher de retenir un frisson, tant le flux était d’une force prodigieuse, incroyable. Nos deux mondes s’étaient réunis pour nous sauver, et protéger la Terre sainte des Hommes. Les flammes disparurent aussitôt du cimetière, balayées par le vent glacé qui venait de se lever. Je gardai ma main dans celle de Sarah alors qu’autour de nous, les fleurs fanées renaissaient, couvrant la vallée des morts, des couleurs chatoyantes de l’arc-en-ciel. Le ciel s’ouvrit d’ailleurs en un dahlia safrané, dont les pétales jaunes s’échouaient sur l’herbe fraiche et verdoyante. « C’est fantastique ! » Soufflai-je encore admiratif face à notre prouesse. Hélas, notre émerveillement fut brusquement stoppé par le long soupir que poussa Aiyana. La mère de famille me tomba dans les bras, mourante. Du sang ruisselait le long de son visage. « Aiyana, qu’avez-vous ? Bon sang, restez consciente ! Je vous en prie. » Sarah quant à elle me sembla légèrement sonnée, son teint palissait à vu d’œil, alors que quelques perles se brodaient sur ses joues de porcelaine. « Sarah. Je…Votre mère. Vous. » Elle aussi avait une rayure de sang sous le nez. Aiyana fut prise de convulsions frénétiques. Impuissant une fois encore, je la regardai, complètement paniqué, sentant mon cœur se déchirer à l’instar du sien. Nous étions liés. Nous souffrions ensemble martyr. Elle était ma protégée, mon amie. Une seconde mère presque. Je devais me ressaisir. Vite.






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    Girl ison my mind
    Try to ignore it, I try to unwind, but she is on my mind. Eyes are in my eyes, Where I've been, how time flies. When she is in my eyes, see her standin' there.She's gentle now and she takes great care. See her standin' there. Hold me close to you.Not one thing that I, Would not do if you. Would hold me close to you?
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MessageSujet: Re: ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael.   ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael. EmptyMar 1 Mai 2012 - 14:50




Sarah ღ Raphael

« somebody i used to know »
Même si elle savait qu'il n'y avait plus d'espoir pour elle et sa mère, la jeune indienne ne pouvait pas supporter de voir sa mère se détruire ainsi. En la voyant dans cet état, Sarah souffrait aussi. C'est comme si elle avait toujours gardé ce lien malgré toutes ces années et que tout ce que faisait Aiyana avait une influence sur elle. Elle avait l'impression qu'Aiyana n'était pas dans son état normal, elle était différente. Elle se souvenait de la mère qu'elle était avant qu'elle ne disparaisse. Elle était devenue l'opposé de ce qu'elle était avant. Elle avait l'air absente, c'était comme si elle était possédée. Et puis, elle se fichait de Sarah, de sa deuxième fille, de tout. Elle n'arrivait même plus à se contrôler. Petit à petit, le cimetière prenait feu à cause d'Aiyana. Elle voyait bien que ce n'était plus elle qui décidait. Si Aiyana était toujours consciente, elle aurait compris que ce qu'elle était en train de faire n'était pas bien et qu'elle devait arrêter avant qu'elle ne perde la vie. Sarah connaissait quelques sorts, elle avait commencé à les étudier après la mort de sa mère. C'était son père ainsi qu'une amie de la famille qui lui apprenait comment maîtriser ses nouveaux pouvoirs donc elle avait tout de suite reconnu celui qu'Aiyana était en train de jeter. Quand elle était petite, on lui avait interdit de le pratiquer. Celui-ci était trop dangereux. Même un excellent sorcier ne pouvait pas faire ce sortilège. On avait besoin de plusieurs sorciers pour le faire. D'ailleurs, on a jamais voulu enseigner ce sort à Sarah. Il faisait partie des maléfices, des mauvais sorts, il lui était donc interdit de l'apprendre. Seulement, Sarah était d'une nature très curieuse alors un soir, alors que son père dormait, elle a commencé à feuilleter un livre et c'est là qu'elle l'a lu. Elle a vite compris que ce sort avait de très mauvaises intentions et c'est pourquoi elle n'a jamais tenté de le jeter sur quelqu'un. En reconnaissant ce sort, Sarah a essayé d'arrêter sa mère. Elle savait qu'elle n'était pas assez forte pour le faire toute seule, et surtout, cela risquait de faire pas mal de dégâts donc Sarah devait agir vite. Seulement, elle n'y arrivait pas. Aiyana semblait être déterminée, elle voulait réussir ce sortilège. Petit à petit, le cimetière était en train de disparaître. Une longue fumée noire s'élevait dans le ciel. Sarah usa de ses pouvoirs pour arrêter le feu. Elle avait peur que ça n'arrive jusque dans les bois puis dans le village voisin et que certaines personnes soient blessées. Elle avait réussi à arrêter le feu pendant quelques secondes mais Aiyana, qui était une sorcière plus expérimentée que Sarah, avait réussi à le rallumer. Quoiqu'elle fasse, elle n'arrivera jamais à arrêter Aiyana toute seule. Elle n'était pas assez forte. Elle avait besoin de quelqu'un avec elle. Oui mais qui ? Il n'y avait personne dans les environs ! Elle aurait bien voulu chercher de l'aide mais si elle faisait, son secret ainsi que celui d'Aiyana allait être découvert. Elles étaient des sorcières, elles ne devaient le dire à personne donc cela ne servait à rien qu'elle demande à une personne de l'aider. Ça n'allait faire que la désavantager. Sarah était sous pression, elle devait sauver sa mère, elle devait aussi essayer de limiter les dégâts tout en n’éveillant pas les soupçons. Si quelqu'un apprenait ce qu'il s'était passé, le monde des sorciers allait être révélé au grand jour et Sarah voulait absolument éviter ça. Elle n'avait pas envie d'être responsable de cette histoire, elle avait l'impression de trahir ces camarades. Sarah était tellement stressée qu'elle n'arrivait même plus à penser. C'est ensuite qu'un jeune homme fit son apparition. Il connaissait sa mère et il voulait aussi l'arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Il lui parlait avec plus de fermeté, c'était peut-être ce qu'il fallait à Aiyana. Sarah s'en voulait d'être aussi faible, de ne pas pouvoir gérer la situation toute seule. Il était grand temps qu'elle reprenne ses entraînements. Depuis l'accident qui s'était produit avec Leah, elle n'a plus jamais réutilisé ses pouvoirs. Elle ne voulait pas être une sorcière, elle ne voulait pas être une louve. Elle voulait avoir une vie normale, surtout être normale. Elle enviait les gens autour d'elle, ils ne savaient pas quelle chance ils avaient. Certains pensent qu'être une sorcière est super mais ce n'était pas le cas. En tout cas, Sarah ne le voyait pas comme ça. Était-ce si compliqué d'avoir une vie normale ? « Allez-y Sarah. Je sais que vous allez réussir. » C'était assez étrange, Sarah avait l'impression d'être plus forte quand elle était à coté de lui. Savoir qu'une autre personne comptait sur elle lui redonner du courage. Elle se concentra et lança un nouveau sort. Petit à petit, le feu commençait à se resserrer autour d'eux et son sort devait marcher sinon tout finirait par être brûlé. Elle se souvint d'un sortilège et elle savait qu'elle prenait des risques en le faisant mais elle ferait tout pour sa mère. Ce sortilège, elle ne l'a jamais réussi. Il faut dire qu'elle ne l'a pas souvent pratiqué. Cela faisait aussi partie des sorts dangereux qu'il fallait éviter de jeter. Il était aussi extrêmement compliqué et il lui fallait du temps que le sort prenne effet sur Aiyana. Sarah eut assez de force pour combattre sa mère et les flammes commençaient à s'atténuer mais elle était loin d'avoir terminé. Aiyana était toujours "possédée" mais Sarah pouvait voir le désespoir dans son regard. Elle lui demandait de l'aider, elle ne pouvait pas le faire toute seule. Raphael était là pour les deux Tragger et il essayer d'épauler Sarah. Seulement, c'était elle qui devait tout arranger.

Au bon d'un quart d'heure, celle-ci n'en pouvait plus. Ses doutes ont refait surface. Et si elle n'y arrivait pas ? Elle demanda désespérément de l'aide à Raphael. Peut-être qu'avec lui, les choses seraient plus facile. Plus le temps passait, plus Sarah perdait de sa force. « Sarah, je ne puis. Vous êtes la seule à pouvoir sauver votre mère. C’est votre magie ! Pas la mienne ! Aiyana bon sang, réveillez-vous ! Et sauvez-nous ! Vous n’êtes pas une grande prêtresse pour rien ! » Soudain, Sarah repensa à tous les moments passés avec sa mère, ainsi qu'avec son père. C'était le temps où ils formaient encore tous les trois une famille. Cette image restera à tout jamais gravée dans sa mémoire. Elle avait rêvé pendant toutes ces années de pouvoir remonter le temps rien que pour revivre ces moments. C'était peut-être la plus belle période de la vie de Sarah. Tout lui était revenu, la joie mais aussi la tristesse lorsqu'elle avait perdu sa mère. Cela l'avait au moins secoué et poussé à terminer ce sortilège. Elle rassemblait ses dernières forces pour sauver ce qu'il restait du cimetière. « Sarah… Aiyana, je ne vous serais d’aucune aide. » Ce qu'il ne savait pas, c'était que sa présence réussissait déjà à l'apaiser. Elle avait besoin de lui. Ils se regardèrent longtemps dans les yeux, cet instant lui parut durer une éternité. Tout d'un coup, elle avait oublié ce pourquoi elle était là, elle était perdue dans son regard. Seulement, ce n'était pas le moment de rêvasser et ils se reprirent tous les deux avant de reprendre ce qu'ils étaient en train de faire. « Allons-y, reprenons. » Du sang continua de couler sur le visage de Sarah mais celle-ci n'y faisait pas attention. Elle ne sentait même plus la douleur. C'était comme si elle était morte. Tout émotion avait disparu. Soudain, quelque chose la foudroya, elle ainsi que Raphael et Aiyana. Ils l'avaient senti tous les trois. Sarah savait très bien ce que cela signifiait. Cela marchait ! Ils étaient arrivés à combiner leurs forces.

Le cimetière reprenait vie petit à petit, tout comme Aiyana. Le visage s'éclaircit et pendant une fraction de seconde, Sarah crut avoir retrouvé sa mère. Ils avaient réussi, Sarah n'arrivait toujours pas à y croire, sa mère était enfin sauvée. Elle avait cru que ça n'allait jamais se terminer. Qui plus est, ils avaient eu le temps de stopper le feu avant que le voisinage ne se pose des questions. Cela voulait dire que son secret était aussi bien gardé. Ça y est, on y est arrivé ! cria-t-elle de joie. C'était la première fois depuis des années qu'elle n'avait plus utilisé ses pouvoirs et ça l'avait quand même rassuré de voir qu'elle n'avait pas perdu la main. Apparemment, ses pouvoirs pouvaient se révéler être très utiles. Après cela, Sarah ne se souvenait pas très bien de ce qu'il s'était passé. Tout était .. flou. Elle savait ce que ce sort avait comme effet sur elle mais elle l'a quand même fait, par amour pour sa mère. Elle restait encore un peu sonnée. Elle ne tenait même plus sur ses jambes. Quant à sa mère, celle-ci n'allait pas beaucoup mieux. Elle aurait bien voulu l'aider mais elle n'avait même plus de force pour se relever. Le sang continua de couler sur son visage sans qu'elle puisse y faire quelque chose. Elle se rapprocha de sa mère et essaya de la réanimer. Celle-ci était inconsciente. « Sarah. Je…Votre mère. Vous. »Soudain, Aiyana fut prise par de violentes convulsions. Sarah ne savait plus quoi faire. Elle ne voulait pas laisser sa mère comme ça, elle ne s'était pas sacrifiée pour rien ! Il est hors de question que je la laisse comme ça, pas après tout ce qu'on a fait ! Raphael était désespéré et ne savait pas comment réagir face à cette nouvelle situation. Sarah essaya de ressaisir sa mère et d'user des pouvoirs qui lui restaient pour la calmer. Elle ne savait pas si c'était ce qu'elle avait dit ou ce qu'elle avait fait mais apparemment, elle avait réussi quelques minutes plus tard. Aiyana allait un peu mieux mais celle-ci restait toujours aussi faible. Celle-ci resta dans les bras de Raphael tandis que Sarah resta au sol. Elle n'en pouvait plus, elle ne s'était jamais senti aussi mal de sa vie. Cette fois, on peut dire qu'on a réussi. Peut-être ferions-nous mieux de l'emmener chez elle. Elle a besoin de repos. Elle disait cela mais elle ne savait toujours pas se relever. Du sang coulait à nouveau sur son visage et elle n'osait même pas imaginer à quoi elle ressemblait à présent. Elle avait au moins la satisfaction d'avoir sauvé sa mère. Cela la consolait un petit peu. Peut-être qu'Aiyana ne voudra plus jamais la revoir mais elle avait sauvé une vie, elle avait utilisé ses pouvoirs pour faire le bien. C'était la première fois qu'elle s'en servi dans ces circonstances. Peut-être que cet événement l'avait enfin aidé à accepter ce qu'elle était vraiment. Une sorcière.
fiche par century sex.



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MessageSujet: Re: ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael.   ♌ Somebody i used to know. ❥ with Raphael. EmptyMar 8 Mai 2012 - 18:54


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Everybody knows where you go when the sun goes down. I think you only live to see the lights of town. I wasted my time when I would try .When the lights have lost their glow, you're gonna cry. Soon your sugar-daddies will all be gone. You'll wake up some cold day and find you're alone. You'll call to me but I'm gonna tell you: "Bye"When I turn around and walk away, you'll cry...


Face à ce désastre, je ne pouvais qu’agir ; les flammes rongeaient la terre, brûlaient les âmes errantes et s’approchaient dangereusement avec ses lames brûlantes du monde des hommes. Nous étions prisonnier de ce cercle enflammé, et petit à petit l’air nous manquait ; le feu le dévorait et nous en privait sournoisement. La vie d’Aiyana Tragger ne tenait plus qu’à un maigre fil, qui me semblait de plus en plus mince ; la folie l’avait conquise, et comme un navire apportant les pires fléaux, elle s’était la rongeait petit à petit. Ses yeux brillaient de larmes et de perles en cristal. La voir ainsi, me détruisait. Me montrait toute mon impuissance et toute ma faiblesse. J’avais beau hurler son nom et pester à son encontre pour la ressaisir avec force, l’amérindienne continuait sur sa lancée. Il ne me restait plus qu’une solution. Sarah. Son enfant, le fruit de son amour, cette précieuse perle qu’elle brodait jour et nuit dans ses rêves les plus fous, cette fleur nacrée qu’elle adorait contempler briller au soleil ; sa fille. Sa Sarah. La jeune femme était là. Solide, pleine d’amour et d’espoir. La frayeur abimait son délicat visage. Ses yeux en amande détenaient en eux, des rivières de perles et de larmes. Elles coulaient sinueusement sur ses joues aussi brunes que la terre de leurs saints ancêtres. Je devais agir. Pour cette enfant qui aspirer à un avenir meilleur en compagnie de sa mère ; cette même mère qu’elle avait perdue de vue et avec laquelle elle n’avait hélas, pas grandi. Je voulais que Sarah n’hérite pas de ce destin tragique qui fut le mien. Je n’avais pas de parents. Tous deux étaient morts. Ma mère, l’humaine, me manquait terriblement. Je comprenais donc parfaitement Sarah. Son cœur et le mien battaient à l’unisson car je m’étais cruellement attaché à Aiyana. Je la considérais un peu comme la mère que je n’avais jamais eue et je l’appréciais terriblement. Mes Supérieurs m’auraient banni à vie de leurs Cieux s’ils avaient su combien ma protégée m’était devenue précieuse et indispensable. « Aiyana, ressaisissez vous ! Je vous en prie. » Clamai-je haut et fort, d’une voix que l’émotion troublait. J’attrapai la main de sa fille. « Il faut que vous soyez forte maintenant Sarah. La vie de votre mère repose sur vos épaules, autant que sur les miennes. » A deux, nous serions forts. J’avais le sentiment que Sarah allait m’apporter quelque chose de fantastique dans ce combat contre les flammes ; ces dernières rampaient jusqu’à nous, et, sentant leur mort imminente, elles se mirent à redoubler d’intensité, ouvrant leurs gueules rouges pour nous engloutir dans leurs infernaux boyaux. M’agenouillant aux côtés d’Aiyana, je m’assurai de son état ; l’amérindienne avait le front emperlé de sueurs et les yeux larmoyants et rouges. Je passai ma main sur son visage pour la calmer. Mon sang froid était admirable à cet instant. C’était l’ange en moi qui surpassait l’humain fébrile et nonchalant. « Allez-y Sarah ! C’est à votre tour. Aiyana, éveillez-vous. Nous allons réussir. Ce n’est rien. Ce n’est rien. » Je me voulais être le plus rassurant possible ; la mère de Sarah, malgré que le temps avait fait qu’elle me connaissait sans doute mieux que je ne me connaissais moi-même, demeurait toujours aussi admirative en appréciant le timbre chaud de ma voix. Mon regard croisa celui de Sarah. Elle aussi me semblait plus rassurée. « Vous allez y arriver. Vous êtes fortes Sarah. J’ai confiance en vous. » Lui tendant la main, j’entremêlai mes doigts blancs et nerveux aux siens qui étaient tout aussi frémissants et glacés. La jeune fille ferma les paupières ; ses mèches d’encre battaient dans le vent qui venait soudainement de dévaler les collines et les hauteurs nuageuses et glacées de la grande montagne. De leurs bras invisibles, les Dieux des Vents capturèrent les flammes et les étouffèrent en silence. Les dernières braises crépitèrent un instant, hurlant leur désespoir face à la mort, puis dans un souffle presque inaudible, elles rendirent leurs âmes brillantes aux cieux devenus d’or. Le soleil déclinant , que cachaient depuis quelques instants d’épais nuages, réapparut au ras de l’horizon, presque en face de nous, comblant les champs vides des cieux et balayant d’une profusion subite de ses rayons les plus chatoyants le cimetière, redonnant vie et éclats aux gerbes fleuries qui ornaient les stèles marbrées. Les oiseaux colorèrent le ciel de leurs plumes resplendissantes et leurs chants accompagnèrent la longue marche des morts revenant à leurs lits. Une énergie, un magnétisme indescriptible, nous avait saisi tous les droits ; j’avais ressenti le cœur de Sarah battre à la place du mien. J’avais tout perçu d’elle. Ses pensées, ses secrets, sa beauté. Aiyana me semblait bien épuisée. J’en demeurai ébloui. Je sentais encore cette force m’envelopper, me pénétrer le cœur et l’esprit, cette sorte d’extase dorée, foudroyante comme l’éclair avait fait évaporer tout mon ressentiment et je n’entendais plus que le souffle de Sarah. Je défis ma main de celle de sa fille ; un frisson traversa mon échine. « Oui, nous avons réussi. » Nos regards se perdirent l’un dans l’autre ; je me heurtais au noir profond de ses prunelles brillantes comme deux perles de jais. L’instant me parut éternel. Agréable dans sa longueur. Je me sentis dépérir au gré de ces eaux noires et troubles ; je voulais m’y noyer éternellement, y nager, en admirer la pleine noirceur. M’éveillant brusquement de ce songe délicieux, irréel presque et incompréhensible, je lui souris tendrement avant de reposer mes doigts glacés sur la joue de sa mère. La réalité nous rattrapa bien vite, et elle fut brutale et foudroyante comme la lame tranchante d’une épée en fer. La femme souffrait le martyr et poussait les mêmes râles qu’un agonissant ; soudainement, l’humain reprit possession de mon corps. Il était agité, fébrile. Les larmes lui montaient aux yeux et les sanglots brûlaient le fond de sa gorge. Je ne voulais pas perdre Aiyana. Perdre une fois encore une mère, une amie. Mes mains tremblotantes et blanches comme les pétales des roses fleurissaient à peine autour du visage pâle de l’amérindienne. Je ne savais pas comment agir, comment la sauver. « Sarah, dépêchez-vous ! Je vous en supplie ! » Je serrai Aiyana dans mes bras alors que petit à petit, son âme se dissociait de son corps ; j’en voyais la silhouette auréolée à quelques centimètres de moi. Son sourire resplendissait sur ses lèvres roses, ses cheveux dansaient sur ses frêles épaules. Elle était tellement ravissante. Tellement libre, tellement épanouie. « Aiyana, restez avec nous. Je vous en supplie ! » J’eus comme un sanglot dans le fond de la gorge. Une larme perla au coin de mon œil tandis que posai mon front contre celui d’Aiyana. Elle ne devait pas me lâcher. Je ne pouvais pas la perdre, pas après tout ce que nous avions vécu ensemble ; son rire, sa tendresse, son côté maternelle et protecteur à mon égard. « Aiyana ! » Criai-je en la saisissant avec plus de force contre mon torse. Ses cils imprimaient des motifs et des perles de larmes sur ses joues creuses, ses lèvres se crispèrent nerveusement devant pâles et desséchées ; elle attrapa ma main et la serra très fort. « Aiyana, restez, je vous en prie ! Sarah ! » Aiyana essaya de parler encore. Ses lèvres tremblotaient comme celle d’un enfant qui sanglote ; mais elle ne pleurait pas. L’extraordinaire éclat de son regard inondait son visage d’une angélique beauté. La jeune fille était agitée, mais elle tentait de conserver son calme alors que ses larmes se mêlaient aux rivières rouges qui creusaient ses joues. Pourquoi saignait-elle autant ? L’inquiétude s’empara de moi. « Sarah, vous saignez ! » J’avais constaté à maintes reprises ces mêmes effets avec Aiyana ; son visage pâle et exsangue baigné de larmes ensanglantées. Elle ne m’avait jamais expliqué ce que cela signifiait. L’inquiétude se dissipa de mon coeur, tels les nuages ornant de leurs soies grises les cieux ; Sarah prit son courage à deux mains et envouta le démon – ou que sais-je encore- en Aiyana. La mère de famille reprit son souffle et s’arrêta brusquement de tressaillir, retombant dans mes bras comme une rose aux pétales fanées retombant en une poussière dorée sur le sol ; je liai ma main à celle de l’amérindienne. Sarah s’écroula à son tour. J’étais impuissant. Je craignais de lâcher Aiyana. Et je voulais protéger sa fille. D’un mouvement souple, je parvins à relâcher doucettement la mère de famille dont les paupières étaient closes, lourdes, et dont le souffle ressemblait à celui d’un enfant en plein sommeil. Me jetant à genoux à ses côtés, je l’enveloppai pieusement de mes bras. Ma main tremblotante effleura ses joues brûlantes. « Vous êtes fiévreuse. Je vais vous raccompagner toutes les deux et je vais trouver une solution. Calmez-vous Sarah, tout va bien se passer. » dis-je d’une voix dont rien n’égalera la justesse et la mélodie. Un instant comme abandonnée, je la tins à demi renversée contre moi ; je vis son regard se voiler, ses paupières se fermèrent, cédant au lourd poids de la fatigue accablante. Les bras tendus, elle enveloppa de ses mains pâles mes épaules, des larmes jaillissant de ses yeux clos. Je me redressai, la gardant ainsi prisonnière de mon emprise, tout en me penchant près de la mère de la famille. Sa main rencontra la mienne et d’un éclair de lumière intense, nous disparûmes. Je me retrouvai dans le salon Aiyana Tragger où sa petite fille jouait aux cubes et les empliait avec créativité. Elle me regarda, surprise et souriante à la fois ; elle m’avait toujours apprécié. « Ta mère est fatiguée, apporte une couverture. Attends, prends en plutôt deux. » La petite fille se releva et courut précipitamment jusqu’à l’étage. Je déposai soigneusement Aiyana sur un divan et installai ensuite Sarah sur le second. L’enfant descendit précipitamment les escaliers et me tendit deux édredons en dentelle soyeuse. « Merci beaucoup. Tu peux retourner jouer. Tout va bien se passer. » Mon sourire et le timbre de ma voix eurent le pouvoir de calmer les frayeurs naissantes de l’enfant qui sans se faire prier, attrapa ses cubes et sa poupée de chiffon avant de se ruer vers les escaliers. Précipitamment, je déposai un genou à terre, en restant près de Sarah. Mon regard errant sur les lignes de son visage. J’en essuyai les dernières perles rouges. Puis, j’eus le même geste tendre et affectueux à l’adresse d’Aiyana, allant jusqu’à déposer un baiser sur son front brûlant.



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    Try to ignore it, I try to unwind, but she is on my mind. Eyes are in my eyes, Where I've been, how time flies. When she is in my eyes, see her standin' there.She's gentle now and she takes great care. See her standin' there. Hold me close to you.Not one thing that I, Would not do if you. Would hold me close to you?
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