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 People don't change, you just never knew who they really were - ADRIANNA.

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Chris Anders
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Chris Anders

Masculin
▌MESSAGES : 1577
▌LOCALISATION : A Beverly Hills
▌JOB : Photographe à Mode
▌EN CE MOMENT : A passé une assez bonne soirée au bal du Printemps.
▌JUKE-BOX : Kwes. - Bashful
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MessageSujet: People don't change, you just never knew who they really were - ADRIANNA.   People don't change, you just never knew who they really were - ADRIANNA. EmptyMer 22 Fév 2012 - 1:01

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CHRIS & ADRIANNA - "I meant to tell you the future looked bright, but all of a sudden we got in a fight."


La journée avait été intense pour le photographe ; les sessions de shooting s’était multipliées et le fait de passer d’un thème à l’autre nécessitait beaucoup de travail et de fluidité. Chris Anders acheva le dernier shooting avec Joanna Millers sous le regard inquisiteur de Rachel qui veillait au bon déroulement de la séance ; bien sûr, le playboy n’était pas dupe. La présence de la styliste sur tous les plateaux de shooting signifiait bien qu’elle désirait garder un œil sur lui coûte que coûte. Le photographe donna de dernières indications au jeune mannequin ; ce shooting sera utile pour la prochaine version du magazine LIFES. Un numéro dont le thème restait secret, caché par les grandes instances. Chris fit signe à Joanna que la session était finie et qu’elle pouvait retrouver les autres mannequins dans la salle de repos, aménagée juste à côté du studio. Il rangea avec soin les accessoires grâce à l’aide de Rachel ; elle avait bien supervisé le shoot et se montrait donc très intéressée par leur collaboration. Eteignant les dernières lumières, le photographe déposa son appareil sur la table du bureau et en sortit la puce numérique qu’il glissa ensuite dans une clé USB avant de la brancher à l’ordinateur ; durant dix bonnes minutes, il montra à Rachel les photographies. La styliste acquiesçait et souriait lorsqu’une photo lui plaisait bien. Une fois le choix terminé, Chris rangea avec un soin admirable ses affaires puis referma la porte du studio à clé ; il était près de seize heures et la fatigue le guettait. Après une journée si intense, le photographe ressentait le besoin de rentrer chez lui pour faire une pause. L’œil pétillant de malice, il proposa à Rachel de le rejoindre mais la styliste refusa l’offre car elle avait encore beaucoup de tâches à effectuer pour la prochaine collection Printemps signée MODE. Il déposa un baiser sur ses lèvres puis disparut dans le couloir, tout en saluant poliment ses collègues. Chevauchant sa moto, le jeune homme en profita pour faire une brève escale au Starbucks du coin afin de s’acheter un café et quelques viennoiseries. Il ne tarda pas ensuite à regagner son domicile sur Beverly Hills. Durant deux heures, Chris se délecta du calme de sa villa pour s’allonger dans son lit en prenant soin de consulter avant son BYOL ainsi que celui de ses collègues et amis. Les nouvelles étaient bonnes pour la plupart ; James lui avait répondu en affirmant qu’il serait présent au rendez-vous au studio pour voir le résultat de leur dernier shoot pour le parfum portant son nom et plébiscité par la marque phare de Lily ; Just Glamour. Les autres de ses amis lui annoncèrent qu’ils allaient plutôt bien ; les actualités se multipliaient et le photographe en profita pour remercier ses éternels suiveurs qui félicitaient son travail admirable sur la planche du dernier magazine de LIFES. D’autres saluaient sa créativité débordante et l’intelligence de son projet personnel qu’il avait exposé dans la Galerie d’arts d’Ethan Aaron Williams. De ce fait, le peintre lui avait soumis l’idée d’un mariage entre ses photographies et sa peinture ; une aventure qui s’avérait bien enrichissante et à laquelle Chris, ne voulait se dérober. Bien vite, le petit sourire peint sur ses lèvres s’estompa lorsqu’il tomba sur la page du BYOL d’Adrianna ; plus aucune nouvelle. Le vide sidéral. Des images vinrent à heurter ses yeux clairs, les noircissant du malheur de l’avenir ; il ne l’avait pas vue dans le sien. N’étaient-ils donc plus amis ? Les circonstances actuelles laissaient présager une telle catastrophe. Chris lui laissa alors un mot, mais en vain. Elle n’était pas connectée. Soudain, son téléphone retentit ; il s’agissait de d’une bande d’amis à MODE qui l’invitaient à boire un verre au TRIC. Le photographe accepta l’offre et leur affirma qu’il sera à leurs côtés dans moins d’une demi-heure. S’empressant alors d’éteindre son pc, le playboy descendit promptement les marches de l’escalier puis enfila sa veste de cuir ; il disparut derrière les grilles de fer forgé avec sa moto.

La moto sillona durant quelques minutes les routes pleines à craquer ; l’agitation rendait le trajet plus compliqué, mais Chris était un malin. Il zizagua habilement entre les voitures puis se retrouva en moins de deux devant le TRIC. L’enseigne brillait de mille feux et les clients affluaient de toute part, avec un immense sourire aux lèvres. Folâtre, le photographe entra dans le club ; la musique était douce, et de délicieux parfums sucrés embaumaient l’air. Les cocktails brillaient de mille et une couleurs, tout comme les sourires mutins des fêtards. D’une démarche assurée, le jeune homme s’approcha du bar et commanda un Mockingbird. Le serveur s’empressa de faire les mélanges et lui tendit ensuite le verre ; quittant le comptoire, le photographe regarda de gauche à droite, inquisiteur et souriant à la fois. Il cherchait ses collègues et crut les appecevoir installé dans le coin VIP. Parmi eux, il y avait une horde de jeunes femmes. Le playboy se sentit comme dans son élément et eut un sourire aux lèvres, mais très vite, le visage de Rachel lui apparut sévère et terni par les lèvres et la rage ; il comprit qu’il devait jouer le raisonnable sur ce coup-ci. Pénétrant à son tour dans le carré VIP, Chris salua ses amis un à un et adressa un sourire courtois aux demoiselles peu vêtues ; son regard resta pour une fois à hauteur de leurs yeux. Il s’installa aux côtés de Jordan, et se mit à discuter et rire avec lui avec insouciance ; les deux complices raillaient les dernières photographies d’un rival en parlant de ses compétences peu émérites au lit. C’était naturellement, ce que la presse à scandales relaiguait et Anders ne pouvait s’empêcher de se moquer ‘gentiment’ de ses adversaires, vu que lui, se pensait intouchable sur tous les plans. Buvant quelques gorgées de son cocktail à la téquilla au citron et à la menthe verte, le fêtard fut surpris en croisant du regard une personne bien familière. Au départ, il se crut confronter à une grossière illusion de l’esprit, mais à mesure qu’il plissait les yeux et qu’il se concentrait sur cette ombre agitée, le visage d’Adrianna lui apparaissait comme plus net. La tête baissée, elle tripotait quelque chose sur la table. Ses complices étaient des personnes que le photographe n’avait jamais vues ; mais leurs têtes éméchées, ne lui disaient rien qui vaille. Chris s’excusa auprès de ses amis et se précipita en direction d’Adrianna ; la styliste ne remarqua pas sa présence et continua de plisser avec soin le petit rail de coke. Médusé, le phographe ne put retenir bien longtemps sa stupeur et son dégout ; d’un geste violent, il arracha des mains de son amie la drogue. Puis donna un coup de pied violent dans la table ; la poudre blanche se répandit sur le sol et les verres se brisèrent brutalement. Des écailles de cristal gisaient sous leurs pieds. Les complices d’Adrianna se redressèrent pour lui faire face ; leurs yeux laiteux et rouges à la fois faisaient pitié à voir. Ils puaient la mort ! L’un se mit à bousculer violemment Anders, et le playboy riposta aussitôt en lui donnant un direct de la main droite. Assommé, le drogué s’écroula à même le sol. Les autres qui s’apprêtaient à combattre contre lui prirent peur et fuirent à grandes enjambées. Adrianna se redressa et se mit à lui hurler dessus en le traitant de tous les noms ; elle le gifla même, mais Chris resta droit et fier.

- Tu vas te calmer oui ? C’est quoi ces histoires ! Tu te drogues de nouveau ? Je croyais que tu avais arrêté ! Il lui arracha des mains un dernier sachet qu’elle tenait de cacher derrière son dos. Puis il l’obligea à s’installer sur le divan, mais elle se redressa et se mit à pousser des jurons à haute voix ; le photographe était choqué, dégouté. Il ne reconnaissait plus son amie ; ses yeux clairs et étincelants étaient vidés de tout éclat. Des tics nerveux la firent trembler de toute part ; ses doigts s’accrochèrent rageusement à la veste de cuir de Chris. Elle le suppliait du regard pour qu’il lui rende le dernier sachet, mais le brun hocha la tête d’un geste ferme pour lui faire comprendre que cela ne servait à rien de négocier. Ad’, calme-toi! Lui dit-il avec plus de douceur. Mais qu’est-ce que tu deviens ? Tu t’absentes de MODE, tu rompes tes fiançailles avec Drew ! Heureusement que j’ai un peu l’œil et que je me tiens au courant. Tu comptais m’en parler quand ? Jamais ? Et mes appels alors ? Et mes messages sur ton BYOL ? La jeune femme se figea aussitôt ; tous les regards se portèrent en leur direction, les fixant, les dévisageant, les raillant. Ignore-les ! décréta le jeune homme en attrapant le visage de sa meilleure amie entre ses deux mains. Calme-toi, je suis là, c’est bon Ad. Il n’y a que toi et moi maintenant, ça va aller. Murmura t-il. Les yeux de la styliste s’embrumèrent de larmes ; elle avait visiblement atteint le fond du gouffre et remonter la pente s’avérerait bien compliqué.

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“To love is to risk not being loved in return.
To hope is to risk pain. To try is to risk failure,
but risk must be taken because
the greatest hazard in life is to risk nothing.”

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Adrianna Duncan
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Adrianna Duncan

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MessageSujet: Re: People don't change, you just never knew who they really were - ADRIANNA.   People don't change, you just never knew who they really were - ADRIANNA. EmptySam 3 Mar 2012 - 14:39

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ADRIANNA ஐ CHRIS
I don't think the human mind can comprehend the past and the future.
They are both just illusions that can manipulate you into thinking
there's some kind of change.

Bob Dylan

Une semaine que je vagabondais. De Madrid à Londres, passant par Paris. Je visitais des salons et des expositions de mode. Des spectacles honorant l’inventivité, le goût raffiné et l’excellence. Tout était admirable et tailler à la perfection ; une source d'inspiration et un vrai régal pour les yeux ! Ce voyage m’a non seulement permis de rénover mes idées, mais il m’a aussi donné l’occasion de savourer, une fois de plus, le style et l’élégance européenne. Malheureusement, le rêve fut de courte durée et en un clin d’œil, mon pas reconquérait sa trace sur les terres américaines, là où les palmiers s’en allaient à l’infini et le vent, dans ses légers soupirs, empruntait la douce mélodie de la mer. À L.A., les anges semblaient avoir déguerpi les lieux, laissant seul, le soleil poussif d’hiver, guerroyait contre la froidure des temps. De ses rayons souffreteux, il tentait une percée à travers les nuages blafards tandis que la brise, comme une douce caresse rafraichissante, cambrait mollement la cime des dattiers. D’une marche impérieuse, j’abandonnais la nature à la somptuosité de ses ouvrages avant de m’enterrer dans une limousine qui me conduisait jusqu’aux portes majestueuses de Mode. Je me sentis enfin chez moi et c’est donc avec vivacité que je franchissais le seuil de l’édifice; territoire du style et de la qualité, soit le paradis pour quelque uns, l’enfer pour d’autres. Sur le sol vitré, les claquements de mes talons raisonnèrent ; leur bruit cadencé tentait en quelque sorte de masquer cette fatigue qui me longeait les lignes. Une semaine que je n’avais pas goûté les douceurs du sommeil, mais je n’en avais aucunement besoin. Pas en ce moment alors qu’il me restait encore des tas de catalogues à compléter, une dizaine de croquis à éditer, des gammes de coloris à consulter et des annotations techniques à maitriser. Mon inspiration ne m’aidait qu’à parfaire mon travail alors que l’amour que je lui portais, m’encourageait à donner le meilleur de moi-même. Drew ! Lui et personne d’autre. Je voulais qu’il soit fier de moi et même si nous étions plus ensemble, j’osais encore espérer, qu’une fois que je serais en mesure d’enluminer son monde de bonheur et de lui prouver mon amour éternel d’une façon plus mature, notre relation repartira de bon pied…Pianotant soigneusement ma commande dans le distributeur automatique de boissons chaudes, une vague discussion entre deux jeunes mannequins éveillait mon attention et m’intriguait. Les noms tatouant leur conversation m’étaient d’une familiarité bien distinguée. Mais apparemment, ce n’était qu’un autre délire irrationnel ! Mon café à la main, je continuais donc mon chemin, la tête haute et l’allure respectable. Avant que j’entame le travail sur mes nouvelles créations, je pensais d’abord passer voir Evan, lui rendre mon rapport de voyage et lui faire part des détails alléchants de mon périple. Après quelques tocs à sa porte, j’eu la permission de m’engouffrer dans son univers ; un paradis où la lumière couleur de l’ambre retraçait la perfection de chacun de ses recoins. Au moment où mon regard tomba sur le jeune héritier, un ton autre que le notre perça les murs et rompit le silence peaufinant la salle. D’un signe furtif de la main, Evan me demanda donc de me mettre à l’aise le temps de répondre à son appel. Son téléphone à la main, il quitta ensuite la pièce, m’abandonnant ainsi à l’immensité de son territoire, jonchait de papiers et de photos. Sur son bureau, je repérais quelques potins de sa belle fiancée, encore inachevés. Mais ce qui attirait le plus mon attention fut la couverture d’un journal à scandales. Drew et Penny. Ils faisaient la fiche. La réalité, de son goût amer, ne m’attrapait qu’au moment où je feuilletais les premières pages des ragots. Ils parlaient d’eux. Du retour de Drenny et de leur amour qui renaissait dans la fraîcheur des nuits parisiennes. Mon beau soleil cessa tout à coup de briller, il se brisa en miettes. Ses rayons qui éclaircissaient mon ciel étoilé, se ternirent soudainement. Ils s'éclipsèrent, laissant place à l'obscurité, au doute et au désespoir le plus profond. Les deux jeunes femmes que j’ai croisées ce matin au hall de l’entreprise, des flashbacks de leur conversation revinrent me foudroyer l’esprit et finalement, je touchais la justesse de leur papotage ; des propos qui, au final, n’avaient rien d’absurdes. Drew avait passé à autre chose, en moins de quelques semaines. Il avait vite retrouvé le bonheur ; l’amour de sa jeunesse. Il méritait d’être heureux et vu que les choses étaient assez claires entre nous, je ne pouvais qu’être heureuse pour lui. Hélas, tant de souvenirs et de belles illusions m’immobilisaient la bonne conscience…Désemparée, je fuyais aussitôt les lieux, laissant sur le bureau d’Evan et mon rapport et une note proclamant que je repasserai le voir plus tard dans la journée…Ou pas !

Le ciel était sombre. Le monde noir et telle une égarée, j’errais dans les ruelles pavées de la City. Je flânais au gré du vent qui me fouettait vivement le visage dans le chétif espoir de me réveiller de mon cauchemar. Mais hélas, ses tentatives furent défectueuses. Seule témoin de mon calvaire, je vis mes rêves se démolirent et mes espérances s’anéantirent, sans pourvoir dire mot. Impuissante, je sentis la douleur m’éventrait, me meurtrissait le cœur et l’esprit. Je l’ai perdu. Une vérité que je n’ai approuvée qu’en le voyant dans les bras d’une autre. Connaître la vérité faisait mal, très mal…Dans une tentative de m’arracher à mon malheur, mon téléphone se met à sonner. Encore eux. Cette bande de junkies. Qu’est ce qu’ils me voulaient encore ? Depuis l’incident de la bague, suite à laquelle nous avons tous fini au commissariat, j’ai cessé de répondre à leurs appels, à leurs messages, je les ai tout simplement raillés de ma vie ! En lisant leur message, je vis qu’ils m’invitaient à une soirée au TRIC, histoire de s’excuser du scandale de l’autre fois. N’ayant aucune envie de les retrouver, je remis donc machinalement mon portable à sa place et continuais mon errance nocturne. L’idée de contacter Chris me traversait encore une fois l’esprit. Mais je finis par la chasser et passer à une autre pensée ; puis une deuxième et une troisième…Désespérée, je me disais qu’au final, une seule nuit d’évasion, ça me ferait le plus grand bien. Et puis, je n’avais aucune envie de passer pour la dramatique du service devant mes meilleurs amis. Ils n’en avaient que faire de ça ! Tantôt, je me retrouvais devant le TRIC, enfin prête à faire taire mes problèmes, l’ombre de quelques heures bien calculées. Dans une splendeur admirable, je vis la fête prendre toutes ses couleurs alors que d’un œil étourdi je regardais un à un mes compères de la soirée. Les uns se racontaient des conneries, d’autres profitaient de la belle compagnie... Une ambiance qui fut plutôt agréable avant que je la peinte de pleurs et de spleen. À mon cinquième verre, je commençais à m’étaler sur ma vie, refoulant par la même occasion, tout le mal qui m’étouffait de l’intérieur. Me trouvant pathétique, la bande décida donc de faire passer la fête à un autre niveau, me confirmant au passage que déplorer mon passé n’allait ni l’arranger, ni rendre mon présent meilleur. Le mal était fait. J’ai perdu Drew. C’en était ainsi ! Je devais donc m’y faire et avancer ; profiter de ma vie et oublier mes remords. Leur raisonnement et même dans l’état où j’étais me paraissait plutôt logique, mais la solution qu’il me proposait, laisser à réfléchir. Ce qu’ils m’ont proposé pour calmer mes remords, était en faite, tout ce que j’effrayais. Une ancienne addiction qui, à une époque non lointaine, avait failli me conduire à ma perte. Mais au final, je m’en foutais pas mal ! La seule personne qui importait à mes yeux, n’était plus mienne et elle ne le sera plus jamais. Donc pourquoi continuer à combattre mes anciennes frayeurs alors qu’en somme, je n’avais plus rien à perdre ? Trop ivre de ma propre peine, je décidais donc de tenter le diable, cédant ainsi mon âme à un désir étouffé, un bonheur toxique ; soit le début de la fin…

Une bonne semaine maintenant que je niais la réalité et ce soir encore, j’étais en leur compagnie. Mes nouveaux ‘amis’. Ils étaient tous là entrain de profiter de la bonne ambiance, de l’alcool qui coulait à flot et de la coke que je venais de leur acheter. Installée tout au fond de la salle, loin des regards indiscrets et de l’attention des curieux, je me faisais soigneusement un rail de coke, quand soudainement, quelqu’un se permit d’interrompre mon œuvre de la plus grossière et violente des façons. En relevant la tête, je le vis. Mon meilleur ami. De son regard pénétrant, il me dévisageait, incrédule. Toujours emporté, il m’arracha la drogue des mains avant de donner un sacré coup de pied dans la table. Dans les airs, les verres, les poussières ainsi que mon bonheur chimérique, s’envolèrent avant de s’émiettaient brutalement sur le sol. Troublée par son comportement, je n’eu pas le temps d’agir que je vis déjà l’un de mes complices se jeter sur lui, mais en un rien de temps, ce dernier finit par terre suite à une droite bien visée du glamour. En le voyant frémir de colère, le reste du groupe fuyait la scène, me laissant seule, faire face au photographe. Mes poings étaient serrés, je tentais de rester calme, de ne pas perdre le contrôle. Mais je finis par fulminer. Je l’insultais et dans la ferveur de l’action, je finis par lui coller une bonne gifle ; un geste immonde qui ne me ressemblait guère. Le jeune homme resta de marbre. Il ne bougeait pas, se contentant juste de m’adresser des regards critiques, pleins d’incompréhension. En ce moment je n’étais plus Adrianna Duncan, sa meilleure amie qu’il connaissait si bien. Non. À cet instant, je n’étais plus rien qu’un bouillon de rage et d’aigreur ; une personne détestable et dépravée. -« Ça ne va pas la tête ? P*tain, c’est quoi ton problème !!! Qu’est-ce qui te prend d’agir ainsi ? Et de quel droit te permets-tu de foutre le bordel dans ma soirée ? Non mais t’es pas croyable, t’es fou ma parole !» M’offusquai-je en grelottant. Suite à son accusation, mon ton s’éleva encore plus, comme pour faire abstraction de cette peur grandiose, qui me troublait de plus en plus la pensée. –« Je ne me drogue pas…ça, c’était juste pour…Pour le fun, quoi ! Et puis arrête de me faire ta sainte nitouche. À croire que t’as jamais touché à la coke de toute ta vie…Non mais parce que sinon, tu sauras aussi bien que moi, qu’on peut en prendre sans en être accro…Bref, je ne suis pas une droguée !!! » Terminai-je d’une voix qui se voulait plutôt persuasive. Mais apparemment, je n’étais pas assez convaincante à son gout. Ne gobant donc pas mes paroles, Chris se précipita à m’arracher le dernier sachet que je tentais sottement de cacher derrière mon dos avant qu’il m’oblige à m’installer sur le divan. Tremblotante de rage, mais surtout de dépravation, je parvenais difficilement à échapper à son emprise afin de lui refaire face. Ancrant mon regard d’émeraude au sien d’un bleu profond, je le suppliais de me rendre mon sachet, mais pour mon plus grand malheur, sa réponse fut négative. Il refusait toute sorte de négociation et en addition, il me demanda de me calmer. Non mais je rêvais ou Il se foutait royalement de ma gueule ! –« Comment puis-je me calmer alors que tu ne cesses de me provoquer. Tu m’énerves ! » Dis-je, le regard troublé d’émotions. Au fond, je savais qu’il faisait ce qu’il faisait pour mon bien, parce qu’il s’inquiétait et parce que je comptais pour lui. Mais je ne voulais plus de ça, désormais. Quand il me demanda ce que je devenais, je haussais nonchalamment l’épaule, faisant ainsi preuve d’une insouciance étonnante. Je ne devenais rien si ce n’est que l’ombre de moi-même. -« Je m’absente de Mode parce que je travaille chez moi. J’ai besoin d’un peu de temps loin de notre monde rempli d’hypocrites et de faux-culs, ceux qui te sourient en face et te cassent du sucre sur le dos. J’en ai marre des ragots à la con. Je veux juste qu’on me laisse tranquille ne serait-ce que le temps d’une semaine et d’ailleurs, je ne suis ni la première, ni la dernière à fuir provisoirement le spotlight afin de retrouver une once de paix. Tu as fait la même chose après ta dernière rupture avec Rachel. Tu as pris un congé et tu t’es enfouis diable sait où…». En l’entendant parler de Drew, je me crispai. Mais au lieu de lui dire combien il me manquait et à quel point j’avais besoin de lui, je continuais mon spectacle qui ne rimait absolument à rien. –« Je ne comptais pas t’en parler, du tout ! Je ne veux plus parler de lui. C’est fini ! Il a déjà passé à autre chose, donc je ne vois pas pourquoi les gens continuent à faire autant de notre histoire. » Dis-je amère avant d’ajouter. -« Je n’avais pas le temps de répondre à tes appels. Qu’est ce que tu veux ? Des excuses ? Je suis Désolé !!! Voilà, maintenant redonne moi mon sachet et fous-moi la paix. » Malheureusement, ma énième tentative de récupérer ma dernière dose de drogue fut aussi vaine que ses précédentes. –« Alors maintenant tu veux me faire croire que t’es devenu un rabat-joie, comme ça, du jour au lendemain ? N’importe quoi ! Ne me dis pas que tu fais ça pour elle ? Tu crois vraiment que tu peux changer ? Parce que votre amour est grand, sincère et qu’il peut faire face à tous les malheurs du monde ! Foutaises ! Que des conneries ! » Le raillai-je méchamment avant de continuer mon monologue insensé.-« En faite, l’amour n’arrange rien à nos différences. La preuve, j’ai perdu le plus merveilleux des hommes à cause de ce que je suis ! J’ai pourtant tenté de changer…Donc non, je ne vais pas te redire toute la me*de à deux balles qu’Hollywood tente de nous faire avaler. Que l’amour peut tout vaincre et qu’un jour, on finira par vivre le bonheur absolu dans le meilleur des mondes. Des mensonges, rien que des mensonges, des paroles en l’air qui n’ont aucun sens ! La vérité c’est que notre passé, nos habitudes, no erreurs…Ils finiront toujours par nous rattraper. Les gens ne changent pas et l’amour ? Que des conneries ! Une raison pour blesser et se faire blesser, rien de plus, rien de moins. » Achevant mes propos, je sentis tous les regards fixés sur nous. Cette attention me gavait davantage.-« Qu’est ce que vous voulez bande de crétins ? Des autographes peut-être ? Allez-vous faire foutre. Non mais dégagez bordel ! » Menaçai-je avant que Chris reprenne le contrôle de la situation en me conseillant de les ignorer. Quoique je savais que s’ils ne nous laissaient pas tranquilles d’ici peu, les choses finiront certainement par prendre une très mauvaise tournure. Surtout que là, je ne contrôlais plus rien et je me voyais capable du pire. Je tremblais de colère, de rage et de faiblesse alors que d’un geste affectueux, Chris me prit le visage entre ses mains avant de me souffler des mots rassurants. Stupéfaite, je laissais tomber mes bras le long de mon corps. Dans mes yeux, légèrement voilaient de larmes, on pouvait enfin lire ma plus grande tristesse. Je savais que j’avais besoin d’aide, mais je n’avais plus ni le courage ni la volonté de remonter la pente et en ce moment, rester au fond me semblait beaucoup plus pratique ; moins douloureux. Happée par mon addiction, je n’hésitais donc pas à repousser les gens qui comptaient énormément à mes yeux. C’était dans leur intérêt de ne pas se soucier de moi. Je ne méritais pas leur attention, leur gentillesse, je ne les méritais pas tout court. -« Rien ne va plus, Chris. Sans lui, je…Je ne vaux plus rien. » Avouai-je finalement avant de relever brusquement la tête pour lire, dans ses yeux saphir, une inquiétude des plus profondes. -« Ecoute, je…je n’ai pas vraiment envie de revenir sur toute cette histoire » Dis-je avant de retracer mes distances.-«Et…Peux-tu arrêter de me regarder comme si j’étais une intoxiquée. Je ne le suis pas ! En faite, tu peux garder le sachet, je n’en ai plus besoin et si ça te dit, on peut toujours discuter, comme des gens civilisés, autour d’un…d’un bon verre d’eau, tiens ! » Dis-je, moqueuse avant de prendre la direction du bar. Au milieu de la route, je me retournais pour voir que Chris n’avait pas bouger d’un pas. Il me regardait de ses yeux clairs, le regard peiné. Ne comptait-il pas me rejoindre ? D’un geste symbolique, je lui tendis ma main alors que c’était peut être tard, trop tard pour me racheter…

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MessageSujet: Re: People don't change, you just never knew who they really were - ADRIANNA.   People don't change, you just never knew who they really were - ADRIANNA. EmptyDim 18 Mar 2012 - 21:58

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CHRIS & ADRIANNA - "I meant to tell you the future looked bright, but all of a sudden we got in a fight."


En foulant l’entrée du TRIC, Chris observa minutieusement les alentours espérant ainsi croiser le regard étincelant d’un de ses complices. La musique endiablait les foules et rendait l’ambiance plus ardente ; le jeune homme dépassa une rangée de danseuses avant de s’engouffrer machinalement dans le carré VIP où sa bande d’amis trinquait à la victoire. Le prochain numéro de LIFES allait être une belle réussite : tout le monde s’était donné à fond en réalisant un article de qualité et les photographies faites par Chris et son assemblée de jeunes prodiges n’allaient être que le coup d’éclat de cette copie déjà parfaite. Enfin, le photographe arriva à la hauteur de ses complices ; attrapant une coupe de champagne à son tour, il brandit hardiment son verre étincelant avant de le porter à ses lèvres. Un tel moment de bonheur et d’amusement n’avait pas de prix. Cela faisait tellement longtemps qu’Anders ne s’était pas retrouvé en compagnie de ses vieux amis ; il passait le plus clair de son temps enfermé dans son studio à mitrailler de flashs lumineux les corps fuselés des mannequins, ou bien, il errait à travers les bureaux des stylistes en attendant sagement que Rachel n’ait terminé son travail. Cela lui fit donc vraiment du bien de se retrouver auprès de collègues de MODE qu’il n’avait pas revus depuis des lustres ; les récents évènements troublants n’avaient fait que le séparer des valeurs principales auxquelles il s’était juré de ne jamais se dérober. L’amitié en était un des fondements premiers. Déposant doucement sa flûte de champagne sur le plateau d’une délicieuse serveuse, il observa avec un sourire amusé ses amis qui échangeaient des blagues salaces. Il rit à son tour tout en entrant dans le bain de la conversation enjouée ; les quatre hommes rigolaient de bon cœur. Plus rien ne les dérangeait ; ils ne ressentaient plus la pression liée au boulot et encore moins le stress de futilités qui troublaient leur quotidien. Au bout de deux verres, le playboy était pleinement détendu ; rien n’allait lui gâcher sa soirée. Hélas, il eut cette pensée un peu trop vite en tête car à peine à quelques mètres de lui, des rires stridents et des hurlements primitifs ne firent que troubler son moment de gaité. Un sacré boucan ! Horrible. Soupirant tant ils étaient excédés par le comportement rébarbatif des jeunes de la table d’en face, ses amis se mirent à pester contre eux tout en leur lançant des jurons. Le photographe arqua les sourcils, tellement il était stupéfait de voir que certaines personnes manquaient de savoir vivre, et pas des moindres ; parmi cette assemblée de junkies débonnaires, il reconnut sans le moindre mal Adrianna. Sa meilleure amie, classée aux abonnés absents ces derniers temps se tenait là, entourée d’individus douteux, le sourire aux lèvres comme si rien n’était arrivé, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Ses doigts jouaient nerveusement avec un rail de coke qu’elle était elle-même entrain d’enrouler soigneusement. Sans plus attendre, le playboy intervint, dégageant à coups de poings les malfamés tout en s’emportant contre Adrianna. Cette dernière était vraiment pétée et méconnaissable ; maigrie, vieillie, débarbouillée. Il ne l’avait jamais vue aussi hideuse et inhumaine. La styliste ne respirait plus l’élégance, la classe, la beauté. Où était donc passée la jeune femme qu’il chérissait tant ? Le photographe lui arracha des mains son dernier sachet de drogue et le fourra rageusement dans sa poche. Faisant des pieds et des mains pour l’obtenir, la brune sautillait dans tous les sens en le criblant d’insultes. Impassible, Anders la détaillait d’un œil réprobateur. Il avait honte pour elle, il était vraiment déçu de voir qu’elle était retombée si bas. Elle le gifla ce qui eut le don de l’irriter davantage. « Foutre le bordel dans ta soirée ? Mais ne penses-tu pas que tes petits copains et toi venez de gâcher la mienne ? » Dédaigneux, le photographe fixa l’un des derniers complices d’Adrianna qui paraissait totalement pété, tellement qu’il s’étala de tout son long sur le divan de cuir en marmonnant des paroles incompréhensibles. « Pour le fun ? Se droguer c’est pour le fun ? Toi comme moi savons très bien que c’est plus une histoire de fun. Regarde-lui, c’est pour le fun aussi ? Il est aussi minable que toi ! De vrais junkies! » cria t-il à son tour. « Ma sainte nitouche ? Ne dis pas de conneries. Je suis passé par là et c’est pour ça que j’interviens. Je sais reconnaître des drogués quand j’en vois. J’en étais un aussi. » dit-il avec un calme déconcertant. Chris fronça les sourcils ; son cœur fut frappé d’un sentiment horrible qui le tourmenta durant de longues minutes ; il repensa au passé, à toutes les galères…A la drogue qui n’avait réduit qu’en poussière pâle et frêle son existence. Il se refusait de laisser Adrianna retomber dans ce piège.

Cette dernière enchaina les cris et les tapes contre son torse afin de reprendre son dû. Tout le carré VIP semblait épier d’un œil rieur cette scène ; d’ailleurs certains s’amusèrent même à sortir leur téléphone pour immortaliser ce grand moment de dépravation signé Adrianna Duncan. Dès demain, les médias en feront leurs choux gras. « Tu n’auras pas ce sachet. Rhabille-toi décidemment, prends ta veste et on sort d’ici toute suite. » dit-il sévère. Elle l’ignora, gênée par son comportement autoritaire et ses reproches. Croyait-elle qu’il faisait cela pour le "fun" ? Non. Il voulait simplement la protéger et l’aider ; elle avait toujours été là pour lui, et inversement. Sur ce coup-ci, c’était à lui de lui rendre la pareille. L’attrapant fermement par le poigné le photographe tenta de la tirer du salon mais en vain ; les rires moqueurs s’enchainaient autour d’eux tout comme les regards perçants et inquisiteurs d’une foule fraichement amassée. Adrianna tenta de se protéger du mieux qu’elle ne lui put, en lui racontant des mensonges les uns plus ridicules que les autres. Chris n’était pas dupe, il la connaissait si bien depuis le temps ! « Je t’en prie, ne dis pas de bêtises. Tu sais comme moi que les ragôts de MODE sont le fruit d’une certaine vérité. Regarde comment tu te donnes en spectacle et après tu t’étonnes que des personnes se moquent de toi et disent du mal à ton sujet ? Mais tu ne fais que leur en donner l’occasion. C’est ridicule ! » souligna-t-il en levant les yeux au ciel, exaspéré. « Tu mens comme tu respires ! On sait très bien que tu ne bosses plus à MODE vu comment tu passes tes soirées à picoler et à te shooter avec des moins que rien. Je ne paie pas cher pour qu’Evan te vire à la fin du mois. Je t’interdis de comparer ma situation à la tienne. Ce qui s’était passé avec Rachel n’a rien à voir avec des histoires de drogue et d’autres bêtises de ce genre ! » cria Chris sur les nerfs. Son visage s’empourpra tout comme celui d’Adrianna qui esquissait un sourire sournois et fier. Vaniteuse à souhait, elle tentait de se protéger du regard perçant et sévère du photographe. Hélas, il la connaissait trop bien et il savait lire en elle comme dans un livre ouvert. Elle mentait. « J’en ai rien à foutre de tes excuses. Tu n’auras pas ce sachet. Je ne te le redis pas trois fois, prends ta veste et on y va. Immédiatement Duncan ! » Rares étaient les fois où Chris l’interpellait sévèrement par son nom de famille, mais sur le coup, le comportement désinvolte et puéril de la styliste le fit sortir de ses gonds. « Tu ne comprends strictement rien à l’amour. J’étais comme toi défaitiste, je ne voyais que ça comme de la pure connerie, mais finalement non. Et je ne fais pas ça que pour elle. Je le fais pour moi. Je me sens mieux maintenant, sain d’esprit. Tu devrais essayer. Et ce n’est pas parce que tu n’es plus avec Drew que tu dois te foutre en l’air. C’est vrai, tu as raison, Hollywood nous raconte que des conneries, mais ce n’est pas une raison pour être si fermé. Je pense que Delorme ne t’a jamais demandé de changer, c’est toi qui fais tout dans l’excès. Personne ne peut changer. J’en suis conscient, mais on peut devenir meilleur pour ceux auxquels on tient. Donc si tu tiens encore à moi ou à notre amitié, arrête de te donner en spectacle et sortons d’ici. Demain je t’accompagnerai dans un centre. J’en étais dans un vraiment bien. Les médecins sont compréhensifs et ils m’ont aidé. Sans eux, je n’en serais pas là aujourd’hui. » Adrianna s’agita une fois de plus, défiant d’un regard noir les curieux qui l’épiait moqueusement. « Arrête ! » lui ordonna t-il en la tira par le bras vers la sortie du carré VIP.

Il parvint enfin à l’écarter de cette zone ‘radioactive’ puis l’amena dans un coin plus reculé du TRIC ; sur une terrasse caressée par le vent et les reflets argentés de la lune. Le jeune homme prit appui contre une rambarde de fer forgé noble, puis observa rapidement les constellations déchirant les cieux d’encre avant de reporter son regard étincelant d’inquiétude et d’incompréhension vers la styliste. Celle-ci s’écroula enfin dans ses bras, cédant aux larmes. « Adrianna, ce n’est pas parce qu’il n’est plus là que tu dois arrêter de bien vivre. Delorme est un chic type, il se fait du souci pour toi et il ne veut que ton bonheur. Moi je le veux aussi. Tu n’es pas une personne mauvaise, tu es une femme géniale qui a juste besoin d’un peu de soutien, alors je t’en prie, ne me referme pas les portes de ton cœur. Je suis prêt à t’aider à cent pour cent. Tu ne dépends pas de lui. Tu es la grande Adrianna Duncan, la styliste que toutes les femmes adorent, la personne la plus créative et la plus spontanée que je ne connaisse. Tu incarnes la Jeunesse mieux que personne. Tu penses toujours aux autres et tu te donnes toujours à fond dans ce que tu entreprends. Tu es une femme forte qui n’a pas froid aux yeux et qui incroyablement enthousiaste. Tu n’as plus à vivre dans l’ombre de Drew. Tu es toi et c’est ce que les gens aiment. Ta sincérité, ta fraicheur, ta joie. On s’en fiche du reste. On s’en fiche de lui. Il n’y a que toi qui compte. Toi, et pas la camée que j’ai croisée il y a quelques minutes. » Un sourire se joua sur ses lèvres alors que des yeux clairs de la jeune femme, naissaient de nouvelles larmes, telles des perles se brodant sur ses joues et ses lèvres frémissantes comme la soie. « N’en parlons plus dans ce cas. » Il lui adressa un clin d’œil et la relâcha quelques minutes. « Exactement. Et le sachet je vais le vider maintenant. » Chris sortit le fameux sachet de drogue et l’ouvrit, laissant le vent happer la poussière blanchâtre sous le regard médusé d’Adrianna. La jeune styliste s’avança ensuite vers la porte afin de rejoindre le bar pour commander un verre d’eau, venait-elle de déclarer. Un sourire en coin, le playboy resta quelques minutes à l’observer avant de lui emboiter le pas après avoir pris doucettement la main qu’elle lui tendait. Ils arrivèrent au comptoir et commandèrent un verre d’eau. Chris eut le luxe de se payer une limonade. « Qu’est-ce qui t’arrive sincèrement Ad ? Je ne t’ai jamais vue ainsi. Tu veux qu’on en parle ? » Il but quelques gorgées de son cocktail avant de replonger son regard dans celui de la styliste, encore muette et honteuse.


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“To love is to risk not being loved in return.
To hope is to risk pain. To try is to risk failure,
but risk must be taken because
the greatest hazard in life is to risk nothing.”

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